Familles Rurales, vivre mieux !
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Communiqués de presse


Séjours de vacances : qui pourra encore partir ? (12/10/11)
Le Conseil d’Etat a décidé lundi 10 octobre que « tant que de nouvelles dispositions dérogatoires, compatibles avec le droit de l’Union Européenne, ne sont pas adoptées, les moniteurs de colonies de vacances ont droit à un repos quotidien de 11 heures consécutives ».

Familles Rurales prend acte de cette décision mais s’inquiète des répercussions sur le prix et la fréquentation des séjours.
Organisateur de séjours courts et de séjours de vacances, le Mouvement Familles Rurales estime que cette mesure engendrera une hausse d’environ 30% du prix des séjours puisqu’il faudra recruter des animateurs supplémentaires.
Ce surcoût pénalisera les familles et notamment celles dont plusieurs enfants partent. Les séjours courts et séjours de vacances sont souvent des temps d’animation attendus et appréciés des enfants et des jeunes. Ils leur permettent de vivre un temps en collectivité pendant plusieurs jours, dans un autre environnement, et représentent parfois leurs seules vacances. Il est important de rappeler que Familles Rurales est un des acteurs clés pour les loisirs en milieu rural.

Alors que les difficultés dans le recrutement des animateurs sont déjà notables en milieu rural, cette décision du Conseil d’Etat devrait encore les amplifier.

En application de cette décision, Familles Rurales va donc réétudier la programmation de ses prochains séjours. Le surcoût engendré par l’emploi d’animateurs supplémentaires aura des conséquences significatives sur le prix des séjours.
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Compteur Linky : le consommateur maîtrisera-t-il mieux sa consommation électrique ? (30/09/11)
Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Energie, a annoncé mercredi 28 septembre la généralisation de l’installation du compteur Linky. Ce compteur dit « communicant » doit permettre un relevé à distance de la consommation des foyers. L’utilisateur pourra connaître sa consommation en temps réel, le bénéfice escompté est qu’il maîtrise mieux sa consommation et réalise des économies.

Familles Rurales avait exprimé en juin son inquiétude de voir le financement de l’installation de ce compteur à la charge du consommateur. Le Mouvement accueille donc favorablement l’annonce faite par le ministre d’une installation entièrement financée par ERDF. Familles Rurales demande cependant une affirmation claire que le déploiement des compteurs n’entraînera pas d’ajout ultérieur sur les factures ni de frais supplémentaires pour les clients.

La généralisation des compteurs permettra à ERDF de réaliser des gains substantiels (suppression des relevés à pied et diminution des interventions à domicile). Familles Rurales estime que ceux-ci doivent être affectés à l’installation et à la mise en place gratuite de systèmes de lecture déportée. En effet, la moitié des utilisateurs n’a pas accès directement au compteur dans son logement. Pour que l’objectif mis en avant de connaissance de la consommation en temps réel soit réalisé, il sera indispensable qu’un système de consultation déportée soit installé gratuitement chez eux.

Pour Familles Rurales, les fonctionnalités de base de ce nouveau compteur doivent permettre au consommateur d’avoir, sans surcoût, des informations supplémentaires lui permettant de maîtriser davantage sa consommation d’énergie.

Familles Rurales veillera à ce que le déploiement du compteur Linky ne coûte rien aux consommateurs que ce soit au moment de l’installation ou après, sur les factures. Le Mouvement demande que les familles puissent accéder facilement aux données leur permettant de maîtriser leur consommation, ce qui passe par l’installation d’un système de lecture déportée.
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35 euros pour avoir le droit de saisir le juge... c’est 35 euros de trop (28/09/11)
La Loi de Finances rectificatives de 2011, adoptée en juillet dernier, prévoit au 1er octobre 2011 une contribution de 35 euros pour pouvoir saisir le juge. Chaque instance introduite en matière civile, commerciale, prud’homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou administrative est concernée. Les justiciables bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et les victimes d’infractions pénales ne seront pas touchés.

Familles Rurales exprime son mécontentement face à cette mesure qui est une atteinte à l’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, érigeant en principe fondamental le libre accès à la justice. Alors que ce principe a déjà été fortement altéré par la réforme de la carte judiciaire qui a entraîné la fermeture de nombreux tribunaux d’instance, cette décision risque de restreindre encore l’accès à la justice pour certains.

Pour Familles Rurales, chaque justiciable, quel que soit l’endroit où il vit, doit pouvoir faire valoir ses droits et accéder à la justice. Pour Familles Rurales, ce droit est menacé.
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Téléphone portable : préservons les enfants... (28/09/11)
En cette période de rentrée scolaire, Familles Rurales attire l’attention des familles sur l’utilisation du téléphone portable par les enfants et adolescents.

Familles Rurales rappelle qu’il n’est pas recommandé aux enfants de faire usage d’un téléphone portable. L’Organisation Mondiale de la Santé a notamment reconnu un possible lien de cause à effet entre radiofréquences et développement de certains cancers pour cette population. Un consensus est aujourd’hui acquis : le principe de précaution doit s’appliquer. Pour le Mouvement, il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’acheter un portable trop tôt à un enfant.

Si l’enfant est équipé, il est indispensable de faire en sorte qu’il utilise bien son mobile : utiliser systématiquement les oreillettes, tenir le mobile à distance et ne pas téléphoner en se déplaçant.

Familles Rurales demande également aux Pouvoirs Publics d’informer largement l’ensemble de la population sur les bons usages du téléphone mobile.
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Tarifs SNCF : une hausse à prévoir ? (12/09/11)
En application du décret du 29 juillet 2011, il est envisagé que la SNCF puisse fixer plus librement les tarifs des billets. Selon le décret, l’objet de cette modification est d’adapter la fixation des tarifs à l’ouverture progressive du marché ferroviaire à la concurrence. La SNCF pourrait ainsi proposer une palette de tarifs plus large, élaborée en fonction de la demande et du taux de remplissage.

Familles Rurales s’inquiète des conséquences que pourrait avoir cette décision sur les tarifs :

N’ouvre-t-elle pas la porte à une hausse des prix sur les dessertes les plus fréquentées ? Les personnes qui voyagent régulièrement pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’étude seraient alors pénalisées. Une hausse des tarifs aurait de plus un effet négatif dans le choix effectué par le voyageur entre l’utilisation de la voiture et du train.

Par ailleurs, la nécessaire amélioration de la qualité du service sur la ponctualité, la propreté, les modalités de remboursement, notamment, ne saurait être absente des évolutions envisagées.

Enfin, la complexité de la grille tarifaire, déjà dénoncée par les clients de la SNCF, risque de se trouver encore accrue.

Dans le cadre des consultations prévues avec les associations de consommateurs, Familles Rurales rappellera sa volonté que le maillage en lignes ferroviaires soit assuré sur l’ensemble du territoire, à des prix raisonnables pour le consommateur.
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Observatoire des prix des fruits et légumes 2011 : des prix en baisse (23/08/11)
Familles Rurales publie les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2011 portant sur deux relevés effectués durant l’été: juin et juillet. Ces résultats, à retrouver en exclusivité mardi dans le quotidien la Croix, mettent en évidence :
  • Après une hausse des prix des fruits et légumes en 2010, cette année ils diminuent : - 1.8% pour les fruits comparé à 2010; - 5.7% pour les légumes.

  • Une baisse des prix entre les relevés effectués en juin et juillet : - 7.4% pour les fruits, - 10.4% pour les légumes. 

  • Comparé aux produits français, les fruits et légumes de l’étranger sont de moins en moins chers. 

  • C’est sur les marchés que les produits sont les plus chers, bien qu’ils enregistrent une forte baisse entre les deux relevés juin/juillet. 

  • Les produits bio sont nettement plus chers que les conventionnels (88% plus chers pour les fruits bio et 86% pour les légumes bio) (un écart en hausse: 70% en 2010).
Alors que la consommation de fruits et légumes diminue depuis quelques années en France, Familles Rurales encourage le consommateur à manger des fruits et légumes frais, achetés localement.
 
Afin d’enrayer cette baisse de la consommation, il est nécessaire de sensibiliser les familles aux bienfaits des fruits et légumes.
 
Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux reprises: en juin et juillet. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés, producteurs). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.
Durant l’été 2011, ce sont 60 veilleurs consommation qui ont relevé les prix dans 37 départements.
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« Sans OGM » : le projet de décret sur l’étiquetage manque de cohérence et de transparence (08/07/11)
Une coalition constituée de 4 associations de défense de l’environnement, de 3 syndicats agricoles, de 5 producteurs et d’une association de défense des consommateurs désapprouve le projet de décret1 relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés (OGM) ». La déception est d’autant plus grande que ce projet de décret était attendu depuis longtemps. Dans sa forme actuelle, le décret ne reprend que partiellement les réflexions menées ces trois dernières années. Au lieu d’améliorer l’information des consommateurs en leur indiquant clairement quels sont les produits issus de filières qualifiées « sans OGM », il limite la visibilité de l’offre de ces produits et empêche les consommateurs de faire leur choix en toute connaissance de cause.
 
Le projet notifié à la Commission européenne le 27 mai 2011, s’il a le mérite d’exister, n’est pas à la hauteur des attentes qu’il a pu susciter. Mais il est encore temps de l’améliorer avant qu’il n’entre en vigueur, le 1er janvier 2012.

Des OGM dans les filières animales françaises, à l’insu du grand public

En France, près de 80% des animaux d’élevage sont en partie nourris avec des OGM importés. Une information importante, mais que la plupart des consommateurs ignore. En effet, l’étiquetage « sans OGM » ou « issu d’animaux nourris sans OGM » n’existe pas officiellement pour les végétaux ou les produits animaux comme par exemple la viande, les oeufs, et les produits laitiers. Il est pourtant facile de remonter la chaîne et de savoir si les animaux sont, ou non, nourris avec des OGM. Mais la traçabilité s’arrête là ; elle tarde encore à s’afficher sur les produits vendus aux consommateurs.

Pour compenser cette lacune de la législation, le gouvernement français a élaboré une proposition de décret permettant aux producteurs et aux distributeurs qui ont fait le choix d’éviter les OGM de l’indiquer sur leurs produits et d'en informer clairement les consommateurs. Cette initiative attendue est malheureusement, dans sa forme actuelle, très insatisfaisante.

Des contraintes à l’étiquetage injustifiées, qui limitent l’information des consommateurs

Contrairement à l’objectif affiché, le projet de décret ne permet pas aux filières « sans OGM » d’être visibles et donc de pouvoir se développer. Les critères retenus par le gouvernement sont beaucoup trop restrictifs. La mention d’étiquetage qu’il prévoit sera d’une taille, couleur et police qui ne mettra pas du tout en valeur cette information. Le gouvernement a également introduit une contrainte supplémentaire : seuls pourront être étiquetés « sans OGM » dans le champ visuel principal les produits végétaux ou issus d’animaux dont l’ingrédient concerné représente « au moins 95% en poids de la denrée », hors sel et eau ajoutés. La mention pourra ainsi apparaître dans le champ visuel principal d’un yaourt nature. En revanche, la mention sur un yaourt aux fraises dont le lait est issu d’animaux nourris sans OGM sera reléguée au beau milieu de la liste des ingrédients. De la même façon, la mention pourra être mise en avant pour la plupart des jambons, mais pas pour les brochettes de viande avec poivrons.

Tout est donc mis en oeuvre pour que la mention « sans OGM » concerne le moins de produits possible et n’attire pas l’oeil du consommateur.

Les signataires de ce communiqué s’opposent à ce projet de décret en l’état et demandent au gouvernement :
  • que la mention d’étiquetage puisse être rendue réellement visible pour le consommateur ;
  • que le poids de l’ingrédient principal pour pouvoir étiqueter un produit dans le champ visuel principal soit revu à la baisse : celui-ci devrait représenter non pas 95% mais 50% en poids de la denrée ;
  • qu’il modifie la proposition de décret et respecte ainsi vraiment les consommateurs et les acteurs des filières « sans OGM ».
Les signataires :
 
Amis de la terre, Cabécou d’Autan label rouge, Confédération paysanne, Cooperl Arc Atlantique, Familles Rurales, Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Fermiers de Loué, France nature environnement (FNE), Greenpeace, Porc fermier Cénomans, Union nationale de l’apiculture française (UNAF), WWF.
 
Contacts
  • Amis de la terre, Patrick de Kochko : 06 17 06 62 60
  • Cabécou d’Autan label rouge, François Etevenon : 06 08 53 69 12
  • Confédération paysanne, Guy Kastler : 06 03 94 57 21 ou Chantal Gascuel : 04 73 24 31 15
  • Cooperl Arc Atlantique, Anne-Marie Boullier : 02 96 30 71 23
  • Familles Rurales, Amélie Bachelet : 01 44 91 88 88 ou Laetitia Verdier : 06 15 25 86 35
  • Fermiers de Loué, Yves de la Fouchardière 06 20 34 40 65
  • FNAB, Daniel Evain : 06 84 06 64 38
  • FNE, Frédéric Jacquemart : 06 07 31 27 96
  • Greenpeace, Rachel Dujardin : 06 13 07 04 29
  • Porc fermier Cénomans, Alain Cabannes : 02 43 28 58 58
  • Ségalafrom, François Etevenon : 06 08 53 69 12
  • UNAF, Jean-Marie Sirvins : 06 89 37 06 12
  • WWF France, Camille Lajus : 01 55 25 84 61
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Affichage environnemental des produits de consommation : L’expérimentation des 168 entreprises volontaires débute le 1er juillet 2011 (30/06/11)
Engagement important du Grenelle de l’Environnement pour favoriser le développement d’une consommation plus responsable, le Ministère du développement durable a décidé de lancer au 1er juillet 2011 une expérimentation visant à afficher sur des produits de consommation courante des informations sur les caractéristiques environnementales des produits.
 
168 entreprises ont accepté de porter cette expérimentation. Plus de 1 000 produits sont concernés.

Attente naissante des consommateurs, l’affichage des caractéristiques environnementales des produits leur apportera une information sur les impacts environnementaux de ces derniers et ainsi le pouvoir d’arbitrer des choix d’achat en fonction de critères de prix, de qualité et de pression sur l’environnement.

Les organisations nationales de consommateurs agréées suivantes : ADEIC, AFOC, CNAFC, Familles de France et Familles Rurales manifestent tout leur intérêt à l’égard des objectifs et principes de cet affichage et tiennent à souligner le travail de fond, très sérieux et important, qui a été mené -et continue à l'être - au sein de la plate-forme de travail ADEME-AFNOR.

Elles expriment également leur intérêt pour l’expérimentation qui va être menée pendant un an. Encore faudra t-il que les porteurs de projet et les Pouvoirs publics intègrent certaines attentes des consommateurs :
  • pour les premiers : qu’ils fournissent aux consommateurs une information lisible, visible et fiable sur les impacts environnementaux au plus près des produits sur les lieux de vente et que les produits en bénéficiant soient accessibles en termes de prix, sans augmentation pour la circonstance ;
  • pour les seconds : qu’ils procèdent à une évaluation complète de l’expérimentation, en y associant les organisations de consommateurs, tout au long de l’expérimentation afin de pointer les facteurs de succès et les points de difficultés en vue de pouvoir tirer un bilan utile à terme. En outre, les organisations de consommateurs agrées attendent des pouvoirs publics qu’ils testent un dispositif de contrôle de l’affichage environnemental.
Les organisations de consommateurs rappellent aux consommateurs qu’il s’agit d’une expérimentation menée par des entreprises volontaires qui sera identifiée sur les produits concernés par une mention ad hoc (« je participe à l’expérimentation nationale sur l’affichage environnemental des produits »). Ce faisant, l’information environnementale ne portera pas sur tous les produits mis sur le marché ni dans toutes les lieux de vente.
 
Les organisations de consommateurs communiqueront régulièrement sur cette expérimentation. Au cours de celle-ci, elles lanceront une enquête auprès des consommateurs pour recueillir leurs observations et avis quant à la compréhension et la visibilité de l’expérimentation sur l’affichage environnemental des produits de grande consommation.
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De nouveau une secrétaire d’Etat à la famille ! (30/06/11)
Familles Rurales prend acte de la nomination de Claude Greff au poste de secrétaire d’Etat à la famille, poste vacant depuis plusieurs mois. Le Mouvement souhaitait un interlocuteur pour toutes les questions concernant la famille et est donc satisfait de cette nomination. Plusieurs sujets, promesses de campagne du président N. Sarkozy, n’ont pas encore été mis en oeuvre, notamment :
  • Attribuer les allocations familiales pour tous les enfants à charge, du premier au dernier,
  • Faciliter le libre choix des parents en termes de modes de garde en créant davantage de places d’accueil en milieu rural.
Par ailleurs, Familles Rurales souhaite favoriser la conciliation vie professionnelle et vie personnelle et propose pour cela la création d’un congé parental plus court mais mieux rémunéré.

