Familles Rurales, vivre mieux !
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Communiqués de presse : 2011


Hausse du gaz : c’est 4.4% de trop ! (14/12/2011)
François Fillon a annoncé aujourd’hui que les tarifs réglementés du gaz augmenteraient de 4.4% à compter du 1er janvier 2012. En avril, le gouvernement avait annulé la hausse prévue en juillet 2011 (7.5%) puis en octobre avait annoncé le gel des prix du gaz jusqu’en 2012.

Familles Rurales estime que cette nouvelle hausse n’est pas acceptable. Depuis 2005, les tarifs du gaz ont en effet augmenté de 60%, jusqu’où ira la hausse ?
 
Le Mouvement prend également note du changement de mode de calcul des prix du gaz qui désormais accorde une part plus importante aux prix du marché (30 % contre 10% initialement), plus avantageux actuellement que les contrats d’approvisionnement à long terme. Cette nouvelle formule est aujourd’hui plus intéressante pour le consommateur, pourquoi ne pas l’avoir appliquée avant ?
 
Enfin, Familles Rurales rappelle que l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie en 2007 devait être favorable au consommateur. Non seulement, les prix n’ont cessé d’augmenter mais l’Etat ne peut même plus geler les tarifs réglementés, où est le bénéfice pour le consommateur ?
 
Seule note positive, la revalorisation de 10% des tarifs sociaux du gaz, accessibles aux plus démunis
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Farines animales : c’est non ! (02/12/11)
Le Conseil National de l’Alimentation, dont Familles Rurales est membre, a rendu un avis le 1er décembre sur les Protéines Animales Transformées (PAT).

Suite à l’adoption de cet avis et aux communications s’y référant, Familles Rurales rappelle la principale recommandation prise par le CNA : « Il s’oppose à toute évolution de la réglementation européenne qui ne garantirait pas la sécurité sanitaire des consommateurs ». Autrement dit, il s’oppose aujourd’hui à la réintroduction des farines animales. Et, même si de nouveaux tests fiables étaient disponibles (qui garantiraient la sécurité sanitaire), le CNA précise que la réintroduction des farines animales ne serait pas automatique puisque « l’acceptabilité sociétale aura peut-être un poids déterminant par rapport aux éléments factuels, scientifiques et techniques ».

Familles Rurales a toujours été opposé à la réintroduction des protéines animales transformées dans l’alimentation de tous les animaux d’élevage. Selon une enquête menée début 2011 par Familles Rurales et la CLCV (Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de vie), 86.8% des votants (1841 votants) considèrent qu’il n’est pas acceptable de réintroduire les farines animales, même en l’absence de risque sanitaire et environnemental.
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Sécurité routière : une priorité réaffichée (02/12/11)
Nicolas Sarkozy a réaffirmé mercredi 30 novembre lors de la cérémonie de remise des « Echarpes d’or de la Prévention Routière » que la sécurité routière était une priorité pour le gouvernement. Il a annoncé plusieurs mesures en ce sens notamment la création d’une « Journée nationale des victimes de la route » ou bien encore, en 2012, la présence obligatoire d’éthylotests dans tous les véhicules.

Pour Familles Rurales, la prévention des accidents de la route est primordiale. Le milieu rural est particulièrement touché. Selon l’Observatoire National Interministériel à la sécurité routière, 70.7% des tués en 2009 l’ont été sur les routes de rase campagne. Trop de familles vivent encore le drame de la perte d’un enfant ou d’un parent victime de l’alcool au volant. La prévention commence en famille, à l’école mais aussi lors des campagnes de sensibilisation (alcool, vitesse...).

Familles Rurales se satisfait des annonces effectuées par Nicolas Sarkozy. Elles confortent l’action du Mouvement sur la prévention routière. En 2008, le Mouvement avait notamment distribué des éthylotests à ses familles adhérentes afin de les sensibiliser à son utilisation et aux dangers de l’alcool au volant. Une enquête avait également été menée sur l’accessibilité et le prix des éthylotests en milieu rural. Seulement 10 personnes sur 27 avaient trouvé les éthylotests dans les grandes surfaces ou commerces de proximité, avec des prix variables (50 centimes à 5 euros).

Familles Rurales se réjouit que la présence d’éthylotests dans les véhicules soit rendue obligatoire mais demande que son prix reste raisonnable. Le Mouvement conseille également aux consommateurs de vérifier, avant l’achat, la présence de la norme française ou européenne sur le produit. Cette mesure ne doit pas s’accompagner d’un relâchement des efforts sur la réduction des consommations excessives d’alcool.
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Gaz : le droit n’est pas toujours juste (01/12/11)
Familles Rurales prend acte de la décision rendue par le Conseil d’Etat qui invalide la promesse du gouvernement d’un gel des tarifs du gaz d’ici à la présidentielle.
 
Bien que fondée en droit, cette décision paraît profondément injuste. Les 10 millions de familles soumises à cette tarification pourraient subir une hausse significative de leur facture très mal venue dans la période actuelle.
 
Familles Rurales s’inquiète. Ce poste de dépenses incompressibles ne doit pas augmenter cet hiver.
Familles Rurales invite le gouvernement à réfléchir sur une nouvelle formule de calcul des tarifs du gaz dans les plus brefs délais.
 
Par ailleurs, le TSS (Tarifs Spécial de Solidarité) doit être promu. Il appartient au fournisseur d’informer ses clients.
Familles Rurales insiste sur ce point. Trop de familles connaissant des situations financières délicates ignorent encore y avoir accès.
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Prestations familiales : l’hiver sera rude pour les familles (24/11/11)
L’Assemblée nationale a voté mardi 22 novembre le changement d’indexation des prestations familiales en les basant, pendant deux ans, sur la croissance (prévision : 1.2%) au lieu de l’inflation (prévision : 1.7%). Cette mesure s’ajoute au report de la revalorisation des prestations du 1er janvier au 1er avril 2012. Familles Rurales prend acte de cette mesure provisoire et note que le gouvernement a choisi d’opter pour un effort concentré sur les familles.

Cette mesure appartient au second plan de réduction des déficits, présenté le 7 novembre dernier par François Fillon. Il énonce un certain nombre de mesures visant à réduire la dette publique. Familles Rurales prend acte de ce plan, le Mouvement s’est d’ailleurs toujours inquiété de l’état des finances publiques et de l’ampleur que représentait la dette. Il était donc nécessaire de prendre des mesures que ce soit pour le budget de l’Etat ou celui de la protection sociale. Familles Rurales réaffirme son attachement à l’impôt sur le revenu car il est l’impôt le plus juste dans la mesure où il prend en compte dans son calcul la composition de la famille et il marque la participation au financement des besoins de la collectivité. Contrairement à la TVA qui est proportionnelle, l’impôt sur le revenu est progressif. Familles Rurales est aussi favorable à l’élargissement de son assiette afin d’y intégrer tous les revenus.

Enfin, Familles Rurales s’impliquera dans les prochains débats portant sur le financement de la protection sociale. Le Mouvement est inquiet des annonces remettant en cause les fondements du système de protection sociale (assurance maladie, branche famille), notamment le principe de la solidarité.
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Parentalité : une nouvelle impulsion bien venue (18/11/11)
Claude Greff, secrétaire d’Etat chargée de la famille a présenté, lors d’une conférence de presse, la politique nationale de soutien à la parentalité. Familles Rurales accueille favorablement les mesures annoncées et estime qu’il est, en effet, important d’accompagner les parents notamment en leur permettant d’être écoutés et de pouvoir échanger. Le Mouvement a relevé l’intérêt des mesures visant à l’égalité de tous les territoires, les besoins des parents étant les mêmes quel que soit leur lieu de vie, ainsi que celles visant à favoriser la conciliation de la vie familiale et professionnelle.

