Rythmes scolaires : Familles Rurales demande le report de la décision à la rentrée 2018

27 juin 2017
Le gouvernement a exprimé sa volonté de remettre en cause l’organisation des rythmes scolaires en permettant le désengagement des communes et le retour à la semaine de quatre jours. Inquiétude de Familles Rurales et de nombreux acteurs associatifs.

Le gouvernement a exprimé sa volonté de remettre en cause l’organisation des rythmes scolaires en permettant le désengagement des communes et le retour à la semaine de quatre jours. Ces intentions suscitent la plus forte inquiétude de Familles Rurales et de nombreux acteurs associatifs.

Si cette réforme a pu poser des difficultés dans sa mise en œuvre, elle est encore très récente. Il semble prématuré de la remettre en cause sans une étude d’impact du dispositif, notamment auprès des enfants et des familles.

Si la souplesse devient la règle, il existe un risque important de voir se dessiner une France à plusieurs vitesses, où les inégalités territoriales et sociales se creusent avec des territoires et des populations inégalement dotées en fonction des choix et surtout des ressources des communes. Les zones rurales seraient une fois de plus pénalisées.

Les associations comme Familles Rurales ont été fortement mobilisées pour organiser les temps d’activités périscolaires et ont dû s’adapter et s’organiser pour répondre à la demande. Le désengagement brutal de l’Etat et des collectivités aurait des conséquences graves : fin des activités, désorganisation dans de nombreuses familles, pertes économiques pour les associations, licenciements et paiement des indemnités, nouvelle réorganisation des services et des équipes.

Ceci serait un coup dur porté aux acteurs associatifs et remettrait en cause leur équilibre alors qu’ils sont des partenaires des collectivités et des acteurs essentiels de l’animation des territoires dans de nombreux domaines.

Si des évolutions doivent avoir lieu, le Mouvement est prêt à la discussion afin de trouver des solutions constructives. Nous demandons au gouvernement de reporter la décision à la rentrée 2018 et d’organiser une concertation afin d’entendre l’ensemble des parties prenantes et d’écouter la société civile avant d’agir précipitamment.