20 octobre 2015
A Mayotte, les personnes âgées sont dépositaires des traditions mais leur place est de moins en moins assurée dans la société. Pour leur permettre de se sentir utiles, Familles Rurales Wadzade Wa Mahorais leur a proposé d’animer des ateliers de fabrication d’ustensiles de cuisine, de pirogue, de « coupe-coupe » (fauche)… à destination des plus jeunes.

« Quand je partirai, personne ne saura fabriquer mes objets traditionnels ». Le témoignage de la seule personne âgée connue à Wadzade Wa Mahorais pour son savoir-faire a été le coup d’envoi du projet. Son nom : « Bandraboua active sa tradition ». Son objectif : transmettre la culture mahoraise aux plus jeunes pour éviter qu’elle ne se perde.

L’âge, un véritable atout. A Mayotte, les personnes âgées sont dépositaires des traditions mais leur place est de moins en moins assurée dans la société. Pour leur permettre de se sentir utiles, Familles Rurales Wadzade Wa Mahorais leur a proposé d’animer des ateliers de fabrication d’ustensiles de cuisine, de pirogue, de « coupe-coupe » (fauche)… à destination des plus jeunes. Des jeunes attentifs, des retraités « regonflés ». Le projet a permis la rencontre de deux publics qui s’attendaient. Les participants, jeunes collégiens et lycéens, sont particulièrement sensibles aux démonstrations et à la mise en pratique des bons conseils de fabrication. La culture mahoraise est en effet encore présente dans leur vie quotidienne. L’estime de soi des plus âgés est rehaussée car ils sont acteurs d’une initiative pour le bénéfice de tous.

Le contrat moral, une initiation à la citoyenneté. Les jeunes participants qui s’engagent dans les ateliers signent une sorte de « contrat moral » avec l’association. Elle leur demande à leur tour d’initier les tous petits à la fabrication des objets qui relèvent de la culture mahoraise. Un véritable défi !