Claude Greff a notamment annoncé la mise en place des « Maisons pour les familles ». Ce sont des « lieux ouverts aux parents pour qu’ils puissent rencontrer d’autres parents et échanger avec eux sur leurs difficultés ». Un appel à projets sélectionnera les structures déjà engagées dans une démarche globale de soutien à la parentalité qui pourront prétendre à l’appellation « Maison pour les familles ».

Les associations Familles Rurales proposent depuis 1993 des lieux d’accueil de proximité pour toutes les familles, appelés Relais Familles, pouvant prétendre à cette appellation. Le réseau en compte aujourd’hui 130.

La création des Relais Familles est née du constat que les familles vivant en milieu rural éprouvaient des difficultés à accéder à l’information portant sur les sujets de la vie quotidienne. Le Relais Familles répond aux préoccupations des familles en assurant quatre fonctions :
  • L’accueil des familles dans un local ouvert à tous.
  • L’écoute : un bénévole ou un salarié, formé à l’écoute, accompagne les familles dans leurs démarches.
  • L’information : le Relais Familles dispose d’un espace documentaire composé de ressources liées à la vie quotidienne des familles : santé, consommation, loisirs, maternité...L’accueillant du Relais Familles peut orienter les familles vers les interlocuteurs locaux appropriés.
  • L’animation : en fonction des besoins identifiés sur le territoire, le Relais Familles met en place des activités, des actions d’information ou de prévention, etc.
Quelques exemples de Relais Familles développés par les associations Familles Rurales :
  • Relais Familles d’Einville-et-environs (Meurthe-et-Moselle)
    Ouvert en février 1998, le Relais Familles d’Einville est un service de proximité pour les familles. Il propose une action de soutien à la fonction parentale, un lieu d’accueil parents-enfants, des animations intergénérationnelles, un accompagnement à la scolarité, etc. Le Relais Familles organise notamment des soirées d’information et de débats pour les parents (ex : la relation parents-ados) mais aussi des groupes de parole sur la parentalité.
  • Relais Familles du Pays de la Pacaudière (Loire)
    Le Relais Famille est né en 2000 de la volonté de bénévoles d’ouvrir un local où toutes les familles pourraient trouver un lieu d’accueil et d’écoute. Il propose aujourd’hui plusieurs activités : halte-garderie et Relais Assistantes Maternelles, ludothèque, transport à la demande. Il est également labellisé par la préfecture de la Loire « Relais Services Publics ». Dans ce cadre là, l’accueillante du Relais Familles peut délivrer les formations de différentes administrations (Caisse Primaire d’Assurance Maladie, Pole Emploi, CAF, etc.), elle informe, oriente et explique les courriers reçus par les familles.
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Séjours de vacances : qui pourra encore partir ? (12/10/11)
Le Conseil d’Etat a décidé lundi 10 octobre que « tant que de nouvelles dispositions dérogatoires, compatibles avec le droit de l’Union Européenne, ne sont pas adoptées, les moniteurs de colonies de vacances ont droit à un repos quotidien de 11 heures consécutives ».

Familles Rurales prend acte de cette décision mais s’inquiète des répercussions sur le prix et la fréquentation des séjours.
Organisateur de séjours courts et de séjours de vacances, le Mouvement Familles Rurales estime que cette mesure engendrera une hausse d’environ 30% du prix des séjours puisqu’il faudra recruter des animateurs supplémentaires.
Ce surcoût pénalisera les familles et notamment celles dont plusieurs enfants partent. Les séjours courts et séjours de vacances sont souvent des temps d’animation attendus et appréciés des enfants et des jeunes. Ils leur permettent de vivre un temps en collectivité pendant plusieurs jours, dans un autre environnement, et représentent parfois leurs seules vacances. Il est important de rappeler que Familles Rurales est un des acteurs clés pour les loisirs en milieu rural.

Alors que les difficultés dans le recrutement des animateurs sont déjà notables en milieu rural, cette décision du Conseil d’Etat devrait encore les amplifier.

En application de cette décision, Familles Rurales va donc réétudier la programmation de ses prochains séjours. Le surcoût engendré par l’emploi d’animateurs supplémentaires aura des conséquences significatives sur le prix des séjours.
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Compteur Linky : le consommateur maîtrisera-t-il mieux sa consommation électrique ? (30/09/11)
Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Energie, a annoncé mercredi 28 septembre la généralisation de l’installation du compteur Linky. Ce compteur dit « communicant » doit permettre un relevé à distance de la consommation des foyers. L’utilisateur pourra connaître sa consommation en temps réel, le bénéfice escompté est qu’il maîtrise mieux sa consommation et réalise des économies.

Familles Rurales avait exprimé en juin son inquiétude de voir le financement de l’installation de ce compteur à la charge du consommateur. Le Mouvement accueille donc favorablement l’annonce faite par le ministre d’une installation entièrement financée par ERDF. Familles Rurales demande cependant une affirmation claire que le déploiement des compteurs n’entraînera pas d’ajout ultérieur sur les factures ni de frais supplémentaires pour les clients.

La généralisation des compteurs permettra à ERDF de réaliser des gains substantiels (suppression des relevés à pied et diminution des interventions à domicile). Familles Rurales estime que ceux-ci doivent être affectés à l’installation et à la mise en place gratuite de systèmes de lecture déportée. En effet, la moitié des utilisateurs n’a pas accès directement au compteur dans son logement. Pour que l’objectif mis en avant de connaissance de la consommation en temps réel soit réalisé, il sera indispensable qu’un système de consultation déportée soit installé gratuitement chez eux.

Pour Familles Rurales, les fonctionnalités de base de ce nouveau compteur doivent permettre au consommateur d’avoir, sans surcoût, des informations supplémentaires lui permettant de maîtriser davantage sa consommation d’énergie.

Familles Rurales veillera à ce que le déploiement du compteur Linky ne coûte rien aux consommateurs que ce soit au moment de l’installation ou après, sur les factures. Le Mouvement demande que les familles puissent accéder facilement aux données leur permettant de maîtriser leur consommation, ce qui passe par l’installation d’un système de lecture déportée.
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35 euros pour avoir le droit de saisir le juge... c’est 35 euros de trop (28/09/11)
La Loi de Finances rectificatives de 2011, adoptée en juillet dernier, prévoit au 1er octobre 2011 une contribution de 35 euros pour pouvoir saisir le juge. Chaque instance introduite en matière civile, commerciale, prud’homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou administrative est concernée. Les justiciables bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et les victimes d’infractions pénales ne seront pas touchés.

Familles Rurales exprime son mécontentement face à cette mesure qui est une atteinte à l’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, érigeant en principe fondamental le libre accès à la justice. Alors que ce principe a déjà été fortement altéré par la réforme de la carte judiciaire qui a entraîné la fermeture de nombreux tribunaux d’instance, cette décision risque de restreindre encore l’accès à la justice pour certains.

Pour Familles Rurales, chaque justiciable, quel que soit l’endroit où il vit, doit pouvoir faire valoir ses droits et accéder à la justice. Pour Familles Rurales, ce droit est menacé.
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Téléphone portable : préservons les enfants... (28/09/11)
En cette période de rentrée scolaire, Familles Rurales attire l’attention des familles sur l’utilisation du téléphone portable par les enfants et adolescents.