Familles Rurales sollicite dès à présent un rendez-vous auprès de Mme Greff afin de lui exposer ses réflexions sur les politiques publiques en faveur des familles et des territoires.
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Observatoire des prix et des marges : le consommateur est le grand perdant (27/06/11)
L’Observatoire des prix et des marges alimentaires, mis en place par le gouvernement et auquel Familles Rurales participe, présente aujourd’hui son rapport. Pour Familles Rurales, il apporte des éclairages importants sur les marges de chacun des acteurs dans le secteur de la viande, des fruits et légumes et du lait, secteurs en crise ces dernières années.

Les enseignements que Familles Rurales retient de cet Observatoire :
  • Deux acteurs sont pénalisés par le système actuel : le consommateur et le producteur.
    • Le consommateur puisque, quelles que soient les marges réalisées par les différents acteurs, il demeure celui qui paie le produit final au prix fort, qui ne diminue pas.
    • Le producteur puisque les prix qu’il facture chutent, sa marge diminue alors que celles de la grande distribution et des industriels se maintiennent ou s’accroissent.
  • L’effondrement des prix agricoles n’a pas de répercussion sur les prix proposés au consommateur. Les fluctuations des matières premières n’ont donc pas tant d’influence sur le prix final.
Familles Rurales demande régulièrement plus de transparence sur la formation des prix alimentaires et est donc satisfait qu’un Observatoire soit institué pour comprendre les marges réalisées par chacun des acteurs. Pour son fonctionnement optimal, il est indispensable que chacun apporte les éléments nécessaires à une meilleure compréhension du système.

Si la libre fixation des prix n’est pas à remettre en cause, il importe pour Familles Rurales que le consommateur n’en soit pas le grand perdant. Le Mouvement s’inquiète pour les familles au sujet des hausses de prix annoncés. Les résultats récents de l’observatoire des prix Familles Rurales enregistrent une hausse de déjà 2.38% sur les premiers mois de l’année 2011. Les produits alimentaires sont essentiels, ils tiennent une place importante dans le budget des familles, et par conséquent doivent faire l’objet de la plus grande attention de la part des Pouvoirs Publics.
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A qui profitera le compteur Linky ? (22/06/11)
Des compteurs « communicants » Linky ont été installés par ERDF, au second semestre 2010 en Indre-et-Loire et à Lyon, pour une expérimentation menée jusqu’à fin mars 2011. L’objectif de ces compteurs, pour le distributeur est de faciliter les relevés de consommation d’électricité. Pour l’utilisateur, un bénéfice est également escompté : l’accès à des informations en temps réel sur sa consommation, lui permettant de mieux la maîtriser.

Pendant l’expérimentation, Familles Rurales a interrogé des familles équipées du compteur Linky. Les résultats de l’enquête menée sont les suivants :
  • Pour l’installation : 46% des personnes considèrent que l’information donnée avant et lors de l’installation des compteurs n’a pas répondu à leurs attentes
  • Pour l’accès aux données : compte tenu de l’emplacement du compteur, 26 % des personnes n’ont pas facilement accès aux données. Pour 86 % des utilisateurs, aucune solution pour y pallier ne leur a été indiquée
  • Pour l’accès aux données de consommation en temps réel : 20 % seulement des foyers estiment utiles les informations auxquelles le compteur leur donne accès et pour 29 % des utilisateurs, sa consultation n’a pas permis de réduire leur consommation d’électricité.
Force est de constater que les « avantages » consommateurs ne sont pas probants.
 
Des questions sur le coût se posent. ERDF indique que les coûts d’installation du compteur ne seront pas à la charge des consommateurs. Le compteur Linky étant plus sensible que les précédents, l’augmentation de la puissance souscrite est souvent proposée aux utilisateurs pour remédier aux dysfonctionnements consécutifs à l’installation de ces compteurs. Or, cela augmente le coût de la facture. Il revient aux fournisseurs d’aménager ces abonnements pour limiter le surcoût au consommateur.
 
Familles Rurales pose la question : à qui profitera le compteur Linky ?
 
En cas de généralisation du compteur Linky, le Mouvement demande :
  • Qu’en aucun cas le consommateur n’en supporte le coût, ni à l’installation, ni ensuite dans ses factures avec un prélèvement réparti sur plusieurs années
  • Que les économies réalisées par ERDF (suppression des relevés à pied et diminution des interventions à domicile) soient utilisées pour sa mise en place.
Si finalement le consommateur réalise des économies grâce à un suivi rigoureux de sa consommation (si des économies étaient encore possible...), elles ne feront que compenser l’augmentation de l’électricité qui frappera toutes les familles en juillet prochain (2.9%).
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Observatoire des prix 2011 : une hausse de 2.38% depuis janvier ! (21/06/11)
Créé en 2006, l’Observatoire Familles Rurales mesure l’évolution des prix de 35 produits de consommation courante représentant 13 catégories de produits incontournables à la vie quotidienne des familles. 65 veilleurs consommation issus de 34 départements effectuent des relevés tous les deux mois en distinguant les prix de la marque nationale, de la marque de distributeur et du produit 1er prix. Quatre types de magasins sont visités : hypermarchés, supermarchés, commerces de proximité et hard-discounts.

Familles Rurales publie les premiers résultats de 2011 portant sur trois relevés (janvier-mars-mai). Ces résultats, à retrouver en exclusivité mardi dans le quotidien la Croix, mettent en évidence :
  • Une tendance à la hausse des prix, avec + 2.38% d’augmentation entre janvier et mai 2011 avec un prix « record » pour les marques nationales.
  • En 2011, les hypermarchés sont en moyenne les moins chers.
  • Comme les années précédentes, les hard-discounts ne sont pas les moins chers pour les 1er prix.
  • Les catégories de produits qui augmentent le plus sont les jus de fruits et les boissons chaudes.
Au regard des prévisions d’inflation pour l’année 2011 (2%), Familles Rurales s’inquiète pour les consommateurs. Alors qu’entre janvier et mai 2011, les prix ont déjà subi une hausse de plus de 2%, le Mouvement redoute les hausses à venir (les prix n’ayant pas tous intégré les augmentations dues aux matières premières). Il ne suffit pas d’alerter les consommateurs sur des hausses inexorables, Familles Rurales demande aux Pouvoirs Publics d’être vigilants et d’exercer une pression sur la grande distribution.

Les veilleurs ont aussi vérifié la présence du panier des essentiels. Les résultats indiquent que le bilan est très mitigé. Les veilleurs n’ont pas trouvé ce panier dans environ 2/3 des magasins ! Encore une fois, beaucoup de communication et très peu d’actions pour le porte-monnaie des consommateurs !
 
télécharger le dossier de presse (.pdf)
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Rapport Brigitte Grésy : l’égalité homme-femme encouragée (07/06/11)
Brigitte Grésy, membre de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), remet cet après-midi à Roselyne Bachelot son rapport portant sur l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales. Familles Rurales se réjouit que de nouvelles propositions soient avancées sur ce thème favorisant ainsi la conciliation vie familiale-vie professionnelle.

Deux mesures retiennent son attention :
  • Les congés maternité et paternité : actuellement de 16 semaines pour la mère et de 11 jours pour le père, ils seraient revus. Le rapport préconise un congé maternité de 12 semaines et un congé d’accueil de l’enfant de 8 semaines (4 semaines pour chaque parent non transférables). Une semaine supplémentaire serait accordée pour les familles optant pour cette formule.
    Familles Rurales soutient cette proposition qui permet un meilleur partage des tâches entre hommes et femmes et favorise l’implication des pères dès la naissance.
  • Le congé parental : le rapport suggère d’ajouter au dispositif actuel du CLCA, un congé parental d’un an rémunéré à hauteur de 60% du salaire antérieur avec deux mois non transmissibles pour l’autre parent (soit 10 mois pour l’un des parents et deux pour l’autre). Cette mesure va dans le sens des propositions émises par Familles Rurales lors des consultations réalisées dans le cadre de ce rapport.
Le Mouvement propose un congé d’un an, rémunéré à 70% du dernier salaire (d’un montant minimum de 800 euros). S’ajoute une période de deux mois supplémentaires de congé non transférable réservée à l’autre parent, soit une durée de congé de 14 mois au total. Ce congé est proposé dès le premier enfant.

Pour Familles Rurales, il est essentiel que les parents puissent avoir le libre choix du mode de garde pour leur enfant sans que les aspects financiers soient un obstacle dans la prise de décision. Cette proposition est indissociable au nécessaire développement de l’offre d’accueil de la petite enfance.

La mise en place de parties non transférables des différents congés apparaît comme déterminante et indispensable dans la progression du partage des responsabilités familiales et professionnelles.

Familles Rurales est favorable à ces deux mesures proposées par le rapport de Brigitte Grésy. Elles permettraient à la politique familiale d’évoluer vers un meilleur partage des rôles entre les hommes et les femmes.
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Projet de loi Lefebvre : quelques mesures à ajouter (01/06/11)
Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la Consommation, a présenté aujourd’hui son projet de loi pour « renforcer les droits, la protection et l’information du consommateur ». Familles Rurales accueille favorablement ce projet qui répond à des sujets concrets de vie quotidienne comme par exemple la mesure permettant aux familles de pensionnaires de maison de retraite de ne plus payer le mois voire le trimestre en cours au moment du décès.
 
Pour compléter ce projet de loi, Familles Rurales souhaite introduire de nouvelles dispositions :
  • La suppression de toute durée d’utilisation pour les offres prépayées de téléphone mobile,
  • La règlementation des pratiques des professionnels du marché funéraire,
  • L’instauration d’un délai de rétractation pour les ventes effectuées dans des foires,
  • L’obligation de former les vendeurs d’électroménagers aux produits d’assurance (extension de garantie).
Dans le cadre de l’examen du texte, Familles Rurales souhaite que le gouvernement aborde la phase parlementaire dans un esprit d’ouverture afin que le texte puisse être enrichi par les députés et les sénateurs.
 
La grande absente de ce projet reste cependant l’action de groupe. Attendue depuis plusieurs années, elle permettrait aux consommateurs de pouvoir obtenir collectivement réparation et améliorerait la protection de leurs intérêts. Sera-t-elle la grande absente de ce mandat présidentiel ?
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Radiofréquences : faudra t-il attendre un nouveau scandale sanitaire ? (27/05/11)
Il y a deux ans s’ouvrait le « Grenelle des ondes ». Transparence et concertation devaient être les maîtres mots de nos travaux.
Le reportage « mauvaises ondes » diffusé par France 3 le 18 mai dernier met en exergue la réalité de la controverse. Lorsque les études financées et/ou dirigées par les opérateurs concluent en « l’absence de risque compte tenu des connaissances actuelles », de nombreuses expertises indépendantes appellent à la vigilance.
L’avis rendu par l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) en 2009 démontre ces contradictions et invite les utilisateurs de mobile à la mesure. Les enfants devant être particulièrement préservés.

Concernant le rayonnement des antennes relais, le COMOP (comité opérationnel) avait la mission d’expérimenter un abaissement des seuils d’émission. La feuille de route a évolué. Les efforts se concentrent sur les PPE : Points Particulièrement Exposés. Nos associations réitèrent leur inquiétude de voir le mandat initial détourné. Une expérimentation généralisée doit être maintenue. Les lieux dits « sensibles » (écoles, crèches...) qui focalisent un certain nombre d’inquiétudes légitimes pour les parents ne sont même pas appréhendés.

Toujours dans le cadre du COMOP, était annoncée une expérimentation en matière de concertation, celle-ci étant pour nous nécessaire au rétablissement d’une démocratie citoyenne locale minimale. L’opération s’oriente là aussi vers la définition d’un « corpus minimum » qui n’a plus rien à voir avec de la concertation puisqu’il se limite à la transmission au maire d’une fiche de l’état qui fait problème (voir plus loin) et au dossier élaboré par les opérateurs.

Après l’échec de la campagne d’information menée par l’INPES (dont personne n’a entendu parler), après l’annonce de « l’impossibilité de mise en oeuvre » de la loi grenelle 2 qui prévoyait notamment :
  • l’interdiction de promouvoir l’utilisation d’un téléphone mobile par des enfants de moins de 14 ans,
  • l’interdiction de commercialisation d’objet contenant un équipement radioélectrique pour des enfants de moins de 6 ans
  • l’interdiction d’utiliser un mobile dans les écoles
Nos associations lancent une alerte. L’information portée par le ministère de la Santé gomme la réalité de la controverse scientifique sur les risques en matière de santé et développe la thèse du déni de risque qui apparaît pourtant en contradiction avec l’avis de l’AFSSET. Il ne reste même plus la nécessaire protection des enfants.

Pendant ce temps, les opérateurs se prémunissent de toute responsabilité juridique éventuelle. Ils rappellent par différents canaux les usages de précaution : sites internet, magazines, notices d’utilisation et même guides spécifiques destinés à informer les utilisateurs. L’information existe mais elle est noyée. Si un scandale sanitaire venait à être révélé, les opérateurs ne pourraient être mis en cause, c’est l’utilisateur qui n’aura pas su utiliser son matériel.

Nous ne cautionnerons pas un message qui aurait pour seule vocation de rassurer les populations ni un débat qui se limiterait à une stratégie de temporisation.

Nous voulons que l’ensemble de la population qu’il s’agisse des utilisateurs de portables ou des riverains d’antennes bénéficie de conditions d’exposition garantes de la santé.
Des messages clairs sur les risques doivent ainsi inciter les utilisateurs de portables à la mesure et à l’utilisation systématique d’oreillettes, conformément aux préconisations des opérateurs eux-mêmes. Les enfants doivent être préservés en priorité ainsi que les femmes enceintes.

Nos associations appellent les Pouvoirs Publics à faire le nécessaire avant que l’irréversible ne se produise.
 
Contacts presse :
Agir pour l’environnement : Stéphen Kerckhove : 01 40 31 02 99
CSF : Elsa Cohen : 01 44 89 86 80
Familles Rurales : Amélie Bachelet : 01 44 91 88 88
Priartem : Janine Le Calvez : 01 42 47 81 54
Robin des toits : Etienne Cendrier : 01 40 18 02 81
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Sécurité routière : redoublons d’effort et renforçons la prévention ! (12/05/11)
Face à l’aggravation de la mortalité sur la route, le Premier ministre, François Fillon, a réuni ce mercredi le comité interministériel à la sécurité routière.

Plusieurs mesures ont été annoncées et Familles Rurales accueille favorablement celles permettant de dissuader les excès de vitesse et de lutter contre l’alcoolémie et les stupéfiants au volant. Ces deux fléaux sont effectivement les principales causes de mortalité sur la route.

Cependant, le Mouvement souhaite un renforcement des sanctions concernant la conduite sous l’emprise de l’alcool en appliquant le principe : « celui qui conduit est celui qui ne boit pas » (soit un taux proche de zéro). Il en va de même pour l’usage des stupéfiants.

Familles Rurales se réjouit de l’installation d’un nouveau Conseil national de la Sécurité routière et participera à ses travaux. Le Mouvement rappelle qu’il est impliqué dans des actions de prévention et de sensibilisation sur les thèmes de l’alcool au volant et de révision du code de la route. Et si la prévention est nécessaire au sein des lycées, elle l’est tout autant à l’école et dans les collèges.

Pour Familles Rurales, la sécurité sur la route est de la responsabilité de tous les conducteurs. Il revient à chacun de sauvegarder la vie d’autrui et/ou sa propre vie.

Si le Mouvement prend acte de la réactivité du Gouvernement et en particulier à l’approche des longs week-ends de juin, il s’interroge sur le sens de son action. Assouplir les règles de récupération de points en février pour augmenter le nombre de points pour des infractions en mai : quel message auront retenu les automobilistes ?
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Pour une politique familiale encore plus ambitieuse (28/04/11)
L’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) a publié hier un rapport sur les politiques familiales de 34 pays. Il met en évidence les bienfaits de la politique familiale menée en France qui permet à la fois de maintenir un taux de fécondité supérieur à 2 enfants par femme et de concilier vie professionnelle et vie familiale (taux d’emploi des femmes âgées de 25 à 54 ans s’établit à 76.6%).
 
Ce rapport conforte l’idée, défendue par Familles Rurales, de la nécessité de maintenir et de développer une politique familiale ambitieuse. Ses principes fondateurs à savoir son caractère universel et son fondement sur la solidarité, doivent être maintenus.

Pour Familles Rurales, les sujets prioritaires sont :
  • L’attribution des allocations familiales pour tous les enfants à charge, du premier au dernier
  • L’amélioration de la conciliation vie familiale et vie professionnelle notamment par :
    • La refonte du congé parental : il doit être plus attractif et permettre également aux pères de s’occuper davantage de leurs enfants,
    • Le développement du nombre de places d’accueil dans les structures petite enfance.
Alors que les recettes de la branche famille sont trop souvent fragilisées, les résultats de ce rapport affermissent la position de Familles Rurales sur la nécessité, dans les années à venir, d’intensifier la politique familiale car beaucoup reste encore à faire dans ce domaine.

