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Projet pédagogique crèche

 

PROJET D’ETABLISSEMENT

MULTI ACCUEIL

« Camp de Poutou »

 

 

  1. INTRODUCTION :

 

Le Multi-Accueil peut accueillir simultanément 18 enfants, de façon régulière, occasionnelle ou en urgence avec un écart de 10% de dépassement sur un certains nombres d'heures.

 

La structure propose un accueil de 7h30 à 18h30, et accueille les familles de la communauté des communes du Quercy-Vert et des communes ayant conventionnées avec l'Association.

 

Le personnel qualifié et adapté à la petite enfance et correspond aux exigences énoncées dans le décret n°2010-613 du 07 juin 2010.

 

Le multi-accueil offre un mode de garde qui favorise la qualité d’accueil, l’échange et la socialisation.

 

L’objectif premier étant d’être au plus près des besoins de l’enfant. La satisfaction des besoins de l’enfant répond à la fois aux besoins vitaux tels que le fait de respirer, boire, manger, dormir et éliminer mais également à des besoins qui sont tout aussi important tels que la sécurité affective et la construction d’un environnement adapté à chaque étape du développement de l’enfant. Ces éléments réunis permettent à l’enfant de se construire, de s’épanouir, de faire de nouvelles acquisitions, d’établir des relations avec ses pairs, avec l’adulte, à travers l’apprentissage du respect de soi, des autres et des différences de tous.

 

 

Nous souhaitons pour les jeunes enfants du multi-accueil Familles Rurales

 

Etre à l’écoute de leurs besoins.

Respecter leur rythme de vie.

Les accompagner vers la recherche de leur autonomie.

Développer leur créativité.

Susciter et favoriser le développement de leur imaginaire.

Etre attentif lors des temps d’adaptation de prendre le temps nécessaire à la rencontre de l’enfant et de sa famille.

Réfléchir autour de l’aménagement de l’espace afin que chacun puisse avoir son espace de liberté sans se mettre en danger.

Prévoir que la personne qui soit à l’accueil soit disponible.

 

 

Le premier accueil, la première séparation

 

Faire son entrée en structure collective peut être un véritable bouleversement dans la vie d’un enfant et également de ses parents.

Cet événement demande à être pris en compte comme tel, et suppose la mise en place d’une véritable préparation individualisée à la séparation, pour l’enfant, sa mère, son père ou leurs substituts.

 

Accueillir et accompagner cette séparation c’est :

 

  • Etre à l’écoute des projets et des attentes des parents.

 

  • Ouvrir la structure aux parents afin qu’ils puissent découvrir par eux-mêmes la vie dans le multi accueil.

 

  • Mettre en place avec les parents, l’enfant et l'équipe un projet d'intégration personnalisé.

 

Pour cela il est nécessaire :

 

  • D’avoir du temps : l’enfant doit en effet pouvoir vivre dans le lieu d’accueil un certain nombre de moments avec ses parents, sans précipitation. L’enfant doit vivre les étapes, les unes après les autres, ne passant à la suivante que lorsqu’il est vraiment à l’aise dans la précédente.

 

  • D’aider, d’accompagner l’enfant et ses parents dans le processus de séparation et d’intégration, être disponible, à l’écoute de l’un et de l’autre, sans juger. Dans ce climat rassurant, l’enfant peut faire le travail psychique de séparation et apprendre à connaître les lieux et les personnes. Ses parents peuvent établir une relation de confiance avec l’équipe. Celle-ci apprend peu à peu à connaître l’enfant, elle devient un relais sécurisant pour lui en l’absence de ses parents.

 

  • De s’adapter aux habitudes de vie de l’enfant en utilisant un classeur de transmission collectif , support d'échange avec la famille sur le vécu de la journée de l'enfant. Ces outils permettent de conserver une continuité entre la maison et le Multi-accueil, et peut aider, par exemple, à noter des changements ou perturbations que l’intégration pourrait entraîner dans les rythmes de vie de l’enfant.

Un cahier individuel peut être utilisé à la demande des parents ou de l'équipe dans certaines situations particulières.

 

 

II) L’ACCUEIL AU QUOTIDIEN :

 

Chaque jour tout recommence, et le travail de séparation n’est pas forcément acquis par l’enfant une fois pour toute. Il peut y avoir des nuances, des «marches arrières » avant une nouvelle acquisition (chaque enfant grandit à son rythme), des événements nouveaux (familiaux, âge de l’enfant, nouvelle période d’acquisition….). Comme l’adulte, un enfant peut être de mauvaise humeur, fatigué, avoir « envie de rester à la maison » !

