Petite enfance
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Le 17 janvier dernier, la première Maison d’assistants Maternels (MAM) a ouvert ses portes à Nissan Lez Ensérune, dans l’Hérault. Créée par l’association « Les Coccinelles », elle accueille actuellement neuf enfants gardés par 3 assistantes maternelles. La MAM est une structure à mi-chemin entre accueil collectif et individuel. Concrètement, Karine, Nathalie et Valérie gardent toujours les enfants à leur domicile mais se déplacent plusieurs fois par semaine dans ce lieu commun. Pour elles, la journée passe plus rapidement, entre jeux partagés dans un environnement aménagé et adapté, repas en commun, tâches administratives pendant la sieste. Pour les bambins, qui peuvent être gardés jusqu’à 10 ans par une assistante maternelle agréée, ce mode de garde est bénéfique. « Les plus grands entraînent les plus petits. Chez moi, une petite ne mangeait pas seule, maintenant si. Une collègue avait du mal à faire faire la sieste à un des enfants, désormais, il n’y a plus de problème car il voit les autres dormir » affirme Karine Bringuier, une des assistantes maternelles agréées de la MAM. Les parents qui bénéficient d’horaires plus larges ont par ailleurs l’esprit tranquille lorsque par exemple l’assistante maternelle est malade. Sa collègue de la MAM peut prendre le relais quelques joursà son domicile - son enfant la connaît déjà - ou au sein de la structure. Son environnement n’est pas perturbé.
Contact : Maison d’assistants maternels – 6 résidence Le Pueblo, 2 rue Honoré de Balzac – 34440 Nissan Les Ensérune – 04 30 41 50 23
Le département de la Creuse a aussi fait l’expérience de l’ouverture d’une première MAM Familles Rurales cet été à Bellegarde-en-Marche. Une dizaine de MAM Familles Rurales sont ouvertes, notamment en Loire-Atlantique.
Tous les samedis matins depuis trois ans, les enfants de la commune de Tagnon, dans les Ardennes, se réveillent au rythme de la gymnastique. Ils sont une trentaine d’inscrits à pratiquer l’activité « éveil corporel », mis en place par Monique Michel, la présidente de l’association du village. « Avant, il n’y avait rien pour les tout-petits. En prenant contact avec divers foyers de la Marne, nous avons pu réfléchir à une activité pour les 2 à 8 ans », souligne-t-elle.
Pour les enfants, l’éveil corporel est une très bonne approche à la socialisation. Grâce à cette activité, tous peuvent développer leurs capacités motrices et s’épanouir librement. Animé par Véronique Chairon-Mignon, éducatrice sportive, cet atelier apporte de « l’autonomie aux enfants par l’apprentissage des consignes, surtout aux tout-petits qui n’ont pas encore fréquenté l’école ». Différents groupes ont été formés selon l’âge, avec des horaires qui varient, comme par exemple de 9h30 à 10h30 pour les grands et de 11h30 à 12h30 pour les petits. Avec une cotisation de 12 euros par enfant et par mois, les enfants méritent bien de s’éveiller corporellement.
Renseignements au 03.24.38.82.89.
Les bourses aux jouets ont le vent en poupe, qu’on se le dise. Un peu partout en France, beaucoup d’associations Famille Rurales organisent des journées où les familles peuvent vendre des jouets dont leurs enfants ne se servent plus. Pour quelques euros, ces jouets ressortent des greniers et des caves et retrouvent une seconde vie, tout en faisant le bonheur de nombreux enfants. A Séverac-le-Château, dans l’Aveyron, Isabelle Anglars, bénévole sur le canton, organise deux fois par an ces bourses aux jouets. La dernière, qui remporta un véritable succès, a eu lieu le 20 novembre dernier. « 27 familles s’étaient inscrites pour vendre leurs jouets, la journée a très bien marché, avec plus de 150 visiteurs. Nous étions presque trop nombreux, il était parfois difficile de circuler et de pouvoir voir les jouets », raconte-t-elle. La participation est gratuite pour ces familles : ils doivent juste ramener en échange un gâteau qui sera ensuite vendu durant la journée.
Les recettes récoltées sont alors reversées au centre de loisirs de la ville. « Avec l’argent de la vente des boissons et des gâteaux, nous avons pu acheter des nouveaux jouets au centre de loisirs. C’est avant tout un esprit de solidarité. Les familles dans le besoin peuvent repartir avec des jouets nouveaux pour leurs enfants, pour une très modique somme ». Mais en plus de cet acte de solidarité, ces bourses aux jouets ont également un côté pédagogique pour les enfants : « ça les responsabilise. Lorsqu’ils sont derrière le stand et qu’ils vendent leurs jouets inutilisés à d’autres enfants, ils se rendent compte qu’il est important d’en prendre soin, car nous faisons attention de vendre des jouets en bon état de fonctionnement. Ça leur apporte également une notion de gestion de l’argent ».
Une très bonne initiative donc, qui ravit aussi parfois les grands-parents, venus acheter à leurs petits-enfants les jouets qu’ils n’ont pas toujours chez eux quand les parents habitent loin. Rendez-vous en mai prochain pour une autre bourse aux jouets. En attendant, n’hésitez à prendre contact avec les associations Familles Rurales pour savoir si d’autres bourses aux jouets ont lieu dans d’autres communes ou départements.
Renseignements au 05.65.70.74.24.
Familles Rurales publie son magazine à destination de ses familles adhérentes.
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Numéro 32
Mars-avril 2013 |