A l’approche des échéances à venir, n’oublions pas la politique familiale !
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Achat de la viande clonée ou non : le consommateur doit savoir (07/04/11)
Le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne ont échoué pour trouver un accord sur une règlementation des aliments issus du clonage. Les députés européens défendaient l’idée d’une traçabilité et d’un étiquetage pour tous les produits concernés. Les Etats membres ont refusé craignant une guerre commerciale avec des pays producteurs, hors d’Europe.

Faute d’accord, la proposition de la Commission européenne d’un moratoire de cinq ans sur la production et les importations d’aliments issus du clonage est retirée. Leur fabrication et leur commercialisation sont aujourd’hui rendus possible. Aucun étiquetage ni traçabilité ne sont prévus pour ces produits. Le consommateur n’a donc pas les moyens de savoir ce qu’il consomme.

Familles Rurales rappelle les recommandations du Conseil National de l’Alimentation auquel le Mouvement avait participé en 2008, notamment l’interdiction de la mise en marché à des fins alimentaires de produits issus d’animaux clonés ou de leur progéniture. Le Conseil avait d’ailleurs préconisé aux instances européennes, pour les produits hors UE, de se donner dès à présent les moyens d’une traçabilité et d’un étiquetage garantissant le libre choix du consommateur, en mentionnant le mode de production de ces produits.

Familles Rurales s’alarme donc de cette situation. Pour le Mouvement, un étiquetage précis de la viande clonée et des produits qui en sont issus, en remontant sur plusieurs générations d’animaux, est indispensable. Ce droit à l’information prime sur toute considération commerciale.
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Le « Panier des essentiels », une parade à la question des prix ? (06/04/11)
Dans un contexte de hausses annoncées des prix alimentaires, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la consommation, présentera aujourd’hui le « panier des essentiels ». Il s’agit d’une sélection de produits de qualité, bons pour la santé et vendus à des prix abordables, mis en avant chaque semaine par la grande distribution.
 
Ce panier devra comprendre 10 produits minimum dont au moins un légume, un fruit, une viande, un poisson, un fromage, un produit laitier et une boisson. Chaque magasin pourra élaborer lui-même sa liste des essentiels en respectant la saisonnalité, l’origine des aliments et en veillant au meilleur rapport qualité prix. Le panier devra être affiché à l’entrée du magasin et les produits mis en avant dans les rayons.
 
Familles Rurales accueille favorablement cette démarche qui encourage l’alimentation équilibrée et qui veut démontrer qu’il est possible de trouver des produits de qualité à des prix abordables. L’ensemble de la grande distribution est concerné par cette démarche, le ministère espérant que ¾ des magasins entreront dans le dispositif d’ici à la fin du mois.
 
Familles Rurales va observer attentivement la mise en oeuvre de cette démarche et son évolution dans le temps. Cependant, l’initiative du ministre ne résout pas le problème des prix dans un contexte de hausse généralisée des produits alimentaires.
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Prix des énergies : des annonces apaisantes mais insuffisantes (06/04/11)
Le gouvernement a annoncé hier une série de mesures afin de contenir les prix des énergies (gaz, électricité, pétrole). Familles Rurales prend acte de la prise de conscience par les Pouvoirs publics des problèmes en matière d’énergies.

Concernant le gaz, le gouvernement a annoncé l’annulation de la hausse prévue en juillet 2011 (+7.5%) et la révision du mode de calcul de son prix. Familles Rurales est satisfait de ces deux annonces. Sur la formule de calcul, le Mouvement souscrit aux propos du président de la Commission de Régulation de l’Energie à savoir que les marchés spot du gaz (prix du marché) doivent être pris en compte dans la fixation du prix du gaz à hauteur de 30%, sous réserve que cela soit favorable aux consommateurs.

Au sujet de l’électricité, les prix des tarifs réglementés augmenteront de 2.9% au 1er juillet 2011. Quant aux tarifs non réglementés, ils sont amenés à subir une hausse conséquente puisque la revente par EDF de son électricité à ses concurrents pourrait se faire au prix de 40 euros/MWh. Au regard des différentes augmentations passées et à venir, Familles Rurales se demande quels seront les bénéfices pour les consommateurs de l’ouverture à la concurrence du secteur de l’électricité.

Enfin, le gouvernement a annoncé la revalorisation du barème forfaitaire kilométrique pour l’imposition des revenus 2010. Familles Rurales regrette que cette mesure ne s’applique qu’aux déplacements professionnels et aux personnes imposables. Les habitants du milieu rural sont une nouvelle fois oubliés puisqu’ils n’utilisent pas leur voiture dans le seul cadre professionnel mais dans leur vie quotidienne. Le Mouvement déplore également que rien ne soit prévu pour les familles qui se chauffent au fioul, très nombreuses en milieu rural.
 
Familles Rurales est sceptique quant à l’efficacité des mesures présentées. Le Mouvement estime que les Pouvoirs Publics ont un rôle primordial à jouer sur les tarifs des fluides essentiels. Une politique d’envergure doit être proposée rapidement afin d’accompagner les familles dans la réduction de leur consommation, dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de leur logement et aussi pour les aider à évoluer vers d’autres énergies.
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Affichage de l’impact environnemental : Familles Rurales partie prenante de l’expérimentation (10/03/11)
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, a annoncé mardi 8 mars 2011, lors d’une conférence de presse à laquelle Familles Rurales participait, le lancement d’une expérimentation portant sur l’affichage de l’impact environnemental des produits de grande consommation à partir du 1er juillet 2011. L’objectif, également défendu par Familles Rurales, est de mieux informer le consommateur avant qu’il fasse ses choix.
Familles Rurales se réjouit du lancement de cette expérimentation qui est de nature à orienter les consommateurs vers des produits ayant moins d'impact sur l'environnement. Le Mouvement s'impliquera avec cinq autres associations de consommateurs (Familles de France, CNAFC, Adéic, OR.GE.CO, AFOC) pour évaluer la perception des consommateurs par rapport aux types d'affichage proposés.
 
168 entreprises volontaires ont été retenues, de secteurs et tailles variés, pour mener cette expérience pendant un an à partir du 1er juillet 2011. L’affichage qu’elles retiendront devra être multicritère (indice carbone, pollution de l’eau, effet sur la biodiversité, etc.) et se calculer sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Quant au support, le choix est laissé à l’industriel (affiche, sur l’étiquette, sur internet...). Un bilan général et une évaluation auprès des consommateurs seront effectués.
 
Pour Familles Rurales, l’affichage doit être visible et compréhensible pour le consommateur sur son lieu d’achat, un minimum d’information doit donc se trouver sur l’étiquette. Il est également important que les données fournies par les industriels sur l’impact environnemental soient fiables. Le Mouvement sera particulièrement vigilant sur ces points.
 
Si cette expérimentation est prévue pour un an, l’affichage devrait ensuite être généralisé comme prévu par la Loi Grenelle 2. Familles Rurales souhaite qu’à terme l’option d’affichage permettant le choix le plus éclairé du consommateur soit retenue et qu’elle soit la même pour tous les produits afin de permettre au consommateur de comparer.
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Gaz et pétrole : jusqu’où ira la hausse ? (01/03/11)

900 à 1 000 euros c’est la dépense annuelle supplémentaire pour une famille qui se chauffe au gaz ou au fioul domestique et se déplace en voiture soit pratiquement l’équivalent d’un smic!

Les hausses récentes du pétrole et du gaz impactent les familles de la façon suivante:

  • 200 euros environ pour une famille qui se chauffe au gaz (suite aux hausses de 9.7% en avril et 4.7% en juillet 2010 et celle confirmée pour avril 2011 de 5%).
  • 676 euros pour une famille réalisant un plein de carburant par semaine pour une voiture familiale (le plein d’une voiture familiale en gazole a connu une hausse de 13 euros en un an, passant de 65 euros en février 2010 à 78 euros en février 2011).
  • 320 euros pour une famille se chauffant au fioul domestique, qui a besoin de 2000 litres par an pour une maison de taille moyenne (le prix du litre est passé de 0.69 en février 2010 à 0.85 euro en février 2011, soit 23% de hausse).
Familles Rurales s’inquiète de ces évolutions notamment pour les familles vivant en milieu rural, particulièrement dépendantes de ces énergies pour se chauffer et se déplacer. Selon l’INSEE, 7% environ du budget des ménages est consacré à l’énergie en France, mais l’effort énergétique d’un habitant d’une zone rurale est le double de celui vivant en milieu urbain. La précarité énergétique continue d’ailleurs à se développer. Les tarifs sociaux permettent aux plus démunis de se chauffer à des prix moindres, mais les personnes aux revenus modestes, qui n’y ont pas accès, subissent ces hausses de plein fouet.
 
Comment protéger le consommateur face à la hausse inéluctable de ces énergies qui sont pourtant indispensables? L’ouverture à la concurrence du secteur de l’énergie n’a pas eu l’effet escompté, c'est-à-dire une baisse des prix pour le consommateur. Face à cette situation, il est nécessaire de l’encourager à maîtriser sa consommation.

Le Mouvement souhaite que la régulation de la tarification de l’énergie soit suivie attentivement par les Pouvoirs Publics. Sommes-nous condamnés à subir les fluctuations spéculatives des marchés sur les biens indispensables pour la vie quotidienne des familles? Quelle est la stratégie à long terme pour les énergies dans notre pays?

Concrètement, Familles Rurales demande depuis plusieurs années:

  • La suppression de la TVA sur la TIPP, qui représente aujourd’hui environ 10 centimes d’euros par litre de carburant. Ainsi, sur une année l’économie serait de 416 euros (le plein d’un réservoir de voiture familiale serait diminué de 8 euros par semaine),
  • Le développement des transports collectif ou à la demande en milieu rural,
  • Une politique nationale d’accompagnement vers les nouvelles énergies.
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Usage du téléphone portable : Nathalie Kosciusko Morizet soucieuse des enfants (11/02/11)
Le comité opérationnel d’expérimentation sur les antennes relais s’est réuni hier, en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Cette dernière a été conviée suite à la situation de blocage dénoncée par plusieurs associations dont Familles Rurales* dans le cadre du groupe de suivi « Grenelle des ondes ».

Parmi les sujets abordés, Familles Rurales est très attentif à l’information diffusée aux familles concernant l’usage des téléphones portables par les enfants et la présence de radiofréquences. Une communication claire sur les précautions à prendre s’impose.

Lors de la réunion, la ministre a répondu avoir entendu les préoccupations du Mouvement et selon elle, « il faut trouver une solution » pour que le message de précaution à destination des enfants passe. Elle propose, notamment, d’intégrer un avertissement dans les carnets donnés aux femmes enceintes. La maternité représentant une période idéale pour sensibiliser les futurs parents.
Familles Rurales accueille favorablement cette proposition tout en sachant qu’elle ne peut se concrétiser sans la volonté du ministère de la Santé.

Familles Rurales a exprimé ses plus vifs regrets sur l’échec de la campagne d’information diffusée par l’INPES sur les « bons usages du mobile » en décembre 2010. Aucune nouvelle échéance n’a été communiquée néanmoins, la ministre a souligné que cette campagne n’était « qu’une première étape pour que chacun puisse être informé » et envisage d’ores et déjà « une diffusion plus large ».

Familles Rurales poursuivra sa veille et saisira de nouveau le ministère de la santé dans les prochains jours pour lui faire des propositions.

*Familles Rurales, Agir pour l’environnement, la CSF, les Robins des Toits et Priartem.
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Familles Rurales, signataire de la nouvelle convention AERAS (01/02/11)
Signature de la nouvelle convention AERASThierry Damien, président de la fédération nationale Familles Rurales, a signé aujourd’hui la convention AERAS rénovée (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) en présence des ministres Christine Lagarde, Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot. Familles Rurales a participé depuis janvier 2010 aux réunions de renégociation de cette convention.

Familles Rurales salue les avancées proposées dans cette nouvelle version :
  • L’élévation du plafond des emprunts pour les prêts immobiliers et pour les prêts professionnels de 300 000 à 320 000 euros.
  • L’instauration, à partir du 1er mars 2011, d’un questionnaire de santé commun à toutes les banques, mesure défendue par le Mouvement. Familles Rurales regrette que ce document n’ait pas été présenté au moment de la signature de cette convention.
  • L’engagement des différentes parties à développer l’information autour de cette convention, notamment par la rénovation du site internet. Une liste des personnes référentes sera établie dans chacune des banques. Familles Rurales sera vigilant pour que chaque agence bancaire ait un référent sur la convention AERAS.
  • La création d’un groupe de travail, qui prendra en compte les avancées thérapeutiques, pour examiner les dossiers des personnes dont l’état de santé est jugé consolidé ou stabilisé.
  • La non liaison entre assurance et emprunt permettant ainsi à l’emprunteur de choisir son assurance.
  • L’intégration de la couverture invalidité comme risque couvert par l’assurance à partir du 1er septembre 2011.
Familles Rurales veillera à ce que les dispositions prévues dans cette convention soient mises en place et permettent un renforcement des droits des emprunteurs ayant un risque aggravé de santé.
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Résultats 2010 de l’Observatoire des prix (11/01/11)
Familles Rurales observe depuis cinq ans l’évolution des prix des produits de la vie courante des familles. Des relevés de prix sont effectués dans différents types de magasins sur des panels de produits « marque nationale », « marque de distributeur » et « 1er prix ».
 
En 2010, 65 veilleurs consommation issus de 33 départements ont effectué 432 relevés. Les principaux résultats de l’Observatoire des prix sont les suivants :
 
Pour l’année 2010
  • Au cours de l’année 2010, le panel moyen a augmenté de 0.19%.
  • Mieux vaut faire ses achats dans un supermarché, les prix y sont moins élevés qu’ailleurs.
  • Le panier de produits « 1er prix » est 8 euros plus cher dans les hard-discounts que dans les hyper/supermarchés !

Evolution des prix par rapport à 2009

  • Les prix ont en général plutôt baissé par rapport à 2009 excepté ceux des marques nationales qui ont augmenté de près de 2%.

Evolution des prix depuis 5 ans

  • En 5 ans, les prix ont augmenté de 2.7%. L’année 2007 avait été marquée par des prix bas. En revanche, depuis trois ans, les prix progressent régulièrement.
  • Ce sont les « 1er prix » qui ont connu la plus forte hausse (+8.1%), alors que les « marques de distributeurs ont baissé de 2.2%. Quant aux prix des marques nationales, ils continuent à augmenter.
  • Les supermarchés sont la surface de vente où les prix baissent le plus (pour les « marques de distributeurs» et « 1er prix ») ou augmentent le moins (pour les « marques nationales »)

Focus sur la baguette et le lait

  • La baguette de pain a augmenté depuis 2007 dans les grandes surfaces prenant 10 centimes d’euros.
  • Malgré la baisse du prix d’achat aux producteurs, les prix du lait et des produits laitiers n’ont pas diminué.

Télécharger le dossier de presse

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Première rencontre avec les associations de consommateurs (15/12/10)
Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé de la consommation, organisait lundi 13 décembre une réunion avec l’ensemble des associations de consommateurs. Familles Rurales a participé à ce premier échange.
 
Frédéric Lefebvre a notamment :
  • Annoncé la suspension pour trois mois de la commercialisation des tapis puzzle pour les enfants. Familles Rurales est satisfait de cette décision qui fait primer la question de la sécurité des consommateurs sur toute autre considération.
  • Indiqué la position ferme défendue par la France sur le projet de directive européenne « Droit des consommateurs ». Familles Rurales continuera à se mobiliser pour que le droit français, plus protecteur pour le consommateur, continue à s’appliquer.
  • Réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les associations de consommateurs et à faire prévaloir la transparence.

Familles Rurales prend acte des annonces du secrétaire d’Etat en attendant une rencontre dans les prochains jours.

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Prix des médicaments : des écarts de 1 à 3 ! (15/12/10)
Familles Rurales a mis en place un observatoire des prix des médicaments en janvier 2010. Les veilleurs du Mouvement relèvent ainsi deux fois par an (janvier et juin) les prix de 13 produits qui peuvent être vendus en libre accès, sans ordonnance (décret juillet 2008). 72 pharmacies ont été visitées dans 34 départements. Le prix du médicament, sa localisation dans l’officine et la présence ou non du prix sur la boite ou le présentoir ont été relevés.
 
Les résultats des relevés de juin 2010 indiquent de forts écarts de prix entre les pharmacies :
  • un même médicament peut être vendu jusqu’à trois fois plus cher ! Ainsi, une boite de 20 comprimés de Nurofen 200 mg a été relevée à 1.78 euros et à 4.6 euros ; une boite de 12 gélules Imodiumcaps à 1.99 euros et à 5.9 euros. Les consommateurs éprouvent donc des difficultés à s’y retrouver.
  • les médicaments restent encore majoritairement derrière le comptoir
Dans un contexte de structuration du secteur des pharmacies, Familles Rurales s’interroge sur les modes de distribution. Au regard de la différence de prix, le consommateur doit-il comparer les prix d’une pharmacie à une autre ?
 
