Construire ou rénover sa maison pour réduire les impacts sur l’environnement
Se chauffer 
Dans la maison, le chauffage est de loin le poste qui consomme le plus d’énergie: il en représente environ les deux tiers mais jusqu’aux trois quart dans des logements antérieurs à 1975, date d’entrée en vigueur des réglementations thermiques rendant obligatoire l’isolation des bâtiments. Or compte tenu du nombre de surfaces exposées, la maison individuelle peut utiliser jusqu’à deux fois plus de chauffage qu’un logement identique en habitat collectif. Entre économies à la source, réduction des pertes énergétiques et production d’énergie, les solutions alternatives pour se chauffer se développent.
Quelques exemples d’équipements recourant aux énergies renouvelables :
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le chauffage au bois ou autre biomasse
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chauffe-eau solaire ou systèmes solaires combinés (qui chauffent l’eau et les locaux)
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pompe à chaleur (qui valorise les calories contenues dans le sol, l’air ou l’eau)
Certaines chaudières présentent aussi un intérêt environnemental comme celles à basse température ou à condensation.
Construire une maison plus écologique
Le terrain, l’orientation, l’agencement, les systèmes énergétiques, les matériaux... pèsent très lourd sur la facture énergétique. Il ne faut pas oublier que ces choix ont des conséquences à long terme. Quelques règles à suivre :
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bien choisir l’orientation: la face exposée au nord n’aura que des ouvertures limitées tandis que la face située au sud pourra comporter de larges baies vitrées afin de capter au mieux les apports solaires,
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bien disposer les pièces au regard de cette orientation et de la luminosité qui en résulte,
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prendre connaissance des matériaux isolants disponibles, les plus intéressants sont les moins connus et se trouvent parfois à proximité comme la laine de mouton ou de bois, la paille ou encore la cellulose,
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réfléchir à la végétalisation de la toiture qui constitue une excellente solution d’isolation,
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prévoir une ventilation efficace; des systèmes évitant une consommation importante d’énergie liée à une déperdition de chaleur lors de l’extraction d’air; encore plus ingénieux, une ventilation reposant sur des murs qui «perspirent» c’est-à-dire qui autorisent naturellement les échanges gazeux avec des matériaux comme la paille, la terre crue ou cuite, le chanvre, voire les panneaux de bois.
Familles Rurales publie son magazine à destination de ses familles adhérentes.
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Numéro 32
Mars-avril 2013 |