 

 

  • La séparation du matin :

 

Chaque matin, il faut de nouveau se séparer, quitter l’univers familial pour retrouver celui du Multi-accueil. L’accueil au quotidien est une prise en charge individualisée, effectuée par une professionnelle. Celle-ci se rend disponible pour l’enfant qui arrive, elle dialogue avec les parents, collecte des informations, prépare la séparation en la verbalisant, respecte les rituels établis par l’enfant et son parent (prendre le doudou, prendre l’enfant que les parents déposent dans ses bras, chanter une chanson, participer à l’ouverture de la porte). Si l’enfant pleure, sonchagrin est pris en compte, sa tristesse est reconnu au moment de quitter son parent, tout en l’aidant à trouver ses propres raisons d’avoir du plaisir à être là (les copains, les activités, les jeux, une autre liberté…).

 

  • Les retrouvailles du soir :

 

Le soir, l’enfant doit faire à nouveau le travail psychique de quitter un lieu et des personnes pour retrouver ses parents. Chacun d’eux réagit différemment au moment de ces retrouvailles, joie évidente pour certains, mais aussi et bien souvent, fuite, apparente indifférence, maintien à distance, excitation motrice. La personne qui accueille les parents les rassure sur ce comportement de l’enfant en le dédramatisant afin d’atténuer le sentiment de culpabilité très fréquent chez les parents.

L’enfant a souvent besoin de quelques instants de réadaptation au retour des parents avant de se livrer à la joie des câlins. Ces quelques instants peuvent être l’occasion pour les parents de s’arrêter un moment, de prendre le temps de se « pauser » au Multi-accueil, d’attendre paisiblement leur enfant qui dort, termine une activité ou un repas.

 

 

III) LES TEMPS D’ACCUEIL DE L’ENFANT

 

Le temps d’accueil de l’enfant se déroule selon son rythme et ses besoins.

Les enfants sont accueillis tous ensembles dans la même salle, puis vers 9h30 un regroupement des enfants se fait (histoires, chansons...).

Vers 10h en fonction de leurs rythmes physiologiques les bébés sont couchés.

Pour les autres il y a un décloisement du groupe en 2 ou 3 activités qui sont proposées en fonction des envies, de l'âge et des capacités de l'enfant.

Les petits qui ne participent pas aux activités(âgés de 10 semaines à 12/14 mois) sont conduits dans l’espace bébés aménagé pour eux avec des jeux d’éveil. Des temps d'activités communes avec le groupe des grands sont possibles.

 

Vers 10h30 on alterne les temps d'activités dirigées avec des jeux libres

Les professionnelles sont disponibles, pour accompagner les enfants dans leurs jeux selon leurs besoins et leurs demandes.

 

A 11h15 un autre regroupement est proposé avec une activité différente de celle du début de matinée.

 

Le repas est proposé aux plus petits, selon les rythmes de chacun à partir de 11h30.

Pour les plus grands, après un lavage des mains individuel, le repas se déroule à partir de 11h45.

Pour la réalisation des repas nous faisons appel à la cuisine centrale de Villebrumier qui répond à un cahier des charges précis (équilibre alimentaire, qualité des produits, respect de la réglementation en vigueur).

Vers 12h30/12h45, c’est le moment de la sieste.

Le lever de la sieste se fait de façon échelonnée, selon le rythme de l’enfant. Puis les enfants évoluent de nouveau, librement dans les espaces aménagés. Une nouvelle activité est réalisée où ne participe que les enfants qui le souhaitent.

Vers 15h20, un regroupement de tous les enfants es organisé. Il précède le goûter qui a lieu à 15h45.

 

Des activités atypiques peuvent être mises en place durant l’année (carnaval, sortie Animaparc, spectacle de Noël et de fin d'année…). Les professionnelles veillent toujours au respect du rythme de chaque enfant.

 

La période d’adaptation

 

Parents et enfants ont besoin d’un accompagnement à la séparation.

Une période d’adaptation va permettre ;

- à l’enfant de connaître son nouveau lieu de vie et les adultes qui vont s’occuper de lui,

- aux parents de parler de leur enfant, de ses habitudes, de son rythme,

- à l’équipe de connaître l’enfant et sa famille, pour prendre le relais dans les

meilleure conditions

 

Cette période sera planifiée avec les parents selon leurs possibilités et celles de la crèche. Elle peut s’étendre sur une durée d’une à deux semaines selon le rythme de l’enfant et le mode d’accueil souhaité.