Familles Rurales rappelle qu’il n’est pas recommandé aux enfants de faire usage d’un téléphone portable. L’Organisation Mondiale de la Santé a notamment reconnu un possible lien de cause à effet entre radiofréquences et développement de certains cancers pour cette population. Un consensus est aujourd’hui acquis : le principe de précaution doit s’appliquer. Pour le Mouvement, il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’acheter un portable trop tôt à un enfant.

Si l’enfant est équipé, il est indispensable de faire en sorte qu’il utilise bien son mobile : utiliser systématiquement les oreillettes, tenir le mobile à distance et ne pas téléphoner en se déplaçant.

Familles Rurales demande également aux Pouvoirs Publics d’informer largement l’ensemble de la population sur les bons usages du téléphone mobile.
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Tarifs SNCF : une hausse à prévoir ? (12/09/11)
En application du décret du 29 juillet 2011, il est envisagé que la SNCF puisse fixer plus librement les tarifs des billets. Selon le décret, l’objet de cette modification est d’adapter la fixation des tarifs à l’ouverture progressive du marché ferroviaire à la concurrence. La SNCF pourrait ainsi proposer une palette de tarifs plus large, élaborée en fonction de la demande et du taux de remplissage.

Familles Rurales s’inquiète des conséquences que pourrait avoir cette décision sur les tarifs :

N’ouvre-t-elle pas la porte à une hausse des prix sur les dessertes les plus fréquentées ? Les personnes qui voyagent régulièrement pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’étude seraient alors pénalisées. Une hausse des tarifs aurait de plus un effet négatif dans le choix effectué par le voyageur entre l’utilisation de la voiture et du train.

Par ailleurs, la nécessaire amélioration de la qualité du service sur la ponctualité, la propreté, les modalités de remboursement, notamment, ne saurait être absente des évolutions envisagées.

Enfin, la complexité de la grille tarifaire, déjà dénoncée par les clients de la SNCF, risque de se trouver encore accrue.

Dans le cadre des consultations prévues avec les associations de consommateurs, Familles Rurales rappellera sa volonté que le maillage en lignes ferroviaires soit assuré sur l’ensemble du territoire, à des prix raisonnables pour le consommateur.
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Observatoire des prix des fruits et légumes 2011 : des prix en baisse (23/08/11)
Familles Rurales publie les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2011 portant sur deux relevés effectués durant l’été: juin et juillet. Ces résultats, à retrouver en exclusivité mardi dans le quotidien la Croix, mettent en évidence :
  • Après une hausse des prix des fruits et légumes en 2010, cette année ils diminuent : - 1.8% pour les fruits comparé à 2010; - 5.7% pour les légumes.

  • Une baisse des prix entre les relevés effectués en juin et juillet : - 7.4% pour les fruits, - 10.4% pour les légumes. 

  • Comparé aux produits français, les fruits et légumes de l’étranger sont de moins en moins chers. 

  • C’est sur les marchés que les produits sont les plus chers, bien qu’ils enregistrent une forte baisse entre les deux relevés juin/juillet. 

  • Les produits bio sont nettement plus chers que les conventionnels (88% plus chers pour les fruits bio et 86% pour les légumes bio) (un écart en hausse: 70% en 2010).
Alors que la consommation de fruits et légumes diminue depuis quelques années en France, Familles Rurales encourage le consommateur à manger des fruits et légumes frais, achetés localement.
 
Afin d’enrayer cette baisse de la consommation, il est nécessaire de sensibiliser les familles aux bienfaits des fruits et légumes.
 
Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux reprises: en juin et juillet. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés, producteurs). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.
Durant l’été 2011, ce sont 60 veilleurs consommation qui ont relevé les prix dans 37 départements.
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« Sans OGM » : le projet de décret sur l’étiquetage manque de cohérence et de transparence (08/07/11)
Une coalition constituée de 4 associations de défense de l’environnement, de 3 syndicats agricoles, de 5 producteurs et d’une association de défense des consommateurs désapprouve le projet de décret1 relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés (OGM) ». La déception est d’autant plus grande que ce projet de décret était attendu depuis longtemps. Dans sa forme actuelle, le décret ne reprend que partiellement les réflexions menées ces trois dernières années. Au lieu d’améliorer l’information des consommateurs en leur indiquant clairement quels sont les produits issus de filières qualifiées « sans OGM », il limite la visibilité de l’offre de ces produits et empêche les consommateurs de faire leur choix en toute connaissance de cause.
 
Le projet notifié à la Commission européenne le 27 mai 2011, s’il a le mérite d’exister, n’est pas à la hauteur des attentes qu’il a pu susciter. Mais il est encore temps de l’améliorer avant qu’il n’entre en vigueur, le 1er janvier 2012.

Des OGM dans les filières animales françaises, à l’insu du grand public

En France, près de 80% des animaux d’élevage sont en partie nourris avec des OGM importés. Une information importante, mais que la plupart des consommateurs ignore. En effet, l’étiquetage « sans OGM » ou « issu d’animaux nourris sans OGM » n’existe pas officiellement pour les végétaux ou les produits animaux comme par exemple la viande, les oeufs, et les produits laitiers. Il est pourtant facile de remonter la chaîne et de savoir si les animaux sont, ou non, nourris avec des OGM. Mais la traçabilité s’arrête là ; elle tarde encore à s’afficher sur les produits vendus aux consommateurs.

Pour compenser cette lacune de la législation, le gouvernement français a élaboré une proposition de décret permettant aux producteurs et aux distributeurs qui ont fait le choix d’éviter les OGM de l’indiquer sur leurs produits et d'en informer clairement les consommateurs. Cette initiative attendue est malheureusement, dans sa forme actuelle, très insatisfaisante.

Des contraintes à l’étiquetage injustifiées, qui limitent l’information des consommateurs

Contrairement à l’objectif affiché, le projet de décret ne permet pas aux filières « sans OGM » d’être visibles et donc de pouvoir se développer. Les critères retenus par le gouvernement sont beaucoup trop restrictifs. La mention d’étiquetage qu’il prévoit sera d’une taille, couleur et police qui ne mettra pas du tout en valeur cette information. Le gouvernement a également introduit une contrainte supplémentaire : seuls pourront être étiquetés « sans OGM » dans le champ visuel principal les produits végétaux ou issus d’animaux dont l’ingrédient concerné représente « au moins 95% en poids de la denrée », hors sel et eau ajoutés. La mention pourra ainsi apparaître dans le champ visuel principal d’un yaourt nature. En revanche, la mention sur un yaourt aux fraises dont le lait est issu d’animaux nourris sans OGM sera reléguée au beau milieu de la liste des ingrédients. De la même façon, la mention pourra être mise en avant pour la plupart des jambons, mais pas pour les brochettes de viande avec poivrons.

Tout est donc mis en oeuvre pour que la mention « sans OGM » concerne le moins de produits possible et n’attire pas l’oeil du consommateur.

Les signataires de ce communiqué s’opposent à ce projet de décret en l’état et demandent au gouvernement :
  • que la mention d’étiquetage puisse être rendue réellement visible pour le consommateur ;
  • que le poids de l’ingrédient principal pour pouvoir étiqueter un produit dans le champ visuel principal soit revu à la baisse : celui-ci devrait représenter non pas 95% mais 50% en poids de la denrée ;
  • qu’il modifie la proposition de décret et respecte ainsi vraiment les consommateurs et les acteurs des filières « sans OGM ».
Les signataires :
 
Amis de la terre, Cabécou d’Autan label rouge, Confédération paysanne, Cooperl Arc Atlantique, Familles Rurales, Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Fermiers de Loué, France nature environnement (FNE), Greenpeace, Porc fermier Cénomans, Union nationale de l’apiculture française (UNAF), WWF.
 