Familles Rurales demande que :
  • le consommateur soit systématiquement informé du prix avant l’achat
  • le pharmacien propose des produits similaires à celui demandé par le client, notamment des génériques
  • un ticket de caisse soit proposé à chaque achat
Le Mouvement estime que les pharmaciens ont un rôle primordial à jouer en termes de conseils et que leur présence en milieu rural est indispensable.
 
Télécharger le dossier de presse
 
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Exonération de charges sociales : Les personnes dépendantes seront aussi concernées ! (08/12/10)
Le Sénat a adopté hier le projet de loi de finances 2011. L’article 90, portant sur la suppression d’exonération de charges sociales pour les services à la personne, a été supprimé puis réintégré suite à une seconde délibération de l’assemblée, à la demande du gouvernement.
 
Outre le contexte de réduction des déficits publics, l’argument avancé par le gouvernement, est l’assurance que les mesures contenues dans l’article ne concernent pas les personnes les plus fragiles, handicapées, bénéficiaires de l’APA ou de plus de 70 ans.
 
Cet argument est inexact. L’article 90 contient en réalité, deux mesures : une impactant les particuliers employeurs, l’autre concernant les prestataires de services à la personne. Cette dernière, qui augmente les charges sociales, concerne aussi les services rendus aux personnes dépendantes et aux publics fragiles, services qui n’ont rien d’une prestation de confort.
 
Dès le mois prochain, le taux horaire d’une aide à domicile sera majoré de 1 à 1.5 euro, se traduisant par une augmentation de 90 euros par mois en moyenne, soit 1 080 euros par an.
 
Familles Rurales s’est opposé à l’adoption de cette mesure. A l’heure où le débat du financement de la dépendance s’ouvre, le ton est déjà donné : c’est le bénéficiaire qui est pénalisé ! Peut-on compter sur les Conseils généraux pour prendre en charge cette hausse alors qu’ils sont déjà cette année en difficulté financière pour assurer le paiement des heures effectuées auprès des publics fragiles ?
 
Si Familles Rurales a conscience de la situation budgétaire difficile de la France, et reconnait par conséquent que des mesures sont à prendre, ces dernières ne doivent pas remettre en cause le principe de solidarité, en particulier en direction des personnes fragiles.
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Nouveau gouvernement : qui va s’occuper des familles ? (15/11/10)
Suite à l’annonce de la nouvelle composition du gouvernement, Familles Rurales regrette que la famille n’apparaisse dans aucune des attributions de ministère ou secrétariat d’Etat. Comment expliquer cette absence alors que la famille exerce un rôle prépondérant dans la société en termes d’éducation, de solidarité, d’amortisseur de crise ou encore de prévention ?
 
Le Mouvement rappelle que la famille a été depuis plusieurs années et sous plusieurs gouvernements, soit portée par un ministère soit par un secrétariat d’Etat, marquant ainsi toute l’importance qu’il doit être accordé à la politique familiale.
Familles Rurales demande à ce qu’un membre du gouvernement soit explicitement en charge de la famille. De nombreux chantiers sont en effet à approfondir dans ce domaine :
  • le perfectionnement du système des prestations familiales et du congé parental,
  • l’amélioration de la conciliation du temps de travail et de la vie familiale,
  • le développement d’une politique d’action familiale de proximité avec les structures d’accueil de la petite enfance, des enfants et des jeunes.
Par ailleurs, le Mouvement prend acte de la fusion du ministère de l’Espace rural et de l’Agriculture. Familles Rurales attend de ce nouveau ministère une politique de soutien à la ruralité avec des moyens dédiés aux actions de développement des services dans les territoires.
 
Enfin, Familles Rurales attend la feuille de route de ce nouveau gouvernement et rappelle les thèmes de travail incontournables de ces prochains mois :
  • la réforme du financement de la dépendance,
  • la réforme de la fiscalité,
  • le maintien et le développement des services aux populations, notamment à la petite enfance,
  • la mise en place de l’action de groupe pour les consommateurs.
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Guide pratique sur les allégations environnementales : un premier pas... à suivre (12/11/10)
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie ont présenté, mercredi 10 novembre, le guide pratique des allégations environnementales, élaboré par le Conseil National de la Consommation. En tant que rapporteur des travaux du CNC avec l’AFOC, Familles Rurales se réjouit de cet aboutissement.

Ce guide pratique clarifie l’emploi de certaines allégations environnementales (ex : produit « durable », « naturel », « biodégradable »...) : leurs sens, leurs conditions d’utilisation... Son objectif est de permettre au consommateur de se retrouver parmi les nombreuses allégations employées et ainsi de choisir un produit en ayant une information claire, sans être trompé sur son impact environnemental. Ce guide a également une vocation pédagogique pour les professionnels : il doit leur permettre de modifier leurs pratiques afin que leur communication environnementale soit sincère, claire et objective.

Pour Familles Rurales, ce guide pratique est un premier pas pour sensibiliser les consommateurs aux allégations environnementales.
Le Mouvement souhaite que la DGCCRF exerce son rôle de contrôle et vérifie que les recommandations du CNC soient prises en compte par les professionnels.
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PLFSS 2011 : pas facile pour les familles ! (05/11/10)
L’Assemblée nationale a adopté mardi 02 novembre le projet de loi de financement de Sécurité sociale 2011.

Familles Rurales se réjouit de l’adoption des amendements portés par les députés visant à supprimer l’article 55 du projet de loi. Ce dernier prévoyait de reporter le versement de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) au mois suivant la naissance, alors qu'elle peut aujourd'hui être perçue pendant le mois.
Motivée par un souhait d’harmonisation des conditions d’obtention des prestations familiales et d’économie (64 millions d’euros), cette mesure pénalisait en fait les jeunes couples et les familles modestes. Le Mouvement n’y était pas favorable.

Familles Rurales demande aux sénateurs, qui examineront ce texte à partir du lundi 08 novembre de conserver le dispositif de la Paje tel qu’il est en vigueur aujourd’hui, autrement dit qu’elle soit versée dans le mois de la naissance.

En revanche, le Mouvement est opposé à la mesure qui supprime le versement rétroactif des allocations logement et demande à ce que l’article 54 soit retiré. De la même manière, Familles Rurales s’était opposé cet été à la suppression de la possibilité de cumuler l'aide personnalisée au logement et la demi-part fiscale par enfant à charge.
 
Force est de constater que la branche famille est vraiment malmenée. En effet, à ces deux mesures s’ajoute le transfert de financements pérennes (0.28 point de CSG) de cette branche vers la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), elle-même prolongée, transférant ainsi une lourde charge aux générations futures.
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Gestion de la dette sociale : hold-up sur la branche famille ! (21/10/10)
L’Assemblée nationale a voté hier en première lecture le projet de loi organique sur la gestion de la dette sociale. Il prolonge la durée de vie de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) de 4 ans (2025 au lieu de 2021). Il lui transfère 130 milliards d’euros de déficits cumulés. Ce projet de loi remet en cause la loi organique de 2005, qui interdit l’allongement de la durée de vie de la Cades au delà de 2021 et prévoit également que tout transfert de déficits doit être compensé par une hausse des recettes de façon équivalente et pérenne.
 
Pour financer ce nouveau transfert, le gouvernement, après avoir proposé les recettes issues de la réduction des niches fiscales, a finalement décidé de prendre 0.28 point de CSG normalement dévolu à la branche famille, soit 3.2 milliards d’euros. La raison de ce changement demeure dans le fait que les recettes des niches fiscales ne sont pas assez pérennes (elles diminueront dans les prochaines années). Elles seraient donc attribuées à la branche famille (en remplacement du manque de recette de la CSG).
 
Familles Rurales s’oppose fermement à ce tour de passe-passe financier qui fragilise les recettes de la politique familiale. Combien de fois devra-t-elle être ponctionnée ? Est-ce cela la politique d’investissement prônée par le Président de la République lors de la remise de la médaille de la famille le 15 octobre dernier ?
 
Faut-il rappeler que la branche famille prend déjà en charge le transfert de charge de la majoration pour enfants (à l’origine dévolue à la branche vieillesse) à hauteur de 3.5 milliards d’euros cette année ?
 
Familles Rurales demande le retrait de cette mesure et une hausse de la CRDS afin de ne pas transmettre de charges aux générations futures.
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Suppression d'exonération de cotisations: et si les personnes dépendantes payaient plus ? (19/10/10)
Le projet de loi de finances prévoit dans son article 90 la suppression de l’exonération de cotisations patronales pour les emplois dans le secteur des services à la personne. Marquant la volonté de l’Etat de rétablir l’équilibre des finances publiques, cette mesure qui vise les prestataires de services à la personne impacte aussi en réalité les services d’aide à domicile des personnes dites « fragiles ». Elle a pour conséquence directe une augmentation des charges des services déjà dans une situation économique difficile.
 
Pour Familles Rurales, le retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale est indispensable. Cependant, la remise en cause des exonérations doit s’envisager sur plusieurs années pour donner le temps aux prestataires de services de répercuter progressivement la charge correspondante aux cotisations.
 
Plus largement, la question du financement de l’aide à domicile est posée. En effet, qui subira l’augmentation du coût horaire ? Les prestataires déjà en situation financière difficile ou le bénéficiaire lui-même fragile ? A l’aube de la réforme du financement de la dépendance en France, la remise en cause des aides au secteur de l’aide à domicile interroge. Est-il nécessaire de rappeler l’importance de ces services permettant aux personnes dépendantes de vivre le plus longtemps possible à domicile, répondant ainsi à leur aspiration, à des coûts moindres ?
 
Pour Familles Rurales, il n’est pas envisageable de supprimer l’exonération sans compenser la charge par une revalorisation des aides aux bénéficiaires.
 
Pour Familles Rurales, la remise en cause des exonérations ne pourrait s’envisager que dans le temps pour ne pas mettre en péril la pérennité des prestataires de services à domicile.
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Maintien de la retraite à 65 ans : le sursis sera-t-il suffisant ? (08/10/10)
Le gouvernement a déposé un amendement au Sénat qui maintient à 65 ans au lieu de 67 ans l’âge d’annulation de la décote pour les parents de trois enfants. Les parents concernés doivent être nés entre le 1er  juillet 1951 et le 31 décembre 1955 et s’être arrêtés de travailler au moins un an dans les trois ans suivant la naissance d’un de leurs enfants. 
 
Familles Rurales  prend  acte  de cet amendement qui correspond à une demande. Il revient  sur une mesure particulièrement défavorable aux femmes, qui consistait à relever l’âge de la retraite à taux plein de 65 à 67 ans. Le Mouvement avait déjà fait part de son opposition et s’est mobilisé depuis le mois de juin contre cette mesure. 
 
Familles Rurales  regrette  que ce maintien ne soit  que provisoire et demande qu’un bilan soit réalisé en 2015 afin de vérifier, en s’appuyant sur les prévisions de l’INSEE et du Conseil d’Orientation des Retraites, qu’il n’existe plus d’écart de durée de validation entre les hommes et les femmes.  Pour le Mouvement, il est inconcevable qu’une personne soit pénalisée au moment de la retraite parce qu’elle a  cessé de travailler pour élever ses enfants. L’âge légal de départ à la retraite à taux plein ne doit pas être repoussé tant que persisteront des écarts de durées validées entre les hommes et les femmes. 
 
Si ce  nouvel amendement  permet d’éviter des écarts en termes de  trimestres cotisés entre les hommes  et les femmes, cela ne comble pas les inégalités de pensions. Familles Rurales souhaite que des mesures soient prises rapidement pour que les différences de salaires et de traitement entre hommes et femmes dans le monde du travail disparaissent.  
 
Par ailleurs, Familles Rurales se réjouit que les parents d’enfants handicapés conservent eux aussi la retraite à taux plein à 65 ans. 
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Engagement des opérateurs de téléphonie mobile : peut-on vraiment les croire ? (27/09/10)
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce, a annoncé jeudi 23 septembre que les opérateurs de téléphonie mobile s’engageaient à :
  • Déverrouiller gratuitement les mobiles dès 3 mois au lieu de 6 (afin de pouvoir insérer la carte d’un concurrent),
  • Proposer des abonnements sans engagement,
  • Faciliter la résiliation,
  • Indiquer les limites à « l’illimité ».
Familles Rurales se réjouit de ces avancées, il s’agissait en effet de problèmes persistants que le Mouvement avait pointés du doigt à plusieurs reprises et signalés au gouvernement ainsi qu’à l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).
 
Familles Rurales regrette qu’il ne s’agisse que d’engagements de la part des opérateurs, reposant ainsi sur leur bonne volonté, et qu’il n’y ait pas une obligation juridique. Les expériences précédentes ont montré à plusieurs reprises que les opérateurs ne respectaient pas leurs promesses : ils s’étaient engagés à informer les consommateurs sur les caractéristiques essentielles de leur offre, or, de nombreuses publicités vantent encore des abonnements sans même en donner le prix.
 
Familles Rurales veillera, au sein du Conseil National de la Consommation auquel il siège, à rappeler aux opérateurs les engagements qu’ils ont pris. Le Mouvement leur rappellera également l’obligation, établie dans un décret en 2007, d’assurer la portabilité des numéros de téléphones fixes.
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Réduire la dette publique : une urgence ! (17/09/10)
A l’heure où le gouvernement apporte les derniers ajustements aux projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale, la réduction de la dette doit être une priorité absolue. Ne pas tout mettre en oeuvre pour ramener les budgets à l’équilibre ne serait pas responsable au regard des générations futures.
 
Si Familles Rurales a pris acte de l’ensemble des mesures prises pour rationnaliser les dépenses, il lui paraît primordial d’aller au-delà et de ne pas simplement miser sur une hypothétique reprise de la croissance pour résorber les déficits.
 
Familles Rurales réaffirme son attachement à l’impôt sur le revenu (IRPP), impôt qui est le plus juste socialement car progressif et prenant en compte la composition de la famille. Son assiette doit d’ailleurs être élargie à l’ensemble des revenus financiers. Pour le Mouvement, les réductions d’impôts, crédits d’impôts et abattements doivent rester exceptionnels.
 
Familles Rurales rappelle son opposition à la fiscalité indirecte telle que la TVA qui pèse, en proportion, plus lourdement sur les ménages ayant peu de ressources, que sur les autres, du fait d’une consommation quasi contrainte. A noter qu’en 2008, la TVA a rapporté 178 milliards d’euros à l’Etat contre 59 pour l’impôt sur le revenu.
 
Si la hausse de l’impôt sur le revenu ne saurait être l’unique solution, elle participe à une prise de conscience collective des besoins et augmente l’implication de chacun en fonction de ses moyens, pour une société plus solidaire, pour vivre mieux ensemble.
 
Elle évite aussi de confier aux générations futures le lourd fardeau d’une dette qui chaque année grandit, au point que la France ne peut rembourser que les intérêts de sa dette.
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Soins dentaires : un accès de plus en plus inégalitaire (15/09/10)
La Cour des Comptes a publié le 8 septembre son rapport annuel dans lequel elle pointe du doigt l’évolution des soins dentaires et notamment l’absence d’une « politique globale » dans ce secteur. Cela se manifeste principalement par :
  • Une diminution de la densité des chirurgiens-dentistes et une mauvaise répartition de ces professionnels sur les territoires ruraux,
  • Un désengagement de l’Assurance maladie qui entraine un basculement du remboursement vers les organismes complémentaires,
  • Des dépassements d’honoraires importants et des soins spécifiques non pris en charge par la Sécurité Sociale.
Familles Rurales s’inquiète de ces évolutions ayant pour conséquence un renoncement aux soins (selon la Cour des Comptes 63% des renoncements aux soins concernent les dents). L’accès égal aux soins pour tous n’est plus garanti, les personnes ne disposant pas d’une complémentaire santé ou d’une couverture à minima n’étant pas remboursées.
 
Familles Rurales rappelle que la prévention est importante dès le plus jeune âge et qu’elle peut permettre des économies à long terme.

Le Mouvement demande :

  • des mesures pour éviter une pénurie de chirurgiens-dentistes en milieu rural,
  • plus de transparence sur les pratiques tarifaires : affichage des honoraires et établissement systématique d’un devis,
  • le maintien et le développement d’une politique de prévention spécifique en direction des jeunes. Le contrôle et les soins en résultant doivent être pris en charge à 100%, sans avance de frais, quel que soit l’âge de l’enfant, jusqu’à sa majorité.

Familles Rurales défend un accès universel aux soins, chaque patient devant pouvoir se faire soigner, quels que soient ses ressources financières et son lieu de vie.