Pendant la première heure d’adaptation, l’enfant, rassuré par la présence de sa mère ou de son père, peut explorer ce monde inconnu. Parents et enfants découvrent ensemble unlieu nouveau et y trouvent progressivement leurs repères. La séparation pourra alors s’effectuer sereinement.

Ensuite le temps d'accueil de l'enfant SEUL va augmenter progressivement.

 

La capacité d’adaptation de l’enfant varie selon son âge mais aussi sa personnalité et son histoire personnelle. Par conséquent, c’est l’adulte qui doit être disponible, savoir s’adapter à l’enfant et lui offrir tous les moyens dont il dispose pour que son intégration se passe dans une ambiance sécurisante, tant au niveau physique qu’au niveau affectif.

Pour que l’enfant se sente en confiance avec les adultes qui l’accueillent, il faut impérativement que la famille ait confiance en l’équipe professionnelle. La relationentre l’équipe et les parents de l’enfant doit être privilégiée. Pour cela, une professionnelle est chargé d’accueillir la famille et d’échanger avec elle sur l’enfant (sa nuit, son petit déjeuner, s’il n’a pas eu de problèmes particuliers, qui vient le récupérer,…).

 

De plus, l’enfant peut avoir une poupée ou un ours en peluche ... . Cet objet transitionnel plus communément appelé le « doudou » représente le lien à la mère. Durant la séparation, parfois source d’angoisse, l’objet transitionnel revêt toute son importance. Pour certains enfants, il constitue un lien rassurant entre la crèche et l’univers familial, lien auquel ils peuvent se raccrocher, quand ils se sentent fatigués ou angoissés pendant la journée. A la crèche, un casier individuel leur permet de poser leur doudou en arrivant et de le retrouver pour la sieste ou si le besoin se fait sentir.

 

Dès le premier rendez-vous, il s'agit de favoriser l'installation d'un climat de confiance entre la famille et l'équipe.

La directrice est totalement disponible pour cet accueil. Elle répond aux questions des familles afin de les rassurer, elle les informe sur le fonctionnement de la structure. Durant cet entretien, la directrice présente l’équipe de professionnelles aux parents, ainsi que les locaux.

L’enfant pourra être présent ou non à cet entretien. De toute façon, à la première visite de l’enfant dans la structure, l’équipe veille à toujours expliquer à l’enfant ce qui se passe pour lui. L’adaptation de l'enfant débute par un accueil avec les parents d'une heure dans la structure. Durant cet accueil, une personne de l’équipe est disponible pour répondre aux questions du parent et établir une relation de confiance avec celui-ci.

Devant l’enfant, il est expliqué à l'enfant pourquoi, comment et par qui il sera accueilli. La professionnelle en profite pour faire connaissance avec l’enfant et se renseigner sur les informations le concernant personnellement (les rituels du repas, du sommeil, ses habitudes, les jeux qu’il préfère, s’il a des angoisses particulières, …). Ce premier contact sera un moment privilégié pour l’échange entre l’enfant, son parent et l’équipe.

 

 

Les horaires de départ et d’arrivée des enfants

 

Les horaires d’arrivée et de départ des enfants dépendent du type d’accueil choisi par les parents pour leurs enfants. Globalement, les enfants sont accueillis soit de manière régulière à temps plein ou à temps partiel selon les modalités prévues dans le contrat signé entre la structure et les parents, soit de manière occasionnelle.

Dans l'intérêt de l'enfant il est fortement conseillé d'éviter d'arriver ou partir pendant les heures de repas/goûters.

La gestion des arrivées et des départs se fait grâce à un logiciel informatique de gestion de Multi-accueil qui fonctionne en réseau.

 

Dès son arrivée à la crèche, chaque enfant est salué et nommé. Ainsi il est considéré dans toute son individualité. Le parent peut mettre ses propres rituels de séparation en place. Les professionnelles le permettent, en laissant le temps nécessaire avant d’intervenir et en respectant ce moment d’intimité. Cependant, nous sommes présents afin de rassurer par des mots, des gestes réconfortants.