Contacts
  • Amis de la terre, Patrick de Kochko : 06 17 06 62 60
  • Cabécou d’Autan label rouge, François Etevenon : 06 08 53 69 12
  • Confédération paysanne, Guy Kastler : 06 03 94 57 21 ou Chantal Gascuel : 04 73 24 31 15
  • Cooperl Arc Atlantique, Anne-Marie Boullier : 02 96 30 71 23
  • Familles Rurales, Amélie Bachelet : 01 44 91 88 88 ou Laetitia Verdier : 06 15 25 86 35
  • Fermiers de Loué, Yves de la Fouchardière 06 20 34 40 65
  • FNAB, Daniel Evain : 06 84 06 64 38
  • FNE, Frédéric Jacquemart : 06 07 31 27 96
  • Greenpeace, Rachel Dujardin : 06 13 07 04 29
  • Porc fermier Cénomans, Alain Cabannes : 02 43 28 58 58
  • Ségalafrom, François Etevenon : 06 08 53 69 12
  • UNAF, Jean-Marie Sirvins : 06 89 37 06 12
  • WWF France, Camille Lajus : 01 55 25 84 61
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Affichage environnemental des produits de consommation : L’expérimentation des 168 entreprises volontaires débute le 1er juillet 2011 (30/06/11)
Engagement important du Grenelle de l’Environnement pour favoriser le développement d’une consommation plus responsable, le Ministère du développement durable a décidé de lancer au 1er juillet 2011 une expérimentation visant à afficher sur des produits de consommation courante des informations sur les caractéristiques environnementales des produits.
 
168 entreprises ont accepté de porter cette expérimentation. Plus de 1 000 produits sont concernés.

Attente naissante des consommateurs, l’affichage des caractéristiques environnementales des produits leur apportera une information sur les impacts environnementaux de ces derniers et ainsi le pouvoir d’arbitrer des choix d’achat en fonction de critères de prix, de qualité et de pression sur l’environnement.

Les organisations nationales de consommateurs agréées suivantes : ADEIC, AFOC, CNAFC, Familles de France et Familles Rurales manifestent tout leur intérêt à l’égard des objectifs et principes de cet affichage et tiennent à souligner le travail de fond, très sérieux et important, qui a été mené -et continue à l'être - au sein de la plate-forme de travail ADEME-AFNOR.

Elles expriment également leur intérêt pour l’expérimentation qui va être menée pendant un an. Encore faudra t-il que les porteurs de projet et les Pouvoirs publics intègrent certaines attentes des consommateurs :
  • pour les premiers : qu’ils fournissent aux consommateurs une information lisible, visible et fiable sur les impacts environnementaux au plus près des produits sur les lieux de vente et que les produits en bénéficiant soient accessibles en termes de prix, sans augmentation pour la circonstance ;
  • pour les seconds : qu’ils procèdent à une évaluation complète de l’expérimentation, en y associant les organisations de consommateurs, tout au long de l’expérimentation afin de pointer les facteurs de succès et les points de difficultés en vue de pouvoir tirer un bilan utile à terme. En outre, les organisations de consommateurs agrées attendent des pouvoirs publics qu’ils testent un dispositif de contrôle de l’affichage environnemental.
Les organisations de consommateurs rappellent aux consommateurs qu’il s’agit d’une expérimentation menée par des entreprises volontaires qui sera identifiée sur les produits concernés par une mention ad hoc (« je participe à l’expérimentation nationale sur l’affichage environnemental des produits »). Ce faisant, l’information environnementale ne portera pas sur tous les produits mis sur le marché ni dans toutes les lieux de vente.
 
Les organisations de consommateurs communiqueront régulièrement sur cette expérimentation. Au cours de celle-ci, elles lanceront une enquête auprès des consommateurs pour recueillir leurs observations et avis quant à la compréhension et la visibilité de l’expérimentation sur l’affichage environnemental des produits de grande consommation.
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De nouveau une secrétaire d’Etat à la famille ! (30/06/11)
Familles Rurales prend acte de la nomination de Claude Greff au poste de secrétaire d’Etat à la famille, poste vacant depuis plusieurs mois. Le Mouvement souhaitait un interlocuteur pour toutes les questions concernant la famille et est donc satisfait de cette nomination. Plusieurs sujets, promesses de campagne du président N. Sarkozy, n’ont pas encore été mis en oeuvre, notamment :
  • Attribuer les allocations familiales pour tous les enfants à charge, du premier au dernier,
  • Faciliter le libre choix des parents en termes de modes de garde en créant davantage de places d’accueil en milieu rural.
Par ailleurs, Familles Rurales souhaite favoriser la conciliation vie professionnelle et vie personnelle et propose pour cela la création d’un congé parental plus court mais mieux rémunéré.

Familles Rurales sollicite dès à présent un rendez-vous auprès de Mme Greff afin de lui exposer ses réflexions sur les politiques publiques en faveur des familles et des territoires.
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Observatoire des prix et des marges : le consommateur est le grand perdant (27/06/11)
L’Observatoire des prix et des marges alimentaires, mis en place par le gouvernement et auquel Familles Rurales participe, présente aujourd’hui son rapport. Pour Familles Rurales, il apporte des éclairages importants sur les marges de chacun des acteurs dans le secteur de la viande, des fruits et légumes et du lait, secteurs en crise ces dernières années.

Les enseignements que Familles Rurales retient de cet Observatoire :
  • Deux acteurs sont pénalisés par le système actuel : le consommateur et le producteur.
    • Le consommateur puisque, quelles que soient les marges réalisées par les différents acteurs, il demeure celui qui paie le produit final au prix fort, qui ne diminue pas.
    • Le producteur puisque les prix qu’il facture chutent, sa marge diminue alors que celles de la grande distribution et des industriels se maintiennent ou s’accroissent.
  • L’effondrement des prix agricoles n’a pas de répercussion sur les prix proposés au consommateur. Les fluctuations des matières premières n’ont donc pas tant d’influence sur le prix final.
Familles Rurales demande régulièrement plus de transparence sur la formation des prix alimentaires et est donc satisfait qu’un Observatoire soit institué pour comprendre les marges réalisées par chacun des acteurs. Pour son fonctionnement optimal, il est indispensable que chacun apporte les éléments nécessaires à une meilleure compréhension du système.

Si la libre fixation des prix n’est pas à remettre en cause, il importe pour Familles Rurales que le consommateur n’en soit pas le grand perdant. Le Mouvement s’inquiète pour les familles au sujet des hausses de prix annoncés. Les résultats récents de l’observatoire des prix Familles Rurales enregistrent une hausse de déjà 2.38% sur les premiers mois de l’année 2011. Les produits alimentaires sont essentiels, ils tiennent une place importante dans le budget des familles, et par conséquent doivent faire l’objet de la plus grande attention de la part des Pouvoirs Publics.
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A qui profitera le compteur Linky ? (22/06/11)
Des compteurs « communicants » Linky ont été installés par ERDF, au second semestre 2010 en Indre-et-Loire et à Lyon, pour une expérimentation menée jusqu’à fin mars 2011. L’objectif de ces compteurs, pour le distributeur est de faciliter les relevés de consommation d’électricité. Pour l’utilisateur, un bénéfice est également escompté : l’accès à des informations en temps réel sur sa consommation, lui permettant de mieux la maîtriser.

