
La satisfaction et la fidélisation du client représentent des enjeux majeurs pour les banques. Si les sondages indiquent concrètement que plus de 80 % des Français sont satisfaits de leur banque et de leur conseiller de clientèle, la situation d'un client à l'autre est plus que contrastée.
L’exercice du droit au compte
Avec un taux de bancarisation proche de 98%, la France figure parmi les pays les plus bancarisés. Quid des 2% restant? Les pouvoirs publics, conscients du handicap social que constitue l’absence de compte bancaire, ont défini une procédure de droit au compte.
Ce droit permet à toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d'un compte de dépôt, d'obtenir l'ouverture d'un compte dans un établissement bancaire.
Le traitement des demandes d'exercice du droit au compte relève de la Banque de France, qui, après avoir vérifié leur régularité, désigne un établissement de crédit qui est tenu d'ouvrir un compte.
Depuis le 28 avril 2006, afin de faciliter les démarches des demandeurs, toute personne physique dépourvue de compte de dépôt a la faculté de donner mandat à l'établissement qui lui refuse l'ouverture d'un tel compte de transmettre à la Banque de France sa demande d'exercice du droit au compte. La Banque de France dispose alors d'un jour ouvré pour traiter cette demande et désigner un établissement.
Le plafonnement des frais sur incidents de paiement
Autre sujet de friction avec les banques: le plafonnement des frais sur incidents de paiement. En effet, lorsqu’un paiement par chèque ou par prélèvement automatique n’est pas provisionné sur le compte courant, il y a incident de paiement donnant lieu à des frais perçus par la banque et par les services fiscaux.
Des millions de clients (2,5 millions de personnes sont en interdit bancaire) ont déjà eu à subir une cascade de frais d’incidents (lettre d’information préalable, forfait de rejet de chèque, lettre de notification..) auxquels se cumulent ceux résultant du découvert (agios, commission sur découvert autorisé par opération...).
Ces frais sont fixés à un niveau très élevé qui ne correspond pas aux coûts de traitement. Ainsi, un chèque rejeté de 60€ peut engendrer un montant de frais supérieur à 100€. Au final, il est fréquent que le montant des frais excède le montant du ou des chèques !
Dorénavant, ces frais seront plafonnés :
Et tout ceci même en cas de présentation multiple.