C’est après avoir évalué la difficulté à vivre cette séparation, que les professionnelles pourront intégrer progressivement l’enfant dans le groupe. Lorsqu’ elle est douloureuse, l’enfant l’exprime. Nous sommes disponible et à son écoute pour le consoler et mettre des mots sur son angoisse. Il nous paraît très important de bien signifier le départ et le retour des parents. De même, il est préférable pour l’enfant que son propre parent lui dise au revoir, afin de ne pas éprouver un sentiment d’abandon.

Pour le suivi de l’enfant, un classeur collectif sera utilisé par l’équipe éducative. Cet outil collectera diverses informations comme les heures et les temps de siestes, le nombre de change et leur contenu, toutes difficultés particulières : sommeil, repas, relations…, qui sont transmises aux parents à leur retour.

 

IV) L’ENFANT ACTEUR DE SON DEVELOPPEMENT

 

En le respectant et en l’aidant à grandir au quotidien

 

  • Favoriser le développement de l’autonomie

  • Permettre à l’enfant de faire par lui-même

  • Respecter tant que possible ses choix

  • Créer un espace dans lequel il peut faire un maximum de choses seul.

  • Créer un lieu sécurisant pour l’enfant

  • Respecter un rythme journalier

  • Répondre aux besoins de câlins des enfants

  • Individualiser la prise en charge de l’enfant au sein du groupe

  • Favoriser l’expression de tous au sein du groupe

  • Fêter les èvenements ensemble (anniversaire)

  • Aider à la prise de conscience de soi et des autres

 

En lui permettant de

 

  • Favoriser le développement

  • Respecter le rythme de développement de chacun

  • Proposer des activités adaptées aux capacités de chacun

  • Intégrer progressivement les règles de la crèche

  • Respecter tant que possible des habitudes familiales

  • Suivre les règles de la collectivité

  • Verbaliser les actions afin que les enfants comprennent les interdits

  • Veiller à la cohérence des règles entre adultes pour poser les repères aux enfants

 

En favorisant son éveil et l’ouverture sur le monde

 

  • Favoriser la curiosité

  • Aider l’enfant à être à l’écoute du monde qui l’entoure

  • Favoriser les nouvelles expériences

  • Travailler sur des thèmes particuliers

  • Découvrir le monde à travers certaines activités et sorties

  • Favoriser le premier apprentissage des règles de sécurité

  • Permettre un repérage dans l’espace

  • Favoriser le développement du langage

V) L’éveil et l’accompagnement de l’enfant en fonction de ses besoins fondamentaux

 

Le sommeil est un besoin physiologique et psychique variable selon le rythme de chaque enfant et leur âge. Aussi nous proposons des « couchers » échelonnés. Il est important de respecter les rites d’endormissement et l’accompagnement au sommeil se fait par la présence sécurisante d’une professionnelle dans le dortoir des grands.

 

Les bébés sont couchés dès qu’ils manifestent des signes de fatigues (bâillements, pleurs…).

Les plus grands font une sieste l’après-midi. Pour eux, la préparation au coucher est un véritable rituel ; Chaque enfant est individuellement sollicité pour se déshabiller tout seul. Il apprend à ranger ses vêtements dans son casier personnel. Enfin prêt, c’est le moment de se relaxer avec de la musique douce : un temps calme et privilégié pour les enfants.

Dans le dortoir, les enfants (les plus grands) apprennent à respecter le sommeil des autres enfants (ne pas parler fort, crier ou discuter avec les copains !). Un adulte reste dans le dortoir le temps de l’endormissement ; l’enfant, rassuré, trouve le sommeil par lui-même.

Le réveil ; le temps de sommeil est variable d’un enfant à l’autre. Le lever des enfants est également échelonné. Lorsque l’enfant se réveille, il est important de prendre le temps. En effet un réveil qui se passe mal, où l’on bouscule l’enfant, entraîne souvent des répercussions sur son comportement.   

 

Les rythmes de sommeil étant très différents en fonction des âges des enfants, il est important que les locaux et l’organisation du travail d’accompagnement du sommeil par les adultes soient adaptés et différenciés selon trois dortoirs ;

 

  • Les bébés

  • Les moyens

  • Les grands

 

Les siestes organisées sont à différencier des besoins de repos et de sommeil individualisé :

 

  • Les temps de siestes organisés

  • Les demandes de repos individualisées

 

 

L’alimentation : projet d’éveil au plaisir gustatif

 

Dans le rythme quotidien d’un Multi-accueil, les activités pédagogiques et les jeux occupent une place prépondérante ; mais il est nécessaire, pour que tous profitent au mieux de ces activités, que le rythme des enfants et leurs besoins élémentaires soient pris en compte dans toute leur importance et leurs multiples dimensions. A cet égard, les moments de repas sont des temps clefs d’une journée de Multi-accueil. En mangeant, les enfants effectuent un acte vital, certes, mais cet acte élémentaire peut devenir un véritable temps d’éveil au goût et aux « arts de la table ».