Pendant l’expérimentation, Familles Rurales a interrogé des familles équipées du compteur Linky. Les résultats de l’enquête menée sont les suivants :
  • Pour l’installation : 46% des personnes considèrent que l’information donnée avant et lors de l’installation des compteurs n’a pas répondu à leurs attentes
  • Pour l’accès aux données : compte tenu de l’emplacement du compteur, 26 % des personnes n’ont pas facilement accès aux données. Pour 86 % des utilisateurs, aucune solution pour y pallier ne leur a été indiquée
  • Pour l’accès aux données de consommation en temps réel : 20 % seulement des foyers estiment utiles les informations auxquelles le compteur leur donne accès et pour 29 % des utilisateurs, sa consultation n’a pas permis de réduire leur consommation d’électricité.
Force est de constater que les « avantages » consommateurs ne sont pas probants.
 
Des questions sur le coût se posent. ERDF indique que les coûts d’installation du compteur ne seront pas à la charge des consommateurs. Le compteur Linky étant plus sensible que les précédents, l’augmentation de la puissance souscrite est souvent proposée aux utilisateurs pour remédier aux dysfonctionnements consécutifs à l’installation de ces compteurs. Or, cela augmente le coût de la facture. Il revient aux fournisseurs d’aménager ces abonnements pour limiter le surcoût au consommateur.
 
Familles Rurales pose la question : à qui profitera le compteur Linky ?
 
En cas de généralisation du compteur Linky, le Mouvement demande :
  • Qu’en aucun cas le consommateur n’en supporte le coût, ni à l’installation, ni ensuite dans ses factures avec un prélèvement réparti sur plusieurs années
  • Que les économies réalisées par ERDF (suppression des relevés à pied et diminution des interventions à domicile) soient utilisées pour sa mise en place.
Si finalement le consommateur réalise des économies grâce à un suivi rigoureux de sa consommation (si des économies étaient encore possible...), elles ne feront que compenser l’augmentation de l’électricité qui frappera toutes les familles en juillet prochain (2.9%).
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Observatoire des prix 2011 : une hausse de 2.38% depuis janvier ! (21/06/11)
Créé en 2006, l’Observatoire Familles Rurales mesure l’évolution des prix de 35 produits de consommation courante représentant 13 catégories de produits incontournables à la vie quotidienne des familles. 65 veilleurs consommation issus de 34 départements effectuent des relevés tous les deux mois en distinguant les prix de la marque nationale, de la marque de distributeur et du produit 1er prix. Quatre types de magasins sont visités : hypermarchés, supermarchés, commerces de proximité et hard-discounts.

Familles Rurales publie les premiers résultats de 2011 portant sur trois relevés (janvier-mars-mai). Ces résultats, à retrouver en exclusivité mardi dans le quotidien la Croix, mettent en évidence :
  • Une tendance à la hausse des prix, avec + 2.38% d’augmentation entre janvier et mai 2011 avec un prix « record » pour les marques nationales.
  • En 2011, les hypermarchés sont en moyenne les moins chers.
  • Comme les années précédentes, les hard-discounts ne sont pas les moins chers pour les 1er prix.
  • Les catégories de produits qui augmentent le plus sont les jus de fruits et les boissons chaudes.
Au regard des prévisions d’inflation pour l’année 2011 (2%), Familles Rurales s’inquiète pour les consommateurs. Alors qu’entre janvier et mai 2011, les prix ont déjà subi une hausse de plus de 2%, le Mouvement redoute les hausses à venir (les prix n’ayant pas tous intégré les augmentations dues aux matières premières). Il ne suffit pas d’alerter les consommateurs sur des hausses inexorables, Familles Rurales demande aux Pouvoirs Publics d’être vigilants et d’exercer une pression sur la grande distribution.

Les veilleurs ont aussi vérifié la présence du panier des essentiels. Les résultats indiquent que le bilan est très mitigé. Les veilleurs n’ont pas trouvé ce panier dans environ 2/3 des magasins ! Encore une fois, beaucoup de communication et très peu d’actions pour le porte-monnaie des consommateurs !
 
télécharger le dossier de presse (.pdf)
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Rapport Brigitte Grésy : l’égalité homme-femme encouragée (07/06/11)
Brigitte Grésy, membre de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), remet cet après-midi à Roselyne Bachelot son rapport portant sur l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales. Familles Rurales se réjouit que de nouvelles propositions soient avancées sur ce thème favorisant ainsi la conciliation vie familiale-vie professionnelle.

Deux mesures retiennent son attention :
  • Les congés maternité et paternité : actuellement de 16 semaines pour la mère et de 11 jours pour le père, ils seraient revus. Le rapport préconise un congé maternité de 12 semaines et un congé d’accueil de l’enfant de 8 semaines (4 semaines pour chaque parent non transférables). Une semaine supplémentaire serait accordée pour les familles optant pour cette formule.
    Familles Rurales soutient cette proposition qui permet un meilleur partage des tâches entre hommes et femmes et favorise l’implication des pères dès la naissance.
  • Le congé parental : le rapport suggère d’ajouter au dispositif actuel du CLCA, un congé parental d’un an rémunéré à hauteur de 60% du salaire antérieur avec deux mois non transmissibles pour l’autre parent (soit 10 mois pour l’un des parents et deux pour l’autre). Cette mesure va dans le sens des propositions émises par Familles Rurales lors des consultations réalisées dans le cadre de ce rapport.
Le Mouvement propose un congé d’un an, rémunéré à 70% du dernier salaire (d’un montant minimum de 800 euros). S’ajoute une période de deux mois supplémentaires de congé non transférable réservée à l’autre parent, soit une durée de congé de 14 mois au total. Ce congé est proposé dès le premier enfant.

Pour Familles Rurales, il est essentiel que les parents puissent avoir le libre choix du mode de garde pour leur enfant sans que les aspects financiers soient un obstacle dans la prise de décision. Cette proposition est indissociable au nécessaire développement de l’offre d’accueil de la petite enfance.

La mise en place de parties non transférables des différents congés apparaît comme déterminante et indispensable dans la progression du partage des responsabilités familiales et professionnelles.

Familles Rurales est favorable à ces deux mesures proposées par le rapport de Brigitte Grésy. Elles permettraient à la politique familiale d’évoluer vers un meilleur partage des rôles entre les hommes et les femmes.
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Projet de loi Lefebvre : quelques mesures à ajouter (01/06/11)
Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la Consommation, a présenté aujourd’hui son projet de loi pour « renforcer les droits, la protection et l’information du consommateur ». Familles Rurales accueille favorablement ce projet qui répond à des sujets concrets de vie quotidienne comme par exemple la mesure permettant aux familles de pensionnaires de maison de retraite de ne plus payer le mois voire le trimestre en cours au moment du décès.
 
Pour compléter ce projet de loi, Familles Rurales souhaite introduire de nouvelles dispositions :
  • La suppression de toute durée d’utilisation pour les offres prépayées de téléphone mobile,
  • La règlementation des pratiques des professionnels du marché funéraire,
  • L’instauration d’un délai de rétractation pour les ventes effectuées dans des foires,
  • L’obligation de former les vendeurs d’électroménagers aux produits d’assurance (extension de garantie).
Dans le cadre de l’examen du texte, Familles Rurales souhaite que le gouvernement aborde la phase parlementaire dans un esprit d’ouverture afin que le texte puisse être enrichi par les députés et les sénateurs.
 
