Les progrès scientifiques dans le domaine des sciences de la vie posent de délicates questions éthiques qui ont fait l’objet des «lois bioéthiques» de 1994 et 2004. Ce vaste domaine de recherche concerne très directement la famille lorsqu’il s’agit de procréation médicalement assistée, de dons d’organes ou d’euthanasie.
L’Assistance Médicale à la Procréation
Son principal objectif consiste à répondre à la demande parental d’un couple (article L.2141-2 code de santé publique) confronté à une infertilité ou au risque de transmission d’une maladie grave à l’enfant. Pour recourir à l’AMP, La loi limite l’accès aux couples hétérosexuels offrant des garanties suffisantes de stabilité et d’accord mutuel vis à vis d’un projet parental.
Quant au don et à l’utilisation de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes), le donneur doit avoir déjà procréé. Les consentements du donneur (et de son conjoint) et des receveurs sont recueillis par écrit et peuvent être révoqués à tout moment. Les dons sont anonymes et gratuits.
Le don d’organe
Bien que le nombre de prélèvements et de greffe d’organes soient en augmentation permanente, il reste encore très insuffisant pour satisfaire les demandes en instance. La greffe est une thérapeutique de mieux en mieux maîtrisée, les résultats en termes de survie et de qualité de vie sont en constante progression.
Le prélèvement d’organe se fait sur des personnes en état de mort encéphalique ou sur des personnes vivantes. A cet égard, la loi de 2004 a élargi le cercle des donneurs vivants aux conjoints, grands-parents, oncles et tantes, neveux et nièces, cousins germains et toutes personnes pouvant justifier de deux années de vie commune avec le receveur.
Mais en matière de don d’organes, la volonté du défunt prime sur toutes les autres. C’est la raison pour laquelle il est important de faire connaître sa position à son entourage, de son vivant.
La fin de vie
L’allongement de la durée de vie pose le problème de la médicalisation de la fin de vie. 70% des personnes meurent à l’hôpital alors que dans leur grande majorité elles préféreraient décéder chez elles.
Les soins palliatifs
Ils ont pour objectif de soulager les douleurs physiques et de prendre en compte les souffrances psychologiques, ils peuvent être dispensés en institution comme au domicile. La loi du 9 juin 1999 vise à garantir à toute personne dont l’état le nécessite, le droit d’accès aux soins palliatifs.
L’accompagnement des mourants
Il fait partie des soins palliatifs, il vise à replacer la personne au sein de son contexte familial et social. Il engage les soignants, les membres de la famille et parfois des intervenants bénévoles.
L’acharnement thérapeutique
Il se définit comme une obstination déraisonnable, refusant de reconnaître une mort inéluctable. Si l’acharnement thérapeutique est systématiquement condamné par les experts en éthique, la lutte contre la douleur reste le devoir de tout soignant.
L’euthanasie
elle consiste en l’acte d’un tiers qui met délibérément fin à la vie d’une personne, dans l’intention d’abréger une souffrance jugée insupportable. En France cet acte est interdit et passible de condamnation. Les comité d’éthique sont pris entre deux positions contradictoires :
Questions/Réponses
Compte tenu de l’évolution des techniques de conservation, la loi de 2004 a remplacé la notion de délai de conservation par l’instauration d’une consultation annuelle du couple sur le maintien de leur projet parental (article L.214-4 code santé publique). Les embryons sont conservés tant que le projet parental demeure.
Si le couple renonce au projet parental, avec leur consentement conjoint les embryons peuvent être :
- Donnés à un couple infertile (article L.2141-4)
- Destinés à la recherche médicale, sous certaines conditions (article L.2141-3)
- Détruits (article L.2141-5)

Vous êtes favorable au don : faire établir une carte de donneur ou un « passeport de vie » et le faire savoir très largement à son entourage.
- Pour se procurer une carte de donneur faire la demande en téléchargeant le document sur le site de l’agence de biomédecine : www.agence-biomedecine.fr ou sur le site de l’association pour le don d’organe et de tissus humains : www.france-adot.org
- Pour se procurer « un passeport de vie » qui présente l’avantage d’être composé d’une carte de donneur et de cartes témoins à distribuer à ses proches, télécharger la demande sur le site de la fondation « Greffe et vie » : www.greffedevie.fr
Vous êtes opposé à tout prélèvement d’organe, le signaler auprès du registre national des refus de don d’organe qui doit obligatoirement être consulté par les médecins avant tout prélèvement. Imprimé d’enregistrement téléchargeable sur le site : www.agence-biomedecine.fr
A noter : la carte Vitale 2 comportera un champ permettant à chacun de se positionner.

Ne pas attendre la phase terminale, les soins palliatifs peuvent être sollicités en amont, au moment où la famille entre dans une période critique d’incertitude et d’angoisse. La prise en charge doit être progressive et évoluer avec la maladie, elle doit répondre à la définition de soins continus. Ce principe fait percevoir que les soins palliatifs ne relèvent pas des seuls spécialistes, il implique tous les services susceptibles d’apporter des soins aux patients et de contribuer à son confort, dans le cadre d’une prise en charge médicale globale.