Par ailleurs, l’alimentation n’est pas la même à chaque âge (besoins physiologiques et psychosociaux différents), elle évolue selon les temps de développement de l’enfant, les moments de sa vie, ses besoins, ses envies ponctuelles.

Dans ce sens, le rapport à l’alimentation nous semble plus particulièrement important à travailler avec des menus variés.

 

Pour les bébés allaités, il est possible à la maman de fournir son lait maternel CONGELE.

 

  • Eveil social et relationnel : faire du temps des repas un moment de plaisir et de convivialité…

 

Moyens mis en œuvre :

 

- Un environnement agréable, adapté, qui favorise les échanges, la place de chacun

 

- Un rythme de chacun (temps de découverte des aliments)

 

- Verbaliser les sensations (chaud, froid, mou, dur, sucré, salé…), créer des discussions, des échanges sur ce qu’il y a dans l’assiette permet à l’enfant de structurer sa pensée par rapport à ses sensations.

 

  • Favoriser la marche vers l’autonomie : en accompagnant les enfants dans leur démarche vers l’indépendance, en respectant leur rythme personnel.

 

Moyens mis en oeuvre :

 

- Donner aux enfants des instruments adaptés (couverts de bonne taille, verres suffisamment petits pour être saisis….)

 

-Nous sommes vigilantes à ce que l'enfant goûte tous les aliments.

 

- Confrontés, comme nous le sommes actuellement, à une alimentation de plus en plus standardisée, notre rôle d’éducateur est bien d’éveiller les enfants à ce patrimoine culturel, sensoriel et social que sont les arts culinaires dans toutes leurs dimensions. Nous sommes particulièrement vigilants au respect des normes d’hygiène.

 

 

La motricité :

 

Le développement de la motricité est intimement lié à celui de l’affectivité, de la même manière qu’il a des répercussions sur le développement intellectuel et socio-affectif. L’acquisition de la marche en est une bonne illustration puisque l’apparition de l’autonomie locomotrice non seulement permet à l’enfant d’aller où il veut (et non plus seulement où l’adulte le veut), mais également d’étendre son champ d’expérience suscitant de nouvelles découvertes, expérimentations, mais aussi simultanément il constitue une étape importante dans l’acquisition de son autonomie par rapport aux adultes (par la découverte de son corps, de ses capacités grandissantes, l’enfant découvre aussi le pouvoir qu’il peut avoir sur les choses et les personnes : c’est un autre accès vers l’autonomie).

 

Les moyens à mettre en œuvre dans ce sens :

 

  • Procurer à l’enfant l’espace nécessaire pour qu’il s’exprime sur le plan moteur, c’est à dire courir, sauter en allant à l'extérieur dès que la météo le permet.

 

  • Lui donner la possibilité d’expérimenter le geste de « faire seul » au fur et à mesure du développement de ses potentialités…

 

 

  • Lui proposer un matériel et un espace adapté pour expérimenter, exercer ses possibilités de manipulation, ses aptitudes physiques…

 

 

L’autonomie de l’enfant et sa relation aux professionnelles

 

Les relations quotidiennes entre les professionnelles et les enfants seront basées sur la distanciation affective, l’observation et la verbalisation. Ainsi, les attitudes éducatives pourront être adaptées aux besoins des enfants.

L’entrée en crèche représente pour l’enfant la découverte d’un nouveau lieu de vie. Il évolue dans un cadre entouré d’adultes et de pairs. L’enfant fait ses premières expériences au sein d’une collectivité. Afin de l’aider dans son cheminement, il est important de le sécuriser par des repères spatio-temporels rythmant sa journée. En effet, lorsque les moments forts de la journée reviennent dans le même ordre, avec les mêmes rituels, l’enfant arrive à se repérer dans le temps et l’espace. L’enfant évoluera dans ce cadre, avec des règles de vie. Il apprendra les interdits. Par exemple il faut attendre son tour, patienter ou demander au « copain » le jeu qu’il tient, sans le lui prendre des mains.

