Huile de palme : une production « durable » est-elle possible ?

Huile de palmeL’huile de palme est principalement utilisée dans les produits alimentaires (80%) mais aussi dans les produits comme les cosmétiques et les détergents (20%). 50 millions de tonnes ont été vendues en 2012.

 

Conséquences écologiques et sociales

 

D’abord celle de la déforestation de zones tropicales, le bassin du Congo, l’Amazonie et l’Indonésie. Elle entraine la perte de biodiversité et menace la pérennité de certaines espèces comme le tigre de Sumatra et l’orang-outan.

 

Ensuite, celle du déracinement des populations locales. Les grandes entreprises traitent souvent directement avec les gouvernements ou les autorités locales concernant la confiscation des terres et donc des ressources des habitants. La détérioration de leurs conditions de vie qui en découle induit leur départ. Ces populations se voient alors parfois contraintes de s’installer dans les bidonvilles des grandes métropoles.

 

Une obligation de notifier sa présence

 

D’ici la fin de l’année, les professionnels devront préciser obligatoirement s’ils utilisent de l’huile de palme dans la liste des ingrédients. Cet élément permettra au consommateur de faire un choix éclairé en termes d’impact environnemental et social, au-delà des considérations nutritionnelles du produit.

 

Des structures existent mais leurs décisions ne sont pas contraignantes

 

Aujourd’hui, il n’existe qu’une seule structure internationale chargée de faire évoluer les pratiques vers une production plus durable : Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), créée en 2004. Malheureusement les contraintes qui pèsent sur ses membres ne sont pas assez fortes aujourd’hui pour améliorer la situation de manière significative.

 

En France, l’Alliance Française pour l’Huile de Palme Durable - qui regroupe les entreprises principales utilisatrices d’huile de palme dans l’agroalimentaire français - s’est engagée à utiliser 100% d’huile certifiée RSPO dans ses approvisionnements d’ici à 2015.