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Observatoire des prix des fruits et légumes 2010 (24/08/10)
Depuis 2007, Familles Rurales relève, pendant l’été, les prix de 8 fruits et 8 légumes en distinguant leur origine mais aussi les surfaces de vente. Deux relevés de prix (semaine du 14 juin et semaine du 12 juillet) ont ainsi été effectués par 81 veilleurs consommation dans 38 départements. Cette année, Familles Rurales a décidé de relever également le prix des fruits et légumes bio.
 
Cet Observatoire des prix des fruits et légumes a mis en évidence pour l’été 2010 :
  • Une baisse des prix entre les deux mois: -7.6 % pour les fruits, -5.6% pour les légumes.
  • Les fruits et légumes produits en France sont moins chers que ceux importés.
En comparant les résultats obtenus en 2009, il apparaît :
  • Une hausse du prix des fruits de 11.1% par rapport à 2009 et de 5.5% pour les légumes. L’année 2009 avait été marquée par une forte baisse des prix des fruits et légumes.
  • Si une personne suit la préconisation de l’OMS (manger 400 grammes de fruits et légumes par jour), cela lui revient à 1.04 euro par jour contre 0.95 euro l’année dernière.

Sur les fruits et légumes bio :

  • Ils sont environ 70% plus chers que les fruits et légumes conventionnels.

Familles Rurales demande, une fois encore, davantage de transparence sur les prix et les marges de la filière fruits et légumes. Le Mouvement espère que les dispositions prévues dans la Loi de Modernisation de l’Agriculture permettront d’obtenir une plus grande clarté sur ce point et d’aboutir à un prix juste pour tous.

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Familles Rurales conteste la nouvelle hausse du prix du gaz (30/06/10)
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de valider le relèvement de 4,7 % des tarifs réglementés du gaz, demandé par GDF Suez. Cette hausse fait suite à celle de 9,7 % intervenue le 1er avril. En trois mois, les prix du gaz ont ainsi augmenté de 12 à 15 % en moyenne pour les ménages qui l’utilisent, notamment pour le chauffage. Familles Rurales conteste cette nouvelle hausse.

Actuellement les tarifs du gaz évoluent selon une formule tarifaire fixée par le gouvernement. Cela prend en compte l’évolution du prix du pétrole et du fioul ainsi que le taux de change entre l’euro et le dollar.

Dans un contexte où les prix de marché baissent et où la Ministre de l’Economie demande une pause de la hausse tarifaire jusqu’à ce que les résultats de l’audit à réaliser sur la formule de calcul des prix du gaz soit connus, Familles Rurales conteste cette nouvelle hausse ! Intervenant en période de difficultés économiques, où les situations de précarité énergétique sont de plus en plus nombreuses, cette nouvelle hausse pénalise gravement les familles.
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Crédit à la consommation : une réforme attendue (28/06/10)
Le Sénat a adopté définitivement lundi 21 juin la réforme du crédit à la consommation, qui était en débat depuis plus d’un an. Familles Rurales se satisfait des mesures comprises dans cette réforme, elles permettront de lutter contre le développement des situations de surendettement.
 
Le Mouvement se félicite de la mise en place d’un fichier positif, étant une des seules associations de consommateurs proposant ce dispositif, et souhaite donc participer au comité chargé d’étudier sa mise en oeuvre.

Familles Rurales se réjouit également que :

  • la règlementation de la publicité pour les crédits à la consommation soit plus stricte,
  • l’emprunteur bénéficie d’une meilleure information sur les conditions d’acceptation du crédit et d’un délai de rétractation de 14 jours,
  • pour les cartes de magasins, la fonction crédit ne soit pas activée sans le consentement explicite du consommateur. Cependant, Familles Rurales défend une dissociation complète entre carte de fidélité et cartes de paiement.
Pour Familles Rurales, l’adoption de la réforme du crédit à la consommation est une étape importante en faveur du consommateur, permettant ainsi de mieux encadrer les pratiques existantes dans ce domaine.
Le Mouvement demande à participer au comité chargé de préfigurer l’instauration du fichier positif qui sera mis en place cet été.
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Réforme des retraites, Familles Rurales se mobilise (24/06/10)
Après l’annonce par le gouvernement des mesures visant à réformer les retraites, Familles Rurales se mobilise et mènera cet été une action parlementaire afin que les familles ne soient pas oubliées.
 
Familles Rurales propose de changer le dispositif de majoration de pension pour enfants accordé à chacun des parents ayant élevé au moins trois enfants. Actuellement, cette bonification est proportionnelle au montant de la pension (10%). Le Mouvement est favorable à un système forfaitaire, qui serait ainsi plus solidaire, toutes les familles auront la même somme indépendamment du montant de la pension, et plus équitable entre les femmes et les hommes.

Par ailleurs, Familles Rurales est opposé au relèvement de l’âge d’annulation de la décote de 65 à 67 ans. Cette mesure serait particulièrement défavorable aux femmes, en effet, seulement 44% d’entre elles partent en retraite en ayant réalisé une carrière complète contre 86% pour les hommes.

Enfin, le Mouvement met en garde contre l’utilisation du Fonds de Réserve des Retraites pour financer les déficits accumulés ces dernières années. Que se passera-t-il si le scénario du gouvernement d’un retour à l’équilibre des régimes de retraite pour 2018 ne se déroule pas comme prévu ? Comment seront alors financées les retraites ?
Le scénario retenu par le gouvernement est-il crédible ? Familles Rurales s’inquiète du report possible du financement vers les générations futures.

Familles Rurales reste attentif à l’avancée des débats sur les retraites et sera actif cet été pour défendre ses positions en faveur des familles.
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Action de groupe, une nécessité (23/06/10)
Le Sénat discutera le 24 juin en séance publique la proposition de loi déposée par Nathalie Bricq et Richard Yung visant à instaurer un recours collectif dans le droit français.
 
Ce dispositif, annoncé depuis 2005, se fait attendre. Pour Familles Rurales, la mise en place de l’action de groupe est une nécessité. Elle permettrait de réparer les préjudices de masse dont les consommateurs sont victimes sans pour autant menacer l’équilibre des entreprises respectueuses des règles établies.
 
Pour le Mouvement, elle doit être réservée aux associations agréées de défense des consommateurs et doit concerner l’ensemble du droit de la consommation. Familles Rurales propose une procédure en trois étapes :
  • Un jugement déclaratif de responsabilité : l’association saisit le juge qui détermine le comportement fautif de la société en cause et évalue la hauteur du préjudice subi par l’ensemble des intéressés, 
  • La publicité : une publication, limitée dans le temps, permet de recenser les victimes souhaitant être indemnisées, 
  • La répartition des fonds : le juge indemnise les personnes ayant manifesté l’intention de faire partie du groupe, le reliquat alimente un fonds commun destiné à supporter les frais inhérents à la procédure et finance d’autres projets consuméristes.

Pour Familles Rurales, le procès doit demeurer un recours ultime en cas d’abus manifeste ou lorsque le dialogue ne peut être instauré avec la société visée.

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Réforme des retraites : une vision à court terme (17/06/10)
Alors que le gouvernement vient d’annoncer sa réforme des retraites, Familles Rurales souhaite réagir aux mesures décidées concernant :
 
- l’équité entre les régimes : le Mouvement défend depuis longtemps le principe de l’équité entre les régimes de base. Il accueille donc favorablement le fait que l’âge d’ouverture des droits à la retraite soit le même pour les salariés du secteur privé et ceux du public ainsi que l’alignement progressif des taux de cotisation.
 
- les besoins de financement : Familles Rurales approuve les nouvelles recettes proposées : la contribution des hauts revenus et de ceux du capital. Le Mouvement prend acte du relèvement de l’âge légal de 60 à 62 ans. Il se réjouit que le dispositif des carrières longues soit prolongé et étendu à ceux qui ont commencé leur carrière à l’âge de 17 ans.
 
- l’âge d’annulation de la décote : Familles Rurales est opposé au relèvement de l’âge d’annulation de la décote de 65 à 67 ans en 2023. En effet, cette mesure sera particulièrement défavorable aux femmes qui, pour beaucoup, n’ont pas tous leurs trimestres et devront attendre deux années supplémentaires pour valider leur pension.
 
- la meilleure prise en compte de la maternité : Familles Rurales se réjouit que les indemnités journalières perçues au cours du congé maternité soient prises en compte dans le calcul de la retraite. Si cette mesure vise à compenser l’interruption de carrière liée à la maternité, il ne faut pas oublier que les écarts de pensions entre hommes et femmes sont essentiellement liés aux différences de salaires. Beaucoup reste à faire dans ce domaine.
 
Familles Rurales regrette que la réforme des retraites annoncée aujourd’hui ne soit pas fondée sur une vision de long terme. En effet, l’équilibre des régimes de retraite prévu pour 2018 repose sur des indicateurs économiques optimistes (plein emploi en 2024 avec un taux de chômage à 4.5% et une hausse de la productivité de 1.5%).
 
Si les indicateurs économiques n’étaient pas aussi favorables que prévu, que restera-t-il pour faire face à de nouveaux déficits alors qu’il est envisagé aujourd’hui d’utiliser le Fonds de Réserve des Retraites pour financer les déficits accumulés ces dernières années ?
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Réforme des retraites : des solidarités à renforcer (14/06/10)

Alors que le gouvernement s’apprête à annoncer sa réforme des retraites, Familles Rurales rappelle son attachement à la solidarité entre les générations, donc au système par répartition, ainsi qu’à l’équité entre les régimes de base et les régimes complémentaires. A cotisation et durée équivalentes, les assurés doivent obtenir la même pension de retraite.

Familles Rurales souhaite :
 
- Pour faire face aux besoins de financement :
  • Un élargissement de l’assiette de prélèvements aux revenus financiers et à ceux du patrimoine.
  • Une augmentation du nombre de trimestres cotisés.

- Pour prendre en compte la charge de familles :

  • L’instauration d’unsystème forfaitaire pour la majoration de pension pour trois enfants et plus. Actuellement, le système est proportionnel au montant de la pension.
  • Laprise en compte, pour le calcul des pensions, des périodes non travaillées du parent ayant réduit ou cessé son activité.

Par ailleurs, les écarts de pension doivent être réduits entre les hommes et les femmes.

Familles Rurales sera attentif à l’avancée de la réforme des retraites dont l’objectif doit être de maintenir et renforcer les solidarités en pensant aux générations futures.

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Résultats de l’Observatoire des prix des médicaments Familles Rurales (20/05/10)
Familles Rurales a mis en place un observatoire des prix des médicaments en janvier 2010. Les veilleurs du Mouvement ont relevé les prix de 13 produits que les pharmaciens peuvent vendre en libre accès. En janvier, ils se sont rendus dans 76 pharmacies de 36 départements et ont noté : le prix du médicament, sa localisation dans l’officine et la présence ou non du prix sur la boite ou le présentoir.

Les résultats de ce premier relevé révèlent :
  • Des écarts de prix importants : un même médicament peut voir avoir un prix trois fois plus élevé d’une pharmacie à une autre
  • Des produits qui restent encore majoritairement derrière le comptoir
  • Lorsque le consommateur a accès librement aux produits, il a connaissance du prix dans 95% des cas.
Lorsque le médicament est derrière le comptoir, son prix est visible par le consommateur dans 56.7% des cas.

Familles Rurales rappelle son attachement :
  • A la visibilité du prix pour le consommateur
  • Aux conseils du pharmacien.
Pour le Mouvement, le pharmacien a en effet un rôle primordial de conseils pour éviter les contre-indications et interactions entre médicaments.

Familles Rurales souhaite que, lorsque les médicaments ne sont pas en accès libre, le pharmacien propose plusieurs produits afin que le consommateur puisse choisir celui qui correspond à son besoin et à son budget. Le Mouvement est également favorable à ce qu’un ticket de caisse soit délivré pour l’achat des médicaments.

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Thierry Damien, réélu président de Familles Rurales (22/04/10)
Thierry Damien

Lors du Conseil d’administration du jeudi 22 avril 2010, Thierry Damien, président de la fédération nationale Familles Rurales depuis 2004, a été réélu à cette fonction pour deux ans.

Animateur dans le centre de loisirs de l’association de Saint-Maur (Indre) en 1988, il devient président de cette association en 1995. En 1996, il entre au conseil d’administration de la fédération départementale de l’Indre et est membre du bureau fédéral. Parallèlement, il est élu en 1998 au conseil d’administration de la fédération nationale puis au bureau en 2002.

Depuis janvier 2007, il est membre du Conseil Économique, Social et Environnemental, représentant des activités sociales, au titre des associations familiales, désigné par l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF).

Dominique Marmier, Geneviève Le Nevé et Nicolas Schvob ont été élus vice-présidents.

Dans le cadre de sa mission de représentation des familles, le Mouvement participera prochainement aux débats concernant la réforme des retraites et à la réflexion sur le financement de la dépendance
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Création du fichier positif : Familles Rurales a été entendu (13/04/10)
Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi sur le crédit à la consommation Christine Lagarde, ministre de l’Economie, a acté le principe de création d’un fichier positif et a proposé d’installer un "comité de préfiguration" sur ce fichier.

Familles Rurales se réjouit de cette décision et rappelle que le Mouvement lutte depuis 2006 pour l’instauration d’un fichier positif. Géré par la Banque de France, il permettrait de recenser l’ensemble des crédits en cours d’un même individu et d’éviter ainsi le développement des situations de surendettement.

Concernant la mise en place du comité de préfiguration qui sera chargé, en douze mois, de définir les modalités de création d’un fichier positif, la ministre a indiqué qu’il serait composé de toutes les parties prenantes et notamment des associations de consommateurs. Familles Rurales souhaite participer à ce comité et fera part de cette volonté à la ministre.

Familles Rurales se réjouit de la création d’un fichier positif et suivra avec attention les débats qui se dérouleront les prochaines semaines sur ce sujet.
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Education : pour une responsabilité partagée entre parents et école (09/04/10)
Familles Rurales a participé aux États généraux de la sécurité à l’école organisés les 7 et 8 avril à Paris. Dans son discours de clôture, Luc Châtel, ministre de l’Education nationale a indiqué que l’éducation était une responsabilité partagée entre les parents et l’école. Le Mouvement approuve cette position. Il défend depuis longtemps le fait que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants.

Familles Rurales rappelle l’importance de la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants. Le Mouvement est en revanche opposé à ce que les allocations familiales soient suspendues afin de sanctionner les familles dont les enfants sont trop souvent absents en classe. Il est peu probable que cette mesure contribuera à faire revenir les enfants à l’école. Familles Rurales rappelle que les allocations familiales sont universelles et qu’elles sont la reconnaissance des fonctions d’entretien et d’éducation qu’exercent les familles.

Agréées associations éducatives complémentaires de l’enseignement public depuis 1996, les associations Familles Rurales mènent des actions de prévention dans les écoles, notamment sur la santé, la sécurité routière, le surendettement, etc. et mettent également en place de l’accompagnement à la scolarité en partenariat étroit avec les parents.
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Le fichier positif, grand absent de la réforme du crédit à la consommation (24/03/10)
Familles Rurales accueille favorablement le projet de loi sur la réforme du crédit à la consommation qui est débattu à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Il est nécessaire en effet d’encadrer les pratiques existantes dans ce domaine afin d’éviter le développement des situations de surendettement. Le Mouvement soutient notamment les mesures suivantes :
  • Une réglementation plus stricte des publicités pour les crédits à la consommation : elles devront indiquer clairement le taux d’intérêt lié au crédit et mentionner « un crédit vous engage et doit être remboursé »,
  • Une meilleure information des emprunteurs : le prêteur devra lui indiquer les conditions d’acception du crédit ainsi que le montant des échéances à rembourser, quant au délai de rétraction, il passera de 7 à 14 jours,
  • Le développement du microcrédit : le projet de loi introduit des mesures destinées à favoriser le développement du microcrédit et confirme l’appui financier dont bénéficient les structures accompagnant les emprunteurs.
Pour rappel, Familles Rurales est engagé dans le microcrédit social, en tant qu’accompagnateur social, depuis 2007.

Familles Rurales regrette cependant que :
  • Le projet de loi ne prévoit pas de dissociation complète entre les cartes de fidélité et les cartes de crédit.
  • Le fichier positif ait disparu du texte. Si une gestion en temps réel du fichier recensant les incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) est une nécessité, cela ne doit pas occulter l’importance d’un fichier positif qui protégerait davantage les familles du surendettement et responsabiliserait les prêteurs. Il permettrait de recenser l’ensemble des crédits en cours d’un même individu et éviterait qu’il ne s’endette au delà de sa capacité de remboursement.
Encadrer le crédit à la consommation est d’autant plus nécessaire que les dépôts de dossiers de surendettement sont en forte augmentation. En 2009, cette hausse atteint 18% selon la Cour des Comptes.
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La parité menacée ? (09/03/10)
Alors qu’est célébrée aujourd’hui la Journée internationale des droits des femmes, Familles Rurales s’inquiète pour la parité.