La grande absente de ce projet reste cependant l’action de groupe. Attendue depuis plusieurs années, elle permettrait aux consommateurs de pouvoir obtenir collectivement réparation et améliorerait la protection de leurs intérêts. Sera-t-elle la grande absente de ce mandat présidentiel ?
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Radiofréquences : faudra t-il attendre un nouveau scandale sanitaire ? (27/05/11)
Il y a deux ans s’ouvrait le « Grenelle des ondes ». Transparence et concertation devaient être les maîtres mots de nos travaux.
Le reportage « mauvaises ondes » diffusé par France 3 le 18 mai dernier met en exergue la réalité de la controverse. Lorsque les études financées et/ou dirigées par les opérateurs concluent en « l’absence de risque compte tenu des connaissances actuelles », de nombreuses expertises indépendantes appellent à la vigilance.
L’avis rendu par l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) en 2009 démontre ces contradictions et invite les utilisateurs de mobile à la mesure. Les enfants devant être particulièrement préservés.

Concernant le rayonnement des antennes relais, le COMOP (comité opérationnel) avait la mission d’expérimenter un abaissement des seuils d’émission. La feuille de route a évolué. Les efforts se concentrent sur les PPE : Points Particulièrement Exposés. Nos associations réitèrent leur inquiétude de voir le mandat initial détourné. Une expérimentation généralisée doit être maintenue. Les lieux dits « sensibles » (écoles, crèches...) qui focalisent un certain nombre d’inquiétudes légitimes pour les parents ne sont même pas appréhendés.

Toujours dans le cadre du COMOP, était annoncée une expérimentation en matière de concertation, celle-ci étant pour nous nécessaire au rétablissement d’une démocratie citoyenne locale minimale. L’opération s’oriente là aussi vers la définition d’un « corpus minimum » qui n’a plus rien à voir avec de la concertation puisqu’il se limite à la transmission au maire d’une fiche de l’état qui fait problème (voir plus loin) et au dossier élaboré par les opérateurs.

Après l’échec de la campagne d’information menée par l’INPES (dont personne n’a entendu parler), après l’annonce de « l’impossibilité de mise en oeuvre » de la loi grenelle 2 qui prévoyait notamment :
  • l’interdiction de promouvoir l’utilisation d’un téléphone mobile par des enfants de moins de 14 ans,
  • l’interdiction de commercialisation d’objet contenant un équipement radioélectrique pour des enfants de moins de 6 ans
  • l’interdiction d’utiliser un mobile dans les écoles
Nos associations lancent une alerte. L’information portée par le ministère de la Santé gomme la réalité de la controverse scientifique sur les risques en matière de santé et développe la thèse du déni de risque qui apparaît pourtant en contradiction avec l’avis de l’AFSSET. Il ne reste même plus la nécessaire protection des enfants.

Pendant ce temps, les opérateurs se prémunissent de toute responsabilité juridique éventuelle. Ils rappellent par différents canaux les usages de précaution : sites internet, magazines, notices d’utilisation et même guides spécifiques destinés à informer les utilisateurs. L’information existe mais elle est noyée. Si un scandale sanitaire venait à être révélé, les opérateurs ne pourraient être mis en cause, c’est l’utilisateur qui n’aura pas su utiliser son matériel.

Nous ne cautionnerons pas un message qui aurait pour seule vocation de rassurer les populations ni un débat qui se limiterait à une stratégie de temporisation.

Nous voulons que l’ensemble de la population qu’il s’agisse des utilisateurs de portables ou des riverains d’antennes bénéficie de conditions d’exposition garantes de la santé.
Des messages clairs sur les risques doivent ainsi inciter les utilisateurs de portables à la mesure et à l’utilisation systématique d’oreillettes, conformément aux préconisations des opérateurs eux-mêmes. Les enfants doivent être préservés en priorité ainsi que les femmes enceintes.

Nos associations appellent les Pouvoirs Publics à faire le nécessaire avant que l’irréversible ne se produise.
 
 
 
Contacts presse :
Agir pour l’environnement : Stéphen Kerckhove : 01 40 31 02 99
CSF : Elsa Cohen : 01 44 89 86 80
Familles Rurales : Amélie Bachelet : 01 44 91 88 88
Priartem : Janine Le Calvez : 01 42 47 81 54
Robin des toits : Etienne Cendrier : 01 40 18 02 81
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Sécurité routière : redoublons d’effort et renforçons la prévention ! (12/05/11)
Face à l’aggravation de la mortalité sur la route, le Premier ministre, François Fillon, a réuni ce mercredi le comité interministériel à la sécurité routière.

Plusieurs mesures ont été annoncées et Familles Rurales accueille favorablement celles permettant de dissuader les excès de vitesse et de lutter contre l’alcoolémie et les stupéfiants au volant. Ces deux fléaux sont effectivement les principales causes de mortalité sur la route.

Cependant, le Mouvement souhaite un renforcement des sanctions concernant la conduite sous l’emprise de l’alcool en appliquant le principe : « celui qui conduit est celui qui ne boit pas » (soit un taux proche de zéro). Il en va de même pour l’usage des stupéfiants.

Familles Rurales se réjouit de l’installation d’un nouveau Conseil national de la Sécurité routière et participera à ses travaux. Le Mouvement rappelle qu’il est impliqué dans des actions de prévention et de sensibilisation sur les thèmes de l’alcool au volant et de révision du code de la route. Et si la prévention est nécessaire au sein des lycées, elle l’est tout autant à l’école et dans les collèges.

Pour Familles Rurales, la sécurité sur la route est de la responsabilité de tous les conducteurs. Il revient à chacun de sauvegarder la vie d’autrui et/ou sa propre vie.

Si le Mouvement prend acte de la réactivité du Gouvernement et en particulier à l’approche des longs week-ends de juin, il s’interroge sur le sens de son action. Assouplir les règles de récupération de points en février pour augmenter le nombre de points pour des infractions en mai : quel message auront retenu les automobilistes ?
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Pour une politique familiale encore plus ambitieuse (28/04/11)
L’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) a publié hier un rapport sur les politiques familiales de 34 pays. Il met en évidence les bienfaits de la politique familiale menée en France qui permet à la fois de maintenir un taux de fécondité supérieur à 2 enfants par femme et de concilier vie professionnelle et vie familiale (taux d’emploi des femmes âgées de 25 à 54 ans s’établit à 76.6%).
 
Ce rapport conforte l’idée, défendue par Familles Rurales, de la nécessité de maintenir et de développer une politique familiale ambitieuse. Ses principes fondateurs à savoir son caractère universel et son fondement sur la solidarité, doivent être maintenus.

Pour Familles Rurales, les sujets prioritaires sont :
  • L’attribution des allocations familiales pour tous les enfants à charge, du premier au dernier
  • L’amélioration de la conciliation vie familiale et vie professionnelle notamment par :
    • La refonte du congé parental : il doit être plus attractif et permettre également aux pères de s’occuper davantage de leurs enfants,
    • Le développement du nombre de places d’accueil dans les structures petite enfance.
Alors que les recettes de la branche famille sont trop souvent fragilisées, les résultats de ce rapport affermissent la position de Familles Rurales sur la nécessité, dans les années à venir, d’intensifier la politique familiale car beaucoup reste encore à faire dans ce domaine.