L’adulte est là pour verbaliser ce qui se passe. La « verbalisation » permet de mettre des mots sur le vécu de l’enfant, de donner un sens à son ressenti (angoisse, colère, conflit, désirs…) et de faire « penser » l’enfant.

Parler du retour des parents lorsqu’il en éprouve le besoin (quand, qui ?...regarder une photo). Reconnaitre le désir de l’enfant, avant de poser une règle, de manière à reconnaitre l’enfant. Faire prendre conscience à l’enfant de son comportement et lui donner la possibilité d’adhérer aux comportements sociaux. (ex : engager l’enfant dans le plaisir du rangement). Dire l’état des choses, avant de conclure et d’anticiper (ex : « tu vas tomber ! »). C’est faire confiance à l’enfant, à ses aptitudes. Lui permettre d’exister à part entière et de respecter la « collectivité », c’est aussi apprendre à vivre ensemble, échanger, partager.

L’enfant à besoin d’une sécurité physique et affective pour apprendre à cheminer vers l’autonomie. Afin de développer cette autonomie, nous incitons chaque enfant à agir le plus souvent par lui-même. Il est important de laisser des initiatives à l’enfant. Ne pas se substituer à ses désirs et à son évolution. Lui permettre d’évoluer à son rythme et proposer un environnement stimulant, tout en acceptant la régression vers la dépendance parfois recherchée.

Concernant les bébés, nous les laisserons souvent sur un tapis au sol, afin d’avoir une plus grande liberté de mouvement. Sécurisés par la présence d’une professionnelle, ils feront leurs acquisitions motrices progressivement.

Ainsi, elle sera apte à prendre le recul nécessaire pour se consacrer entièrement à cette observation  « passive » ; réalisée principalement sur des temps de jeux libres. Cette attitude va favoriser l’autonomie du groupe et diverses interactions entre les enfants sans  « l’intrusion » de l’adulte, qui interviendra le moins possible.

Le regard des professionnelles présentes, sera « contenant ». Celles-ci s’assureront que les enfants sont, à tout moment, sous leur surveillance.

 

La propreté :

 

Tous les enfants du monde acquièrent un jour ou l’autre la propreté. Cette acquisition relève d’un processus naturel en étroite relation avec la maturation du système nerveux et le développement affectif de l’enfant.

A un stade donné de son développement l’enfant est capable de devenir propre de lui-même sans avoir été soumis aux contraintes de l’apprentissage.

Dans ce sens : N’est mis en place le passage des couches aux culottes qu’à partir du moment où cette étape est mise en place à la maison. Sachant ce que l’acquisition de la propreté peut amener comme questionnement, réflexions, inquiétudes… chez les parents, il nous semble important d’être à leur écoute aussi à ce sujet.

 

 

L’agressivité :

 

Il faut penser l’agressivité comme présente aux premiers temps du développement de l’enfant, et ne pas la confondre ou la limiter à ses effets, ses débordements. Dans les premiers temps de sa vie, l’enfant peut faire usage de son agressivité sans se rendre compte que ce qu’il agresse (même imaginairement) est la même chose que ce qu’il aime, l’agressivité fait partie de l’amour. Il lui faudra du temps pour la vivre sans crainte, découvrir qu’elle peut coexister avec l’amour (on peut détester par moment très fort ceux que l’on aime tout autant) et qu’elle est recevable par les adultes sans que ceux-ci soient mis à mal.

Le petit enfant, seul, ne peut faire face à ces expériences, il a besoin d’être accompagné par les adultes pour que ceux-ci, en mettant des mots sur ce qu’il est en train de vivre, lui permette de ne pas (ou de moins en moins) être effrayé par sa propre agressivité, de se l’approprier et de la canaliser. L’agressivité fait partie de nous, elle nous est vitale, elle est un de nos moteurs. L’enfant en la vivant, et en l’expérimentant va peu à peu apprendre qu’elle fait partie de lui, qu’elle est utile et non destructrice. A partir du moment où c’est le message que lui font passer les adultes qui l’entourent et qui l’accompagnent dans ses expériences.

Par le jeu, la verbalisation et la socialisation (apprentissage des limites et des interdits), il va la vivre comme indispensable pour s’affirmer, exprimer ses désirs, tenir sa place et va également apprendre à la dompter, la canaliser pour qu’il puisse s’intégrer à la vie quotidienne collective, familiale et sociale.