L’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes attend depuis un an le décret de nomination de ses membres. Si un décret du 24 juillet 2009 nomme trois personnes membres de droit, les 30 autres ne sont toujours pas connues. Cette instance ne peut donc pas jouer son rôle, à savoir alerter lorsque des inégalités entre hommes et femmes sont constatées, situation encore fréquente.

Ainsi, si une proposition de loi prévoit une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d’administration des entreprises cotées au CAC 40, le projet de réforme des collectivités territoriales ne va pas dans le bon sens. En effet, 80% des conseillers territoriaux devraient être élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour et les 20% restant sur des listes départementales. Cette disposition entrainerait une régression importante en termes de parité entre les femmes et les hommes puisque la proportion des candidats soumis à la contrainte paritaire lors des élections territoriales diminuerait. Il n’y aurait donc pas un égal accès aux mandats régionaux. L’Observatoire de la parité anticipe que seulement 17% de femmes seraient alors élues conseillers territoriaux en 2014 si cette réforme est adoptée.

Familles Rurales demande que le décret de nomination pour l’Observatoire de la parité soit publié dans les plus brefs délais et souhaite, par ailleurs, que le principe de parité acquis par la loi s’applique aux élections des futurs conseillers territoriaux.
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Urgence dans l'aide et les soins à domicile (06/03/10)
Lors de la table-ronde du 22 décembre 2009 sur le financement de l’aide et des soins à domicile organisée par la DGAS* (nouvellement DGCS*), 16 organisations représentant les professionnels et les usagers du secteur avaient demandé un travail autour de la refonte globale du système ainsi que la création d’un fonds d’urgence pour aider les structures connaissant de graves difficultés financières. En ce début mars, ces mêmes organisations sont consternées de constater qu’aucune décision n’a été prise au sujet du fonds d’urgence,alors même qu’il est plus que jamais d’actualité. Le nombre de structures en difficulté augmente ; les conséquences sur les familles et l’emploi également.
Par ailleurs, si ces mêmes organisations saluent l’annonce de la tenue de réunions de travail autour des enjeux du secteur, elles s’inquiètent des délais. Alors que les rapports sont annoncés à fin juin, aucune réunion de concertation n’est prévue pour le moment.

L’analyse consensuelle partagée par la quarantaine d’organisations présentes lors de la table ronde du 22 décembre 2009 sur l’extrême gravité de la situation des structures d’aide et de soins à domicile n’a manifestement pas suffi aux pouvoirs publics pour prendre la mesure de l’urgence et des répercussions dramatiques auprès des personnes handicapées, âgées, des familles en difficulté ainsi que de leur entourage.
  • Concernant le déblocage du fonds d’urgence, aucune décision ou piste de travail n’a été annoncée par les pouvoirs publics, afin de permettre aux structures les plus en difficulté de reconstituer leur trésorerie et de poursuivre ainsi leurs missions au quotidien auprès des personnes fragiles. L’échéance à fin février est d’ores et déjà dépassée. Mais les organisations réitèrent leur demande plus que jamais nécessaire, la situation des structures s’aggravant de semaine en semaine.
  • Quant à la nécessité d’une refonte complète du système de l’aide à domicile, le Gouvernement a bien annoncé la mise en œuvre de travaux sur différents axes, que ce soit avec la DGCS*, laCNSA*, la mission de l’IGAS* et de l’IGF* ou encore, de manière plus indirecte, au travers du plan« Vivre chez soi » présenté récemment par Nora Berra, Secrétaire d’Etat en charge des Aînés.Les organisations réaffirment leur volonté de contribuer activement à ces travaux.Toutefois, elles sont inquiètes à double titre : comment ces travaux, qui ne sont ni commencés ni même planifiés, pourront-ils aboutir fin juin ? Quid de la coordination de ces travaux engagés par différentes autorités, pour répondre à un même sujet, a fortiori dans des délais aussi courts ?
Alors que la table ronde du 22 décembre 2009 semblait amorcer une prise de conscience de la part des pouvoirs publics, les organisations signataires sont aujourd’hui profondément déçues devant l'absence d'effectivité et ne peuvent que déplorer ce manque de mobilisation de la part des autorités de contrôle.

Combien de temps sera-t-il encore nécessaire de rappeler les enjeux de société auxquels nous devons faire face ? Puisque cela semble indispensable, rappelons qu’aujourd’hui 60 000 personnes fragiles - des personnes âgées, handicapées ainsi que des familles en difficulté - sont menacées de n’avoir plus d’aide, et 10 000 salariés risquent de perdre leur emploi. Enfin, faute de financement suffisant, les structures se trouveront bientôt dans l’incapacité d’assurer les missions d’intérêt général sur l’ensemble des territoires comme elles le font depuis de nombreuses décennies.

Au-delà des effets d’annonce, il est grand temps que le Gouvernement prenne la mesure de l’urgence en proposant des avancées concrètes et un travail effectif. Les organisations continueront à se mobiliser en ce sens.

* DGAS : Direction générale de l’action sociale
DGCS : Direction Générale de la Cohésion Sociale
CNSA : Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
IGAS : Inspection générale de l’Action sociale
IGF : Inspection Générale des Finances

Présentation du Collectif des organisations signataires :

Le Collectif des organisations signataires s’est créé à l’occasion de la table-ronde sur le financement de l’aide et des soins à domicile du 22 décembre 2009. Dans une déclaration commune, le Collectif a alerté dès décembre sur la situation critique des structures du secteur et présenté les constats et revendications partagés.

Regroupant les acteurs à but non lucratif intervenant auprès des personnes âgées, handicapées ainsi que des familles, ce Collectif a pour objet de porter les problématiques et les positions de leurs adhérents (structures d’aide et de soins à domicile, organismes mutualistes, associations représentatives des personnes en situation d’handicap, personnes âgées, retraités, des familles), en menant à la fois des actions de sensibilisation concertée auprès de la presse, de l’opinion, des pouvoirs publics, et en s’inscrivant auprès de ces derniers comme force de proposition.


Contact presse : Amélie Bachelet - Tél. : 01 44 91 88 88

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Familles Rurales signe une convention de partenariat avec les Jeunes Agriculteurs (05/03/10)
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Thierry Damien, président de Familles Rurales fédération nationale et William Villeneuve, président national des Jeunes Agriculteurs, ont signé jeudi 4 mars au Salon de l’agriculture une convention de partenariat. L’objectif de ce rapprochement entre les deux organisations est de permettre aux agriculteurs, là où ils exercent leur activité, d’accéder aux différents modes d’accueil de la petite enfance. La convention porte sur deux grandes thématiques :
  • Le développement d’une offre d’accueil du jeune enfant diversifiée au sein des territoires ruraux. Familles Rurales s’est ainsi engagé à fournir un appui technique aux jeunes familles d’agriculteurs porteuses de projets, à chaque étape de la réalisation et de la mise en oeuvre. Par ailleurs, dans l’offre de services Familles Rurales concernant l’accueil de jeunes enfants, une attention particulière sera portée aux besoins et à l’implication des jeunes agriculteurs au sein des structures d’accueil (amplitude horaires, ouverture de places d’urgences...) et à l’employabilité des personnes présentes sur le territoire.
  • L’information réciproque sur les actions menées dans les réseaux Jeunes Agriculteurs et Familles Rurales. Cela implique que les activités et services du réseau Familles Rurales soient publiés au sein des « Points information installation », que des liens croisés soient mis en place entre les sites internet des deux organisations et enfin que la diffusion d’informations de proximité sur les politiques d’accueil des nouvelles familles soit favorisée.
Les Jeunes Agriculteurs et Familles Rurales, fédération nationale se sont engagés à orienter leurs réseaux respectifs vers leurs relais locaux afin de concrétiser des projets d’accueil et de répondre aux attentes des jeunes familles d’agriculteurs.

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Familles Rurales rencontre le ministre en charge des territoires ruraux (26/02/10)
Thierry Damien, président de la fédération nationale Familles Rurales, a été reçu avec une délégation par Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’aménagement du territoire, dans le prolongement des Assises des territoires ruraux.

Familles Rurales a confirmé au ministre sa satisfaction et son attachement à un ministère dédié à la ruralité, mais s’interroge sur les moyens financiers dont il dispose pour soutenir et développer les territoires ruraux et leurs acteurs nationaux et locaux.

Le Mouvement a rappelé :
  • la capacité locale des associations Familles Rurales à répondre aux enjeux ruraux par une offre de services de proximité : services à domicile sur les territoires vieillissants, lieux et services d’accueil des enfants sur certaines communes qui connaissent l’arrivée massive de jeunes ménages actifs avec des enfants.
  • le rôle essentiel des associations en milieu rural : réponses aux besoins par la mise en place de services, Relais Familles mutualisant les services sur un territoire, mobilisation et participation des populations, lien social et convivialité...
  • sa vision d’un milieu rural vivant et attractif avec des emplois de proximité, une offre de logement diversifiés (individuel, collectif, locatif...) et un environnement de services de qualité, publics et privés.

Le ministre a précisé diverses actions et mesures du plan en faveur des territoires ruraux : organisation des soins et maisons de santé pluridisciplinaires, pôles d’excellence rurale, schémas de couverture numérique...

Familles Rurales a soulevé certaines difficultés rencontrées par des associations locales pour mettre en oeuvre des actions innovantes, de transport à la demande notamment, ou pérenniser leurs services, dans le cadre du dispositif de Relais Services publics par exemple.

Le ministre s’est engagé à travailler avec Familles Rurales sur les freins techniques, juridiques ou financiers rencontrés dans la réalisation de ces actions.
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Ouverture des jeux en ligne : attention aux mineurs ! (24/02/10)

Le Sénat examine actuellement un projet de loi sur la libéralisation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne. Familles Rurales salue un certain nombre de dispositions prévues dans ce projet de loi notamment l’interdiction du jeu à crédit, l’interdiction du jeu pour les mineurs et la mise en oeuvre de moyens de lutte contre l’addiction aux jeux.

Cependant, Familles Rurales s’interroge sur les moyens prévus pour empêcher les mineurs d’accéder aux jeux en ligne notamment le dispositif utilisé pour déterminer si le joueur en ligne est majeur ou non. Par ailleurs, si le Mouvement se satisfait des limitations de la publicité pour ces sites, il estime que le mineur restera malgré tout exposé à tous les autres cas non visés par la loi. Enfin, Familles Rurales propose que les sites de jeux en ligne soient référencés sur les logiciels de contrôle parental.

D’autre part, Familles Rurales regrette que ce projet de loi n’aborde pas la question de la prévention du danger des jeux d’argent auprès de publics fragiles ou en situation de difficultés financières passagères.

Familles Rurales estime qu’il est important de légiférer sur les jeux en ligne, notamment en raison de l’événement sportif mondial à venir, afin d’éviter que les internautes ne jouent sur des sites illégaux. Néanmoins, cette ouverture ne doit pas se faire dans la précipitation et doit prévoir les moyens de prévenir l’addiction aux jeux des mineurs et des publics fragiles.

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Réforme du congé parental : encourager le libre choix des familles (12/02/10)

Le Haut Conseil de la Famille auquel participe Familles Rurales a adopté son premier avis sur la réforme du congé parental. Satisfait de la création de cette instance, le Mouvement se félicite de la remise en chantier de la politique familiale.

Pour Familles Rurales, la réforme du congé parental à venir doit prendre en compte, en priorité, le libre choix du mode de garde quel que soit le lieu de vie de la famille. Il revient aux parents de choisir de consacrer eux-mêmes du temps à l’éducation de leur jeune enfant ou de recourir à un mode d’accueil (structure collective, assistante maternelle, garde à domicile) et aux Pouvoirs publics de leur donner les moyens d’accéder à leurs choix.

Au regard des différentes propositions mentionnées dans l’avis, Familles Rurales est satisfait du maintien de la durée réglementaire du Complément Libre Choix d’Activité (3 ans) accordé à partir du 2ème enfant, dans la mesure où ce dispositif correspond au choix de nombreuses familles.

Le Mouvement accueille favorablement la proposition d’amélioration du congé « raccourci » COLCA, notamment en le rendant accessible dès le 2ème enfant (aujourd’hui à partir du 3ème enfant).

Cependant, Familles Rurales souhaite que ce congé, plus court, soit mieux rémunéré afin de le rendre attractif pour les deux parents, participant ainsi à un rééquilibrage des tâches. Le Mouvement propose que cette option soit rémunérée à 70 % du dernier salaire (d’un montant minimum de 800 €, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale).

Enfin, le Mouvement estime qu’une réforme n’est possible qu’avec un déploiement important de nouvelles places d’accueil de la petite enfance, en particulier dans les territoires ruraux.

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Quels moyens pour le plan d’action en faveur des territoires ruraux ? (10/02/10)

Le Président de la République a clôturé mardi 9 février les Assises nationales des territoires ruraux lors de son déplacement dans le Loir-et-Cher. Depuis le mois de novembre 2009, Familles Rurales a participé au groupe de travail national : « Faciliter la vie quotidienne des populations » en réaffirmant la priorité du développement de services pour les familles, notamment sur le champ de la petite enfance, des services publics, de la santé et des transports. Le Mouvement a notamment proposé :

  • Un égal accès aux services essentiels pour toutes les populations : école, santé, administration, transports collectifs...
  • Le développement des maisons de santé pluridisciplinaires
  • L’affectation obligatoire des jeunes diplômés en médecine sur des zones sous-dotées pour leurs premières années d'exercice
  • Un maillage du territoire par des relais multiservices notamment en intégrant les Relais Services Publics. Familles Rurales agit déjà en ce sens avec ses 130 Relais Familles
  • La création d’un fonds d'aménagement numérique et de péréquation territoriale
  • La reconnaissance de la possibilité de proposer du transport à la demande en gestion associative

Le Mouvement a rappelé l’importance du maintien de l’emploi dans les territoires ruraux, créant ainsi des bassins de vie regroupant notamment l’emploi, les services et les loisirs.

Familles Rurales a également insisté sur le rôle prépondérant des associations dans le maintien du dynamisme rural et le développement des territoires. Pour Familles Rurales, elles sont un lieu d’exercice de la citoyenneté, un acteur économique important puisqu’elles organisent et gèrent de nombreux services d’intérêt général. Elles contribuent ainsi fortement à la cohésion sociale locale.

Le Mouvement prend acte de la mise en place d’un plan d’action en faveur des espaces ruraux. Parce que la constitution d’un socle de services publics de base (école, services pour la petite enfance, les personnes âgées...) est nécessaire, Familles Rurales regrette qu’une loi cadre sur les services publics ne vienne pas garantir leur accès quel que soit le lieu d’habitation des familles.

Concernant le numérique, Familles Rurales craint que les 2 milliards d’euros consacrés au déploiement du très haut débit, via la fibre optique, ne viennent occulter le développement rapide du haut débit et de l’offre triple play en tous points du territoire.

Plus généralement, le Mouvement s’interroge sur les moyens qui seront alloués à ce plan d’action.

En conclusion, Familles Rurales se félicite que le développement rural soit envisagé par un ministère dédié, dans une perspective d’aménagement du territoire et de recherche d’un équilibre urbain-rural.

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Un "reste à charge" toujours plus élevé pour le patient (09/02/10)

Plusieurs syndicats de médecins généralistes ont appelé leurs adhérents ayant acquis la spécialité de médecine généraliste à augmenter le tarif de leur consultation de 22 à 23 euros. Familles Rurales déplore cette initiative, la hausse de un euro amplifiant encore un peu plus le « reste à charge » du patient. La Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) n’ayant pas validé cette augmentation, le patient sera remboursé sur la base d’une consultation à 22 euros.

Après l’augmentation du forfait hospitalier journalier, la mise en place des franchises médicales, le « reste à charge » pour le patient ne cesse de croitre, créant dans l’esprit des familles un flou sur ce qui leur est remboursé ou non par l’Assurance Maladie. C’est la relation même de confiance du patient vis-à-vis de la médecine qui est remise en cause.

Familles Rurales se réjouit du fait que la médecine générale soit devenue une spécialité et reconnaît son rôle prépondérant dans la prévention et le suivi de la santé des familles. Pour autant, cela ne justifie en aucun cas la pression exercée par les médecins généralistes pour augmenter le prix de la consultation voire l’ultimatum d’une pratique de dépassements d’honoraires. Le Mouvement rappelle que des efforts ont été réalisés pour améliorer la situation des médecins généralistes et notamment la mise en place du CAPI (Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles). Ce contrat lie le médecin et l’Assurance Maladie et prévoit une rémunération pour les médecins ayant atteint certains objectifs (en termes de prévention, de suivi de pathologie chronique et de prescription).

Enfin, le Mouvement rappelle que l’affichage des honoraires dans les cabinets médicaux est obligatoire et que cela n’est pas encore respecté partout. Les 23 euros n’étant pas appliqués par tous, le patient doit pouvoir choisir.

