Le mot « filiation » désigne le rapport de famille qui lie un individu à une ou plusieurs personnes dont il est issu. C’est la loi qui organise la preuve du lien familial (code civil articles 310 à 316)
Les règles d’établissement de la filiation
Tous les enfants dont la filiation est légalement établie ont les mêmes droits et les mêmes devoirs vis-à-vis de leur père et leur mère. La filiation se prouve :
Un statut unique de l’enfant
De récentes réformes apportées au code civil ont supprimé les notions d’enfant « naturel » et « légitime », au profit d’un statut unique de l’enfant. Ainsi le statut matrimonial des parents biologiques n’a plus aucune incidence sur le statut de l’enfant. Cependant, de nouvelles questions de filiation se posent consécutivement aux naissances par procréation médicalement assistée.
Questions/Réponses
Depuis le 1er janvier 2005, les enfants peuvent porter soit le nom de leur père, soit celui de leur mère, soit les deux accolés, dans l'ordre choisi par les parents. En cas de désaccord, c'est le nom du père qui est transmis. Le nom choisi par les parents pour leur premier enfant vaut également pour les autres enfants communs. Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2005, et jusqu'au 30 juin 2006, les parents peuvent demander à ce que l'aîné de leurs enfants communs porte en seconde position le nom de son autre parent.

La législation française permet à une femme d’accoucher en conservant l’anonymat. Elle peut, si elle le souhaite, remettre à l’administration une enveloppe cachetée déclinant son identité et tout élément qu’elle estime devoir porter à la connaissance de l’enfant. S’il en fait la démarche, l’enfant pourra à sa majorité accéder à ces informations. Si la mère juge inutile toute transmission d’information, l’enfant n’aura aucune possibilité de retrouver ses origines.
C’est pour mieux concilier les intérêts et les droits des mères et des enfants, qu’a été promulguée la loi n°2002-93 du 22 janvier 2002 relative à l’accès aux origines des personnes adoptées et pupilles de l’Etat.
Elle met en place une nouvelle instance : le Conseil National pour l’Accès aux Origines personnelles (CNAOP), chargé de faciliter les démarches d’accès à ses origines. Elle se prononce sur la question de la divulgation du secret après le décès du parent de naissance, si celui-ci ne s’y est pas formellement opposé de son vivant. Enfin, elle incite les mères désirant accoucher sous X à laisser des informations sur les circonstances de la naissance de l’enfant.

La première étape consiste à obtenir un agrément délivré par le service de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du Conseil Général de son département.
Une fois titulaires de l’agrément, les candidats à l’adoption peuvent choisir entre :
- Adopter un enfant français : les candidats figurent sur une liste dans l’attente que les services de l’ASE les désignent. Ce sont environ 1 000 enfants qui sont ainsi confiés à l’adoption chaque année.
- Adopter un enfant à l’étranger : les candidats doivent contacter l’Agence Française de l’Adoption (AFA) créée pour faciliter les démarches à l’étranger et pour garantir un meilleur suivi des procédures.