A l’approche des échéances à venir, n’oublions pas la politique familiale !
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Achat de la viande clonée ou non : le consommateur doit savoir (07/04/11)
Le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne ont échoué pour trouver un accord sur une règlementation des aliments issus du clonage. Les députés européens défendaient l’idée d’une traçabilité et d’un étiquetage pour tous les produits concernés. Les Etats membres ont refusé craignant une guerre commerciale avec des pays producteurs, hors d’Europe.

Faute d’accord, la proposition de la Commission européenne d’un moratoire de cinq ans sur la production et les importations d’aliments issus du clonage est retirée. Leur fabrication et leur commercialisation sont aujourd’hui rendus possible. Aucun étiquetage ni traçabilité ne sont prévus pour ces produits. Le consommateur n’a donc pas les moyens de savoir ce qu’il consomme.

Familles Rurales rappelle les recommandations du Conseil National de l’Alimentation auquel le Mouvement avait participé en 2008, notamment l’interdiction de la mise en marché à des fins alimentaires de produits issus d’animaux clonés ou de leur progéniture. Le Conseil avait d’ailleurs préconisé aux instances européennes, pour les produits hors UE, de se donner dès à présent les moyens d’une traçabilité et d’un étiquetage garantissant le libre choix du consommateur, en mentionnant le mode de production de ces produits.

Familles Rurales s’alarme donc de cette situation. Pour le Mouvement, un étiquetage précis de la viande clonée et des produits qui en sont issus, en remontant sur plusieurs générations d’animaux, est indispensable. Ce droit à l’information prime sur toute considération commerciale.
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Le « Panier des essentiels », une parade à la question des prix ? (06/04/11)
Dans un contexte de hausses annoncées des prix alimentaires, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la consommation, présentera aujourd’hui le « panier des essentiels ». Il s’agit d’une sélection de produits de qualité, bons pour la santé et vendus à des prix abordables, mis en avant chaque semaine par la grande distribution.
 
Ce panier devra comprendre 10 produits minimum dont au moins un légume, un fruit, une viande, un poisson, un fromage, un produit laitier et une boisson. Chaque magasin pourra élaborer lui-même sa liste des essentiels en respectant la saisonnalité, l’origine des aliments et en veillant au meilleur rapport qualité prix. Le panier devra être affiché à l’entrée du magasin et les produits mis en avant dans les rayons.
 
Familles Rurales accueille favorablement cette démarche qui encourage l’alimentation équilibrée et qui veut démontrer qu’il est possible de trouver des produits de qualité à des prix abordables. L’ensemble de la grande distribution est concerné par cette démarche, le ministère espérant que ¾ des magasins entreront dans le dispositif d’ici à la fin du mois.
 
Familles Rurales va observer attentivement la mise en oeuvre de cette démarche et son évolution dans le temps. Cependant, l’initiative du ministre ne résout pas le problème des prix dans un contexte de hausse généralisée des produits alimentaires.
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Prix des énergies : des annonces apaisantes mais insuffisantes (06/04/11)
Le gouvernement a annoncé hier une série de mesures afin de contenir les prix des énergies (gaz, électricité, pétrole). Familles Rurales prend acte de la prise de conscience par les Pouvoirs publics des problèmes en matière d’énergies.

Concernant le gaz, le gouvernement a annoncé l’annulation de la hausse prévue en juillet 2011 (+7.5%) et la révision du mode de calcul de son prix. Familles Rurales est satisfait de ces deux annonces. Sur la formule de calcul, le Mouvement souscrit aux propos du président de la Commission de Régulation de l’Energie à savoir que les marchés spot du gaz (prix du marché) doivent être pris en compte dans la fixation du prix du gaz à hauteur de 30%, sous réserve que cela soit favorable aux consommateurs.

Au sujet de l’électricité, les prix des tarifs réglementés augmenteront de 2.9% au 1er juillet 2011. Quant aux tarifs non réglementés, ils sont amenés à subir une hausse conséquente puisque la revente par EDF de son électricité à ses concurrents pourrait se faire au prix de 40 euros/MWh. Au regard des différentes augmentations passées et à venir, Familles Rurales se demande quels seront les bénéfices pour les consommateurs de l’ouverture à la concurrence du secteur de l’électricité.

Enfin, le gouvernement a annoncé la revalorisation du barème forfaitaire kilométrique pour l’imposition des revenus 2010. Familles Rurales regrette que cette mesure ne s’applique qu’aux déplacements professionnels et aux personnes imposables. Les habitants du milieu rural sont une nouvelle fois oubliés puisqu’ils n’utilisent pas leur voiture dans le seul cadre professionnel mais dans leur vie quotidienne. Le Mouvement déplore également que rien ne soit prévu pour les familles qui se chauffent au fioul, très nombreuses en milieu rural.
 
Familles Rurales est sceptique quant à l’efficacité des mesures présentées. Le Mouvement estime que les Pouvoirs Publics ont un rôle primordial à jouer sur les tarifs des fluides essentiels. Une politique d’envergure doit être proposée rapidement afin d’accompagner les familles dans la réduction de leur consommation, dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de leur logement et aussi pour les aider à évoluer vers d’autres énergies.
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Affichage de l’impact environnemental : Familles Rurales partie prenante de l’expérimentation (10/03/11)
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, a annoncé mardi 8 mars 2011, lors d’une conférence de presse à laquelle Familles Rurales participait, le lancement d’une expérimentation portant sur l’affichage de l’impact environnemental des produits de grande consommation à partir du 1er juillet 2011. L’objectif, également défendu par Familles Rurales, est de mieux informer le consommateur avant qu’il fasse ses choix.
Familles Rurales se réjouit du lancement de cette expérimentation qui est de nature à orienter les consommateurs vers des produits ayant moins d'impact sur l'environnement. Le Mouvement s'impliquera avec cinq autres associations de consommateurs (Familles de France, CNAFC, Adéic, OR.GE.CO, AFOC) pour évaluer la perception des consommateurs par rapport aux types d'affichage proposés.
 
168 entreprises volontaires ont été retenues, de secteurs et tailles variés, pour mener cette expérience pendant un an à partir du 1er juillet 2011. L’affichage qu’elles retiendront devra être multicritère (indice carbone, pollution de l’eau, effet sur la biodiversité, etc.) et se calculer sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Quant au support, le choix est laissé à l’industriel (affiche, sur l’étiquette, sur internet...). Un bilan général et une évaluation auprès des consommateurs seront effectués.
 
Pour Familles Rurales, l’affichage doit être visible et compréhensible pour le consommateur sur son lieu d’achat, un minimum d’information doit donc se trouver sur l’étiquette. Il est également important que les données fournies par les industriels sur l’impact environnemental soient fiables. Le Mouvement sera particulièrement vigilant sur ces points.
 
Si cette expérimentation est prévue pour un an, l’affichage devrait ensuite être généralisé comme prévu par la Loi Grenelle 2. Familles Rurales souhaite qu’à terme l’option d’affichage permettant le choix le plus éclairé du consommateur soit retenue et qu’elle soit la même pour tous les produits afin de permettre au consommateur de comparer.
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Gaz et pétrole : jusqu’où ira la hausse ? (01/03/11)

900 à 1 000 euros c’est la dépense annuelle supplémentaire pour une famille qui se chauffe au gaz ou au fioul domestique et se déplace en voiture soit pratiquement l’équivalent d’un smic!