Pour Familles Rurales, l’accès aux soins doit rester universel et cette hausse du prix de la consultation souhaitée par les médecins généralistes ne va pas dans ce sens. Le Mouvement craint que les familles sans complémentaire santé (8% des français sont dans ce cas) choisissent de ne pas se soigner, ce qui serait encore un frein à l’accès aux soins.

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Réforme du congé parental : une 2ème option plus courte et mieux rémunérée (08/02/10)

Saisi par le président de la République sur le sujet du congé parental, le Haut Conseil de la Famille se réunit jeudi 11 février pour rendre ses conclusions et adopter un avis sur la réforme de ce congé. Thierry Damien, président de la fédération nationale Familles Rurales a participé aux travaux et sera présent à cette réunion.

Dans le cadre d’une réforme du congé parental, le Mouvement rappelle son attachement au maintien du congé parental de trois ans (CLCA) accessible dès le deuxième enfant. Il propose cependant une amélioration du dispositif du congé parental optionnel (COLCA), ouvert à ce jour aux familles ayant trois enfants. Le congé parental « raccourci » doit être :

  • Accessible dès le premier enfant,
  • D’une durée de douze mois à compter de la fin du congé maternité,
  • Assorti d’une prestation équivalente à 70% du dernier salaire brut du parent concerné, plafonné 2019.5 euros* par mois et doit permettre le maintien des droits sociaux.

De plus, Familles Rurales propose qu’une période de deux mois consécutifs de congé non transférable soit réservée au père en plus des douze mois prévus. Si le père partage avec la mère le congé parental, en prenant deux mois consécutifs minimum, la période totale du congé serait alors étendue à 14 mois.

Plus généralement, Familles Rurales rappelle son attachement au libre choix de mode de garde, quel que soit le lieu de vie de la famille. Il revient aux parents de choisir le mode d’accueil de leur enfant (structure collective, assistante maternelle, à domicile) et aux Pouvoirs publics de leur donner les moyens d’accéder à leurs choix.

Enfin, le Mouvement insiste sur la nécessité de poursuivre le développement des structures d’accueil pour les jeunes enfants.


* 70% du plafond de la Sécurité Sociale

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Thierry Damien promu Chevalier dans l’Ordre National du Mérite (28/01/10)
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation a remis, jeudi 28 janvier 2010, les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Thierry Damien, président de la fédération nationale de Familles Rurales. La cérémonie s’est déroulée à Saint-Maur dans l’Indre, sa commune de résidence et d’engagement premier, en présence notamment de François Jolivet, maire et conseiller régional.

Thierry Damien fut d’abord animateur dans le centre de loisirs Familles Rurales de Saint-Maur avant de s’investir dans la vie de l’association locale et d’en devenir président en 1995. En 1996, il devient administrateur de la fédération départementale de l’Indre puis membre du bureau fédéral. En 1998, il est élu au conseil d’administration de la fédération nationale. Il est président de cette dernière depuis 2004.
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Microcrédit social : Familles Rurales soutient son développement (27/01/10)
Familles Rurales se félicite de l’initiative de la Fédération Française des Banques (FBF) qui se mobilise en faveur du développement du microcrédit social, dispositif permettant aux personnes qui n’ont pas accès aux crédits bancaires classiques de pouvoir financer un projet d’insertion.

Pour bénéficier d’un microcrédit, l’emprunteur doit obligatoirement être accompagné par un organisme ou une structure à but non lucratif. Grâce à son implantation locale auprès des familles et à son expérience en matière d’aide à la gestion du budget, Familles Rurales est engagé dans le microcrédit social, en tant qu’accompagnateur social, depuis 2007. Le Mouvement a ainsi créé le crédit Elan en partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations, la Caisse d’Epargne, le Crédit Mutuel et le Crédit Coopératif. Dans onze départements, des intervenants locaux Familles Rurales identifient les personnes pour lesquelles le microcrédit est un financement approprié, présentent leur dossier à la banque partenaire et les accompagnent au cours du remboursement de leur prêt.

Le microcrédit reste encore méconnu, c’est pourquoi Familles Rurales estime positive la plus grande visibilité que l’initiative de la FBF contribuera à apporter au dispositif. Le Mouvement rappelle néanmoins qu’un des freins au développement du microcrédit est le niveau très hétérogène des taux proposés. Familles Rurales préconise des taux plus homogènes et revus à la baisse.
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Convention AERAS : Familles Rurales participe à la renégociation
Vendredi 22 janvier se tiendra la première réunion pour la renégociation de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) qui permet aux personnes ayant ou ayant eu un problème grave de santé d’accéder à un prêt et de pouvoir assurer ce prêt.

Familles Rurales, déjà signataire de la convention en 2006, participera aux différentes réunions prévues et présentera ses suggestions pour améliorer le dispositif. Le Mouvement propose notamment de :

  • supprimer le plafond des emprunts inscrits dans le cadre de la convention AERAS, montant actuellement fixé à 300 000 euros,
  • créer un questionnaire médical commun à toutes les banques. Faire respecter la possibilité prévue dans la convention que l’emprunteur remplisse lui-même et seul ce document. Familles Rurales demande que les données de ce questionnaire ne soient utilisées que pour l’emprunt en question et qu’un nouveau document soit rempli pour chaque nouvelle demande de prêt.
  • réintégrer l’invalidité comme risque couvert par l’assurance,
  • renforcer l’information des emprunteurs sur l’existence de la convention, en développant l’accessibilité du site internet et en incitant les banques et organismes de crédit à informer les personnes éligibles à la convention AERAS,
  • prévoir des dispositions pour que l’emprunteur puisse proposer une assurance tierce autre que celle suggérée par la banque et liée à l’emprunt.

Par ailleurs, Familles Rurales demande aux banques et assurances de renforcer leur communication auprès des consommateurs sur les risques liés à la non-assurance de leurs prêts à la consommation lorsqu’il n’y a pas de questionnaire de santé.

Familles Rurales veillera à ce que la renégociation de la convention aboutisse à un réel renforcement des droits des emprunteurs ayant un risque aggravé de santé.
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Observatoire des prix 2009 : les prix ont augmenté de 1.1% (13/01/10)
Depuis janvier 2006, Familles Rurales a créé son propre Observatoire des prix. 63 « veilleurs consommation » issus de 31 départements relèvent, tous les deux mois, les prix de 34 produits de consommation courante. Quatre types de magasin sont visités (hypermarché, supermarché, commerce de proximité et hard-discount) et les veilleurs distinguent les prix des produits grandes marques, marques de distributeurs et premier prix.
 
Quelques résultats significatifs sont ressortis de cette étude :
  • Les prix ont augmenté de 1.1% en 2009 par rapport à l’année 2008

  • Quelques catégories de produits augmentent fortement (les surgelés, les boissons chaudes, les lessives et produits d’entretien grandes marques) alors que d’autres ont connu une diminution par rapport à 2008 : jus de fruits, produits laitiers et oeufs, petits-déjeuners.

  • Comme les résultats le montraient déjà l’année dernière, les produits « premier prix » sont plus chers dans les hard-discounts que dans les hypermarchés et supermarchés.

  • Depuis 2006, les prix ont augmenté de 3.2% avec des disparités selon le type de produits : + 9.3% pour les « premier prix » ; + 2% pour les grandes marques et +0.8% pour les marques de distributeurs.

  • La baguette de pain a augmenté en deux ans de 5% dans les boulangeries (+4 centimes) et de 28% (+12 centimes) dans les grandes surfaces.
L’Observatoire des prix Familles Rurales met en évidence une tendance à la hausse des prix, malgré le contexte économique morose. Pour 2010, ce dispositif de veille sera étendu aux prix des médicaments ainsi qu’à ceux de certains produits bio.
 
Télécharger le Dossier de presse
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Familles Rurales présente ses propositions à Nadine Morano (09/12/09)
Familles Rurales a rencontré, mardi 8 décembre 2009, la secrétaire d’Etat en charge de la famille et de la solidarité afin de lui faire part de ses propositions concernant la politique familiale.

Le Mouvement a rappelé à Nadine Morano son souhait que les allocations familiales soient accordées pour tous les enfants, du premier au dernier, jusqu’à leur vingtième anniversaire. Concernant le congé parental, Familles Rurales demande que le système actuel du congé parental de trois ans (CLCA) soit conservé et que le dispositif du congé parental optionnel (COLCA de 12 mois) soit amélioré. Pour cela, le Mouvement propose que ce dernier :
  • soit accessible dès le premier enfant,
  • que sa durée soit de douze mois à compter de la fin du congé maternité,
  • qu’il soit assorti d’une prestation équivalente à 70% du dernier salaire brut,
  • qu’une période de deux mois consécutifs de congé non transférable soit réservée au père en plus des douze mois prévus.
Pour répondre aux besoins de garde des familles, Familles Rurales a insisté sur la nécessité de poursuivre le développement des structures d’accueil. Quel que soit leur lieu de vie, les familles doivent pouvoir avoir le choix du mode de garde.

Enfin, le Mouvement a présenté à la secrétaire d’Etat deux thématiques qui lui tiennent à coeur et sur lesquelles il souhaite travailler : la parité et l’égalité des chances ainsi que la sensibilisation des familles à l’environnement. Sur ce dernier sujet, Familles Rurales a souligné que les familles pouvaient participer activement à la protection de l’environnement.

Pour rappel, Nadine Morano était présente au 38ème Congrès national de Familles Rurales qui s’est déroulé les 24 et 25 octobre derniers.
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Fracture numérique : priorité à une plus grande couverture du territoire (27/11/09)
Lundi 30 novembre sera examinée à l’Assemblée nationale la proposition de loi de Xavier Pintat visant à lutter contre la fracture numérique. Elle prévoit notamment d’ériger en priorité le développement de la fibre optique et de créer un fonds d’aménagement numérique des territoires. Familles Rurales se réjouit de la préoccupation du sénateur de gommer la fracture numérique mais n’adhère pas pleinement au texte proposé.

Le Mouvement est favorable à un investissement dans l’équipement en très haut débit via la fibre optique à condition qu’il soit raisonné. Familles Rurales souhaite que cette technologie ne soit pas développée uniquement dans les très grands métropoles mais qu’elle permette également d’encourager l’activité économique dans les zones rurales, afin de les rendre plus attractives.

La question du très haut débit ne doit pas occulter celle du haut débit. Actuellement, est considéré comme équipe en haut débit tout abonné qui bénéficie d’un débit compris entre 512 kbits/seconde et 24 mégas, soit 98% de la population française. Familles Rurales dénonce depuis longtemps cette forte amplitude qui crée des disparités. En effet, seulement 40% de la population peut accéder au triple play (à savoir la navigation sur internet à haut débit, au téléphone illimité et à la télévision haute définition). Familles Rurales demande que l’accès au triple play soit possible quel que soit l’endroit du territoire et à un coût équivalent.

Le Mouvement soutient la création du fonds d’aménagement numérique des territoires prévue dans la proposition de loi mais s’inquiète sur son utilisation. L’équipement en fibre optique ne doit pas primer sur l’accès au triple play pour le plus grand nombre.

Enfin, Familles Rurales distingue d’une part l’accès aux services numériques et d’autre part l’accès à des technologies sans risque sanitaire et avec confort d’utilisation, à coût satisfaisant. Les territoires ruraux ne peuvent se satisfaire d’un accès aux nouvelles technologies par satellite ou mobile, en raison à la fois du surcoût engendré mais également, concernant le mobile, des effets sanitaires indésirables.

Familles Rurales prône un accès au haut débit et plus particulièrement au triple play, quel que soit l’endroit du territoire, à un coût équivalent et autrement que par le seul biais du téléphone mobile. Alors que le développement de la fibre optique serait effectif dans les grandes agglomérations, les familles du milieu rural ne pourraient se contenter d’un dégroupage partiel.
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La télé numérique s’invite au 38ème Congrès du Mouvement Familles Rurales (21/10/09)
Les animateurs de la campagne publique d’information « tous au numérique ! », en charge d’informer et d’accompagner les Français dans le cadre du passage à la télévision tout numérique, seront cette année invités du 38ème Congrès de Familles Rurales. Le Mouvement manifeste ainsi son investissement dans un projet qui, au-delà d’un changement de technologie, est avant tout un enjeu d’accompagnement et de solidarité.

Familles Rurales, premier Mouvement familial en France avec 45 000 bénévoles et 20 000 salariés, travaille tout au long de l’année auprès des familles dans un esprit d’échange et de solidarité, un esprit qui répond précisément aux exigences du passage à la télévision tout numérique.
 
Ce passage sera réalisé en France région par région d’ici au 30 novembre 2011. Au-delà de sa dimension technologique, l’enjeu majeur de ce projet est de réussir à accompagner toute la population vers la télévision numérique, et notamment les plus fragiles.

Conscient des enjeux du passage à la télévision tout numérique, le Mouvement Familles Rurales a très tôt porté son attention sur ce grand projet national en participant activement au Comité Consultatif du passage à la télévision numérique.

Parallèlement, dans le Nord Cotentin, troisième zone pilote du passage à la télé tout numérique, les associations locales du Mouvement ont fait preuve d’un grand investissement. Elles ont ainsi pris part aux réunions d’information et aux formations mises en place par « tous au numérique ! » dans le but de constituer un réseau de solidarités locales.

Dans chaque région, « tous au numérique ! » adoptera la même démarche auprès des acteurs locaux (associations, collectivités locales, services sociaux). Dans chaque région, « tous au numérique ! » pourra compter sur le soutien des associations du Mouvement Familles Rurales.
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L’innocuité des radiofréquences n’est toujours pas démontrée (16/10/09)
L’avis de l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) sur les radiofréquences a été rendu public hier. Même si l’agence n’est pas en mesure d’apporter « la preuve d’un risque particulièrement élevé », non seulement elle ne peut l’exclure mais elle invite à l’action.
 
Familles Rurales se satisfait de voir, dans les recommandations de l’avis, l’importance : 
  • « d’identifier et de cartographier les lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau moyen ambiant et de proposer des procédures visant à réduire l’exposition dans ces lieux », 
  • « de réduire l’exposition des enfants », 
  • « d’évaluer l’efficacité des dispositifs anti-ondes ».
Invité à la table ronde organisée par le Premier Ministre aujourd’hui même, Familles Rurales insistera particulièrement sur trois points : 
  • En tant qu’association familiale, le Mouvement veillera à préserver les enfants. L’AFSSET reconnait aujourd’hui l’importance d’accorder une attention particulière au jeune public. Alors qu’aucune étude d’impact n’a été menée sur les enfants concernant une éventuelle incidence des antennes relais sur leur santé, Familles Rurales veillera à ce qu’aucune implantation ne soit envisagée à moins de 100 mètres d’un lieu sensible (crèches, écoles, collèges...).
  • Concernant le mobile, Familles Rurales rappellera sa proposition de limiter les offres à destination des adolescents à l’usage exclusif de sms et d’interdire toute commercialisation pour les enfants de moins de 12 ans.
  • En tant qu’association représentant le milieu rural, Familles Rurales soulignera l’importance d’assurer une couverture suffisante quel que soit l’endroit. Aujourd’hui les familles résidant dans les territoires ruraux subissent de manière plus intensive les ondes émises par leur mobile du fait de l’éloignement de l’antenne. Un rayonnement identique doit être assuré quel que soit le lieu d’habitation. 
  • En tant qu’association de défense des consommateurs, Familles Rurales invitera le gouvernement à soumettre toute commercialisation de dispositifs anti-ondes à homologation. Un véritable « marché de la peur » voyant le jour, sans qu’aucune fiabilité des dispositifs proposés ne soit assurée.

Sécurité et progrès technologique resteront au coeur des préoccupations et propositions de Familles Rurales, lors de la réunion du comité de suivi de la table ronde « radiofréquences, santé, environnement » à laquelle le Mouvement participe aujourd’hui.

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Il est urgent de proposer des alternatives au pétrole ! (09/10/09)
Le projet de loi de finances pour 2010, qui sera débattu prochainement à l’Assemblée nationale, prévoit la mise en place de la taxe carbone ainsi que la possibilité pour les régions d’augmenter la part régionale de la TIPP afin de financer des infrastructures de transport durable.

Si Familles Rurales souhaite encourager le développement de comportements vertueux limitant l’émission de gaz à effet de serre, il s’inquiète cependant des répercussions financières de ces différentes taxes pour les familles, particulièrement celles vivant en milieu rural. Contraintes d’utiliser leur véhicule quotidiennement pour divers trajets (travail, courses, école, loisirs des enfants...), le poids de ces taxes sur le prix des carburants, qui selon l’UFIP pourrait atteindre de 8.8 à 10 centimes par litre en fonction du type de carburant utilisé, et l’effet de la taxe carbone sur le prix du fioul domestique impacteraient leur budget de 150 à 200 euros par an.
 