 

 

La communication :

 

Pour reprendre les termes de Françoise Dolto, nous dirons que « l’être humain est avant tout un être de langage. Ce langage exprime son désir inextinguible de rencontrer un autre, semblable ou différent de lui, et d’établir avec cet autre une communication…. Le langage parlé est un cas particulier de ce désir… ».

Pendant la grossesse de la mère l’enfant baigne dans le langage, le langage parlé ou verbal, mais également le langage non-verbal ou gestuel, émotionnel, voir olfactif, visuel, gustatif…

Les enfants comprennent très tôt le langage verbal et non-verbal, avant de s’en servir eux-mêmes. Avant même de comprendre le sens des mots, les enfants sont très sensibles au son, émotions qui passent, au langage non-verbal qui accompagne.

Dans ce sens il ne faut donc pas perdre de vue ce mode d’expression plus particulièrement utilisé par les enfants, favoriser des moments, des activités, expérimentations, des échanges, ce qui passe par : favoriser, cultiver, être attentif à leur usage à travers des activités : terre, peinture, pieds nus, revêtements différents aux sols, aux murs, massages, les odeurs, les parfums, les 5 sens (toucher, vue, ouïe, odorat, goût), les jeux de bruitage, les contes, les chansons, la musique, les mimes…

C’est leur permettre de continuer à avoir plusieurs modes d’accès, plusieurs canaux de communication et de compréhension du monde pour mieux le vivre et y faire sa place.

 

 

 

Projet d’éveil par le jeu et la créativité

 

A travers le jeu, l’enfant peut s’exprimer et se développer sur le plan psychomoteur, sensoriel et cognitif. L’alternance des jeux se fait en fonction des besoins des enfants ; ils’agit de veiller à l’alternance de jeux où l’enfant peut bouger et se défouler et de jeux qui favorisent le retour au calme.Les professionnelles devront s’adapter et proposer, soit de jeux individuels, soit de groupes.

Le jeu définit l’activité de l’enfance. Par le jeu, l’enfant s’éveille au monde, le découvre, l’expérimente, y donne du sens, s’y installe, y prend sa place. Pas de jeu sans une liberté donnée au départ à l’enfant, sans cette initiative personnelle et cette possibilité d’improvisation.

C’est elle le plus grand dénominateur commun de tous les jeux. Tout l’art d’une telle éducation soucieuse de préserver l’autonomie enfantine serait de ne pas interposer prématurément, trop rapidement nos règles.

Ne parlons pas trop vite de jouets et autres gadgets entre l’enfant et le jeu. Le jeu passe aussi par des activités proposées en crèche comme, par exemple :

 

  • Les activités libres

Elles permettent à l’enfant de répondre à ses besoins de liberté. Il peut choisir de ne rien faire, d’observer, de rêver ou de jouer seul, ce qui lui est indispensable pour le développement de son imaginaire.

 

Le jeu libre comprend tous les jeux spontanés de l’enfant dans un espace aménagé en « coins », permanents et ponctuels. L’enfant y accède librement et effectue des choix selon ses propres intérêts. Des jeux de groupes peuvent se mettre en place, et des liens se créent en fonction des affinités. Par le jeu, l’enfant apprend à respecter l’autre, et le désir de l’autre, mais se confronte aussi à son propre désir !

 

Les jeux libres sont pour les tout-petits l’occasion de développer leur motricité et d’éveiller leur sens. Ils vont à la découverte de leur corps, et des objets qui sont autour d’eux. Ils ont besoin d’un lieu calme et sécurisant où ils puissent faire leurs expériences sans recevoir d’agressivité. Pour aider l’enfant dans son développement moteur, il est important de le laisser se mouvoir au sol le plus tôt possible, entouré de jouets, qui vont lui permettre de chercher et de trouver quelles sont ses nouvelles capacités physiques.

Durant les temps de jeux libres les professionnelles sont présentes, disponibles pour réguler les relations entre les enfants. Elles observent l’évolution de chacun d’entre eux au sein du groupe. Elles sont là aussi, pour rappeler les règles de vie qui font parties intégrantes de la vie sociale de l’enfant.

 

  • Les activités motrices

 

Toboggan à l'extérieur, jeux d’eau en été (rendu possible par un espace adapté), vélos dehors, expression corporelle,… sont des jeux qui permettent à l’enfant d’avoir une meilleure connaissance de son corps, d’apprendre à s’orienter dans l’espace (développement du schéma corporel). Il a besoin d’expérimenter, de créer, d’imaginer et de s’approprier le monde à son rythme.