Les hausses récentes du pétrole et du gaz impactent les familles de la façon suivante:

  • 200 euros environ pour une famille qui se chauffe au gaz (suite aux hausses de 9.7% en avril et 4.7% en juillet 2010 et celle confirmée pour avril 2011 de 5%).
  • 676 euros pour une famille réalisant un plein de carburant par semaine pour une voiture familiale (le plein d’une voiture familiale en gazole a connu une hausse de 13 euros en un an, passant de 65 euros en février 2010 à 78 euros en février 2011).
  • 320 euros pour une famille se chauffant au fioul domestique, qui a besoin de 2000 litres par an pour une maison de taille moyenne (le prix du litre est passé de 0.69 en février 2010 à 0.85 euro en février 2011, soit 23% de hausse).
Familles Rurales s’inquiète de ces évolutions notamment pour les familles vivant en milieu rural, particulièrement dépendantes de ces énergies pour se chauffer et se déplacer. Selon l’INSEE, 7% environ du budget des ménages est consacré à l’énergie en France, mais l’effort énergétique d’un habitant d’une zone rurale est le double de celui vivant en milieu urbain. La précarité énergétique continue d’ailleurs à se développer. Les tarifs sociaux permettent aux plus démunis de se chauffer à des prix moindres, mais les personnes aux revenus modestes, qui n’y ont pas accès, subissent ces hausses de plein fouet.
 
Comment protéger le consommateur face à la hausse inéluctable de ces énergies qui sont pourtant indispensables? L’ouverture à la concurrence du secteur de l’énergie n’a pas eu l’effet escompté, c'est-à-dire une baisse des prix pour le consommateur. Face à cette situation, il est nécessaire de l’encourager à maîtriser sa consommation.

Le Mouvement souhaite que la régulation de la tarification de l’énergie soit suivie attentivement par les Pouvoirs Publics. Sommes-nous condamnés à subir les fluctuations spéculatives des marchés sur les biens indispensables pour la vie quotidienne des familles? Quelle est la stratégie à long terme pour les énergies dans notre pays?

Concrètement, Familles Rurales demande depuis plusieurs années:

  • La suppression de la TVA sur la TIPP, qui représente aujourd’hui environ 10 centimes d’euros par litre de carburant. Ainsi, sur une année l’économie serait de 416 euros (le plein d’un réservoir de voiture familiale serait diminué de 8 euros par semaine),
  • Le développement des transports collectif ou à la demande en milieu rural,
  • Une politique nationale d’accompagnement vers les nouvelles énergies.
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Usage du téléphone portable : Nathalie Kosciusko Morizet soucieuse des enfants (11/02/11)
Le comité opérationnel d’expérimentation sur les antennes relais s’est réuni hier, en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Cette dernière a été conviée suite à la situation de blocage dénoncée par plusieurs associations dont Familles Rurales* dans le cadre du groupe de suivi « Grenelle des ondes ».

Parmi les sujets abordés, Familles Rurales est très attentif à l’information diffusée aux familles concernant l’usage des téléphones portables par les enfants et la présence de radiofréquences. Une communication claire sur les précautions à prendre s’impose.

Lors de la réunion, la ministre a répondu avoir entendu les préoccupations du Mouvement et selon elle, « il faut trouver une solution » pour que le message de précaution à destination des enfants passe. Elle propose, notamment, d’intégrer un avertissement dans les carnets donnés aux femmes enceintes. La maternité représentant une période idéale pour sensibiliser les futurs parents.
Familles Rurales accueille favorablement cette proposition tout en sachant qu’elle ne peut se concrétiser sans la volonté du ministère de la Santé.

Familles Rurales a exprimé ses plus vifs regrets sur l’échec de la campagne d’information diffusée par l’INPES sur les « bons usages du mobile » en décembre 2010. Aucune nouvelle échéance n’a été communiquée néanmoins, la ministre a souligné que cette campagne n’était « qu’une première étape pour que chacun puisse être informé » et envisage d’ores et déjà « une diffusion plus large ».

Familles Rurales poursuivra sa veille et saisira de nouveau le ministère de la santé dans les prochains jours pour lui faire des propositions.

*Familles Rurales, Agir pour l’environnement, la CSF, les Robins des Toits et Priartem.
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Familles Rurales, signataire de la nouvelle convention AERAS (01/02/11)
Signature de la nouvelle convention AERASThierry Damien, président de la fédération nationale Familles Rurales, a signé aujourd’hui la convention AERAS rénovée (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) en présence des ministres Christine Lagarde, Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot. Familles Rurales a participé depuis janvier 2010 aux réunions de renégociation de cette convention.

Familles Rurales salue les avancées proposées dans cette nouvelle version :
  • L’élévation du plafond des emprunts pour les prêts immobiliers et pour les prêts professionnels de 300 000 à 320 000 euros.
  • L’instauration, à partir du 1er mars 2011, d’un questionnaire de santé commun à toutes les banques, mesure défendue par le Mouvement. Familles Rurales regrette que ce document n’ait pas été présenté au moment de la signature de cette convention.
  • L’engagement des différentes parties à développer l’information autour de cette convention, notamment par la rénovation du site internet. Une liste des personnes référentes sera établie dans chacune des banques. Familles Rurales sera vigilant pour que chaque agence bancaire ait un référent sur la convention AERAS.
  • La création d’un groupe de travail, qui prendra en compte les avancées thérapeutiques, pour examiner les dossiers des personnes dont l’état de santé est jugé consolidé ou stabilisé.
  • La non liaison entre assurance et emprunt permettant ainsi à l’emprunteur de choisir son assurance.
  • L’intégration de la couverture invalidité comme risque couvert par l’assurance à partir du 1er septembre 2011.
Familles Rurales veillera à ce que les dispositions prévues dans cette convention soient mises en place et permettent un renforcement des droits des emprunteurs ayant un risque aggravé de santé.
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Résultats 2010 de l’Observatoire des prix (11/01/11)
Familles Rurales observe depuis cinq ans l’évolution des prix des produits de la vie courante des familles. Des relevés de prix sont effectués dans différents types de magasins sur des panels de produits « marque nationale », « marque de distributeur » et « 1er prix ».
 
En 2010, 65 veilleurs consommation issus de 33 départements ont effectué 432 relevés. Les principaux résultats de l’Observatoire des prix sont les suivants :
 
Pour l’année 2010
  • Au cours de l’année 2010, le panel moyen a augmenté de 0.19%.
  • Mieux vaut faire ses achats dans un supermarché, les prix y sont moins élevés qu’ailleurs.
  • Le panier de produits « 1er prix » est 8 euros plus cher dans les hard-discounts que dans les hyper/supermarchés !

Evolution des prix par rapport à 2009

  • Les prix ont en général plutôt baissé par rapport à 2009 excepté ceux des marques nationales qui ont augmenté de près de 2%.

Evolution des prix depuis 5 ans

  • En 5 ans, les prix ont augmenté de 2.7%. L’année 2007 avait été marquée par des prix bas. En revanche, depuis trois ans, les prix progressent régulièrement.
  • Ce sont les « 1er prix » qui ont connu la plus forte hausse (+8.1%), alors que les « marques de distributeurs ont baissé de 2.2%. Quant aux prix des marques nationales, ils continuent à augmenter.
  • Les supermarchés sont la surface de vente où les prix baissent le plus (pour les « marques de distributeurs» et « 1er prix ») ou augmentent le moins (pour les « marques nationales »)

Focus sur la baguette et le lait

  • La baguette de pain a augmenté depuis 2007 dans les grandes surfaces prenant 10 centimes d’euros.
  • Malgré la baisse du prix d’achat aux producteurs, les prix du lait et des produits laitiers n’ont pas diminué.

Télécharger le dossier de presse

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