15 septembre 2016
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a fixé le seuil rendant obligatoire l’étiquetage de l’origine des viandes dans les produits transformés : pour Familles Rurales, 8% c'est trop.

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a annoncé aujourd’hui que le seuil rendant obligatoire l’étiquetage de l’origine des viandes dans les produits transformés sera fixé à 8%.

Si Familles Rurales se réjouit du lancement de cette expérimentation le 1er janvier 2017, le Mouvement regrette que ce seuil exclue de nombreux produits de consommation courante. Ceci risque de rendre la mesure inefficace.

En effet, de nombreux plats préparés contiennent moins de 8% de viande. Le Mouvement a d’ores et déjà repéré par exemple des raviolis ou des pâtes à la bolognaise qui n’en contiennent que 7% et qui ne seront donc pas soumis à l’obligation d’étiquetage.

Par ailleurs, le seuil de 8% présente un risque d’effet d’aubaine fort. Pour les produits contenant entre 8 et 10% de viande, la tentation sera grande pour certains industriels d’adapter leurs recettes pour échapper à cette obligation d’étiquetage.

Pendant la concertation, Familles Rurales a défendu le seuil maximum de 5%. Il permettait d’englober la quasi-totalité des produits et emportait d’ailleurs l’adhésion de nombreuses parties prenantes.

Familles Rurales regrette que le Gouvernement n’ait entendu que partiellement l’exigence de transparence des consommateurs et ait cédé à la pression exercée par certains industriels de l’agroalimentaire. Les consommateurs ont subi trop de crises alimentaires ces dernières années pour que le Mouvement se satisfasse qu’une certaine opacité demeure.

Pour rappel, Familles Rurales a réalisé une enquête auprès des consommateurs publiée en février. L'origine de la viande était le premier critère de choix dans ses achats (retrouvez l'enquête en téléchargement).