L’enfant passe de la position assise, et à quatre pattes, à la position verticale. Ce qui entraine de nombreux changements pour lui. Il voit ce qui l’entoure différemment, il exerce son équilibre. Ses déplacements se font plus nombreux. Il prend davantage conscience des autres, mais ne les accepte pas toujours sur son territoire.

 

  • Les activités de création, de manipulation fine

 

Musique, dessin, gommettes, peinture, pâtisserie, pâte à sel… sont des activités qui permettent par exemple à l’enfant de développer sa précision et la finesse de son geste. Il peut faire l’expérience de la trace qu’il laisse, de ce qu’il peut créer… sur différents matériaux.

 

 

  • Les activités d’imitation

 

Cuisine, garage, jeux de poupées, dinette… permettent à l’enfant de reproduire des comportements « modèles » à forte valeur affective : faire comme maman ou papa. On parle aussi de jeux symboliques.

 

  • Les activités éducatives

 

Livres, puzzles, encastrements, perles… sont des matériaux éducatifs qui favorisent plus particulièrement des acquisitions comme la préhension fine, la représentation dans l’espace, la représentation interne…

Toutes ces activités ont pour intérêt de favoriser le développement affectif, psychomoteur, sensoriel de l’enfant. A travers ses expérimentations diverses, l’enfant va développer des facultés intellectuelles et cognitives.

Gardons à l’esprit que ce qui compte est la démarche de l’enfant vers sa création, le résultat devant surtout répondre à une attente d’enfant et non pas à un point de vue esthétique dictée par le monde adulte.

 

 

Projet d’éveil à la vie sociale

 

Il s’agit, à travers une ouverture de la structure multi-accueil au village et ses

alentours ainsi qu’aux différentes associations, d’ouvrir l’espace de vie des enfants au monde, de les éveiller à la vie sociale.

Cette orientation de travail peut, par exemple, être abordée à travers :

 

 

  • Approche culturelle et artistique

 

Nous entendons par ces termes, l’éveil à la créativité. Eveiller l’enfant à la vie sociale, c’est l’ouvrir à l’autre, favoriser sa curiosité (goût à la curiosité, son sens critique), sa créativité à travers, entre autre, les arts et la culture.

 

  • La rencontre de l’autre

 

- Les plus grands :

 

écoles, correspondants, clae, espace adolescent…

 

  • L’accueil des enfants handicapés

 

Pour l’enfant :

 

La loi du 30 juin 1975, en faveur des personnes handicapées, fait de leur intégration un principe de société en affirmant que : « les mineurs handicapés » ont droit à avoir accès aux institutions ouvertes à l’ensemble de la population, selon leurs aptitudes et le choix des familles.

 

Dans ce sens nous concevons le Multi-accueil comme une micro-société ou :

 

- chaque enfant peut trouver sa place, quelle que soit son origine, quelle que soit son intégrité physique ou mentale.

 

- chaque enfant peut, à partir de ses propres potentialités, créer des liens sociaux et affectifs, et avoir une vie sociale précoce.

 

Cet espace de vie protégé peut alors devenir pour tous les enfants une ouverture à l’altérité, à l’autre et éveiller à la richesse des différences.

 

Pour la famille :

 

Ce temps de présence de l’enfant dans le Multi-accueil est un mo

Coordonnées
Service administratif 
2 rue des Châtaignes
82230 Monclar de Quercy
05 63 27 24 65 / 09 66 98 48 96
claemonclar@orange.fr
 
Multi accueil 
48 bvd Françoise et Albert Archippe
82230 Monclar de Quercy
05 63 27 54 81 / 09 67 09 54 81
multiaccueil.afrmonclar@orange.fr
 
ALAE
1-3 rue Regain
82230 Monclar de Quercy
05 63 27 24 65 /  09 66 98 48 96
claemonclar@orange.fr
 
Espace ados
2 rue des châtaignes
82230 Monclar de Quercy
05 63 26 48 96
espaceados.afrmonclar@orange.fr
 
CLAS
2 rue des châtaignes
82230 Monclar de Quercy
05 63 26 48 96
clas.afrmonclar@orange.fr
 
REAAP - EVS
2 rue des châtaignes
82230 Monclar de Quercy
05 63 27 24 65
permanenceevs.afrmonclar@orange.fr