Dans le contexte économique actuel, Familles Rurales s’inquiète de l’augmentation importante du budget consacré au transport pour les familles du milieu rural et demande la suppression de la TVA sur la TIPP. Le Mouvement dénonce l’application de la TVA sur la taxe carbone et souhaite qu’elle ne soit pas mise en oeuvre.
Le Mouvement estime par ailleurs que les ménages n’ont pas à financer la diminution des recettes des régions liée à la réforme de la taxe professionnelle. Par conséquent, Familles Rurales s’oppose à l’augmentation de la TIPP.
 
Les familles subissent l’évolution du prix des carburants, que la variation soit liée au cours du pétrole ou aux différentes taxes, alors qu’aucune énergie alternative n’est mise à leur disposition. Familles Rurales estime donc qu’il y a urgence à proposer d’autres choix que le pétrole. Le Mouvement souhaite que l’Etat investisse massivement en ce sens ainsi que dans le développement de transports en commun en milieu rural.
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N’oubliez pas les familles dans vos débats parlementaires ! (28/09/09)

Soucieux de maintenir une politique familiale ambitieuse, Familles Rurales a envoyé aux parlementaires un dossier récapitulant les thèmes qui lui paraissent prioritaires pour l’année à venir.

  • La revalorisation des allocations familiales

Afin de maintenir le niveau de vie des familles, Familles Rurales demande que les prestations familiales soient indexées sur le revenu médian.

  • Des allocations familiales qui tiennent compte de tous les enfants

Familles Rurales demande l’attribution d’allocations familiales dès le premier enfant ainsi que leur maintien lorsque les familles n’ont plus qu’un enfant à charge, c’est à dire de moins de 20 ans.

  • Une refonte du dispositif actuel du congé parental

Le Mouvement souhaite qu’il devienne véritablement paritaire et propose pour cela que deux mois consécutifs soient réservés au père. Familles Rurales demande également que ce congé soit accessible dès le premier enfant et assorti d’une prestation équivalente à 70% du dernier salaire brut du parent concerné.

  • Le développement des structures d’accueil de la petite enfance

Si de nouvelles places en accueil collectif ont déjà été créées, Familles Rurales rappelle que cela est encore insuffisant. Pour répondre aux besoins de garde des familles, le développement des structures d’accueil doit se poursuivre.

Enfin, Familles Rurales a rappelé aux parlementaires son opposition à la hausse du forfait hospitalier et ses inquiétudes quant aux conséquences financières pour les familles rurales de l’application de la taxe carbone. Concernant la retraite des mères de familles, Familles Rurales souhaite que le système actuel soit conservé pour les enfants déjà nés et, pour les enfants à naître, qu’une année soit dédiée à la mère et l’autre laissée au libre choix des parents.

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Taxe carbone : les familles rurales ne seront-elles pas perdantes sur le long terme ? (10/09/09)

Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui la mise en place dès 2010 de la taxe carbone dont l’objectif est de réduire l’émission de gaz à effet de serre. Familles Rurales se sent concerné par cette volonté de limiter le réchauffement climatique et estime qu’un changement des comportements est nécessaire.

Le Mouvement se réjouit des compensations prévues pour les familles, en fonction de leur taille et de leur lieu de vie. En effet, les familles vivant en milieu rural seront les premières touchées par cette taxe puisque majoritairement elles utilisent quotidiennement leur voiture et se chauffent au moyen de combustibles fossiles.

Familles Rurales s’interroge cependant sur les moyens qui seront donnés aux familles pour modifier leur comportement. Au-delà du signal-prix qui accélérera les changements pour les consommateurs qui peuvent faire d’autres choix, la redistribution des recettes incitera-t-elle réellement à une consommation plus écologique ? Il est en effet plus facile d’abandonner la voiture lorsque les transports en commun sont près du domicile. Que se passera-t-il pour les familles qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur véhicule ? Ne risquent-elles pas à terme de payer plus que ce qu’elles recevront en compensation ?

Familles Rurales souhaite qu’un réel effort soit effectué pour permettre à tous les français de changer leur comportement. Il revient aux Pouvoirs publics de travailler notamment à un meilleur maillage du territoire pour les transports en commun et aux industriels de produire des véhicules plus sobres en carburant.

Familles Rurales demande que le montant de la taxe soit affiché clairement sur chaque produit concerné. Enfin, le Mouvement souhaite que la « commission indépendante » dont la création a été annoncée par le Président de la République puisse évaluer l’utilisation de cette taxe et ses incidences sur les comportements des français.

Soucieux de la préservation de l’environnement, Familles Rurales accueille positivement cette volonté d’inciter au développement de comportements vertueux. Le Mouvement salue également les compensations prévues pour les familles vivant en milieu rural. Une inquiétude demeure néanmoins sur le devenir de cette taxe et sur les moyens à disposition des familles pour changer leur comportement en profondeur.

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Une nouvelle attaque contre la couverture maladie solidaire (10/09/09)

Face au déficit croissant de l’assurance maladie, le gouvernement envisage d’inscrire dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2010 une augmentation de 25% du forfait hospitalier journalier. Chaque patient devrait ainsi payer 20 euros par jour passé à l’hôpital contre 16 actuellement.

Familles Rurales est opposé à cette augmentation qui porterait atteinte au principe fondamental du système de santé français qui est la solidarité dans la prise en charge des dépenses de santé. Cette mesure accentuerait la privatisation du système.

Familles Rurales réfute l’argument de la responsabilisation du patient. La personne séjournant à l’hôpital nécessite réellement des soins et n’est pas dans ce lieu pour convenances personnelles. La responsabilisation du patient avait déjà été invoquée lors de la mise en place en 2007 des franchises médicales. Or, le déficit de la Sécurité Sociale n’a pas été réduit pour autant.

Enfin, cette hausse du forfait aura nécessairement des répercussions financières pour les familles. Les mutuelles ne couvriront pas toutes ce supplément ou bien augmenteront à terme leurs cotisations. Ceux qui ne possèdent pas de mutuelle, soit 8% de la population française, ou qui ont une couverture insuffisante seront les premiers touchés par cette augmentation.

Familles Rurales s’oppose fermement à la hausse du forfait hospitalier qui serait contraire au principe fondateur de l’assurance maladie. Le Mouvement craint également que les familles sans mutuelle ou ayant une faible couverture choisissent de ne pas se soigner, ce qui serait un réel recul dans l’accès au soin.

Afin de remédier à l’augmentation du déficit de l’assurance maladie, Familles Rurales propose, dans un esprit de solidarité, une hausse de la CSG et son élargissement à l’ensemble des revenus.

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Résultats de l’observatoire des prix des fruits et légumes, été 2009 (21/08/2009)

Depuis trois ans, durant l’été, Familles Rurales relève les prix de 7 fruits et 7 légumes en distinguant leur origine mais aussi les surfaces de vente. Deux relevés de prix (semaine du 15 juin et semaine du 13 juillet) ont ainsi été effectués par 67 veilleurs consommation dans 31 départements.

Cet Observatoire des prix des fruits et légumes a mis en évidence pour l’été 2009 :

  • Une baisse significative des prix entre les deux relevés effectués cet été: - 22% pour la tomate, -15% pour la courgette, -11% pour la pêche, -7% pour l’abricot...
  • Les fruits et légumes sont plus chers dans les hyper/supermarchés: 23% plus cher que dans les hard-discounts et 8% plus cher que sur les marchés.

En comparant les résultats obtenus les étés précédents, il apparaît :

  • Une baisse d’environ 20% du prix moyen des fruits et légumes par rapport à l’été 2008. Parmi les plus fortes baisses: le prix du melon a diminué de 33%, l’abricot de 41%, la courgette de 23%. Ces produits ont même des prix inférieurs à ceux de l’été 2007.
  • Si une personne suit la préconisation de l’OMS (manger 400 grammes de fruits et légumes par jour), cela lui revient à 0.95 euro par jour contre 1.17 euro l’année dernière.

Familles Rurales se réjouit de cette baisse du prix des fruits et légumes, dans une période où les conditions économiques sont difficiles. Les bonnes conditions climatiques ont permis d’obtenir une production abondante. Mais à qui profite cette abondance ?

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La Caisse d’Epargne et le Mouvement Familles Rurales s’associent en faveur du microcrédit (22/07/09)
Les deux partenaires unissent leurs efforts afin de favoriser l’insertion financière, sociale et professionnelle des publics accueillis par les associations membres du Mouvement Familles Rurales. Il s’agit notamment de faciliter l’accès au microcrédit ainsi qu’aux services bancaires.
 
Ce partenariat vise à faciliter l’orientation des publics accueillis par le Mouvement Familles Rurales en direction de Parcours Confiance, un réseau d’associations fondé par les Caisses d’Epargne pour venir en aide à des personnes confrontées à des difficultés financières. Cette aide implique notamment la mise en place de services adaptés parmi lesquels le microcrédit personnel ainsi qu’un accompagnement bancaire personnalisé.
 
Dans le cadre de cet accord, les membres du Mouvement Familles Rurales prennent l’engagement d’aider les publics concernés à identifier leurs besoins et à formaliser leur projet personnel. De son côté, la Caisse d’Epargne, via Parcours Confiance, réalise un bilan approfondi de la situation des personnes qui lui sont orientées et leur propose un microcrédit ainsi que des services adaptés pour les aider à réaliser leur projet.
 
Ce partenariat s’adresse en priorité aux publics suivants :
  • travailleurs aux ressources limitées
  • personnes sans emploi
  • personnes victimes d’accident de la vie (séparation, divorce, deuil, maladie...)
  • personnes handicapées ou à faible mobilité
Les projets susceptibles d’être financés dans ce cadre sont très variés et visent à faciliter les aspects de la vie quotidienne :
  • l’emploi
  • la mobilité
  • le logement
  • l’équipement ménager
  • la cohésion familiale
  • les dépenses consécutives à un accident de la vie (divorce, maladie, chômage...)
Les principales caractéristiques des prêts proposés aux bénéficiaires sont :
  • un taux fixe, proche de celui du Livret A,
  • un montant compris entre 300 € et 12 000 €, selon la nature du projet
  • une durée de remboursement maximum de 36 mois pour les prêts inférieurs à 3 000 € et rieurs à 3 000 € de 60 mois pour les prêts supérieurs à 3 000 €
  • l’absence de frais de dossier
A propos de Parcours Confiance et des Caisses d’Epargne :
Créé en 2006, Parcours Confiance est un dispositif complet d’accompagnement des particuliers et créateurs d’entreprise qui rencontrent des difficultés d’accès ou d’usage des produits et services financiers. Cette structure propose notamment des microcrédits personnels ou professionnels, mais aussi l’ensemble des services bancaires indispensables à la vie quotidienne. Avec 2500 microcrédits garantis, le Groupe Caisse d’Epargne est en France la première banque du microcrédit personnel parmi les 18 établissements partenaires du Fonds de cohésion social. Attachées depuis l’origine à leur responsabilité envers la société, les Caisses d’Epargne contribuent au financement d’actions de solidarité. En 2008, elles ont soutenu 3 041 projets d’économie locale et sociale (PELS) pour un montant de 58.1 millions d’euros. De 2001 à 2008, 18 858 PELS qui ont été financés à hauteur de 354 millions d’euros. Depuis début 2009, les Caisses d’Epargne financent un nouveau programme de responsabilité sociétale autour de 3 xes : la philanthropie, l’inclusion financière et l’innovation RSE.
 
A propos de Mouvement Familles Rurales :
Familles Rurales est le premier Mouvement familial. Depuis 60 ans, ses associations accompagnent les familles dans leur vie quotidienne tout en participant au développement du milieu rural. 45 000 bénévoles et plus de 20 000 salariés Familles Rurales imaginent, créent et développent des services pour les familles dans un esprit d’échange et de convivialité. Ses principales actions : accueil de la petite enfance, loisirs enfants, actions jeunes, parentalité, aînés intergénération, consommation, santé, environnement, services à la personne, culture-loisirs, animation des territoires ruraux...
En tant qu’association de défense de consommateurs, Familles Rurales informe les consommateurs dans ses 150 permanences consommation, les sensibilise par des actions de prévention, traite des litiges et représente les intérêts es familles.
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Hausse de 20% des tarifs EDF : les familles paient-elles les intérêts de l’emprunt ? (09/07/09)

Familles Rurales s’élève contre la demande d’une hausse de 20% sur trois ans des tarifs de l’électricité émise par le président d’EDF pour poursuivre les investissements de l’entreprise.

Le Mouvement estime qu’en période de crise économique, où les dépenses contraintes comme l’électricité se font lourdement sentir sur le budget des familles, une hausse des tarifs de cette ampleur accentuerait encore les difficultés des ménages les plus fragiles.

Familles Rurales s’étonne également que cette demande intervienne alors que l’emprunt obligataire lancé par EDF auprès des particuliers a permis de récolter 3.2 milliards d’euros. Est-ce une façon pour EDF de faire face aux intérêts à verser aux particuliers ayant souscrit à l’emprunt ?

Alors que les familles sont actuellement encouragées à utiliser l’électricité, moins polluante que d’autres sources d’énergie (fioul, pétrole, charbon...) pour leur logement ou dans leur mode de déplacement, une telle augmentation des prix de l’électricité risque de devenir un frein à leur développement. Il serait étonnant que les Pouvoirs publics acceptent une telle hausse au moment où ils investissent tant dans le développement durable.

Familles Rurales souhaite que la hausse des tarifs soit modérée et que la situation des ménages en difficulté soit prise en compte de manière spécifique. Familles Rurales demande également que des explications détaillées soient fournies aux consommateurs sur les projets d’investissement invoqués et sur les retours attendus.

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Un ministère pour les territoires ruraux ! (25/06/09)
Familles Rurales accueille favorablement la création du ministère de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. C’est pour le Mouvement la reconnaissance des familles qui vivent dans les territoires ruraux et l’espoir de voir leurs préoccupations prises en compte.
 
L’aménagement du territoire est, en effet, un véritable enjeu pour le futur. L’équilibre ville/campagne, la présence des services en milieu rural, l’accès à l’emploi, au logement, aux infrastructures, aux réseaux de télécommunication, l’espace rural comme territoire de vie sont autant de sujets que Familles Rurales souhaite aborder rapidement avec le nouveau ministre.
 
Enfin, dans le cadre du remaniement, le Mouvement se réjouit de la pérennisation du secrétariat d’Etat à la Famille et de la création du secrétariat d’Etat en charge des aînés.
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Concertation avec les associations de consommateurs : les huissiers forcent la porte ! (19/06/09)
Familles Rurales s’est engagé dans une démarche de concertation avec la Chambre nationale des huissiers de justice, démarche qui comprenait notamment la rédaction d’un outil pédagogique. Vendredi 19 juin 2009, la Chambre nationale des huissiers de justice organise un colloque intitulé « Les huissiers de justice et les consommateurs » où une présentation de ce livret est prévue. Or, ce document a été, jusqu’à présent, uniquement élaboré par la Chambre et présenté une semaine avant ce colloque.
 
Familles Rurales s’étonne de la démarche adoptée par la Chambre nationale des huissiers de justice. Le Mouvement fait part de son désaccord quant à la tenue d’un colloque sur les rapports entre huissiers de justice et consommateurs, auquel il n’a pas été associé pour son organisation. Familles Rurales se désolidarise donc de tous les propos annonçant une validation consumériste qui seront tenus lors de cette journée.

Familles Rurales reste attaché aux démarches de concertation à condition que tous les acteurs soient respectés et non instrumentalisés.
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Réforme des collectivités territoriales : un recul pour la parité (16/06/09)
Au regard des conclusions du Rapport de la commission Baladur, Familles Rurales souhaite faire part de ses inquiétudes.
 
Attachés aux progrès de l'égalité entre les femmes et les hommes et en particulier aux avancées que les lois sur la parité ont permises dans le partage de l’exercice du pouvoir politique, le Mouvement accueille favorablement la recommandation du scrutin de liste paritaire pour élire les futurs conseillers régionaux et départementaux. Elle permettrait de mettre fin au déni de démocratie que constitue le pourcentage de 87,7% d'hommes occupant actuellement les sièges des conseils généraux.

Familles Rurales affirme son opposition à la mise en place pour les futures élections régionales d'un mode de scrutin uninominal qui serait, pour l'égalité entre les femmes et les hommes et la démocratie, un recul historique inacceptable.

Il est donc inconcevable que, sous couvert d’une réforme électorale, le principe de parité acquis par la loi et largement approuvé par les électeurs puisse être remis en question.
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Familles Rurales poursuit son engagement d’aide à la gestion budgétaire (10/06/09)
Thierry Damien, président de Familles Rurales, a signé ce matin au secrétariat d’Etat à la Famille, la Charte d’engagement en faveur de la promotion de l’éducation à la gestion du budget familial. Familles Rurales s’engage notamment à faire connaître le nouveau site gouvernemental www.monbudget.famille.gouv.fr qui permettra d’accompagner les familles dans la gestion de leur budget.

Familles Rurales rappelle par ailleurs que sont menées, au sein de ses associations locales et depuis l’origine du Mouvement, diverses actions d’aide à la gestion du budget en direction des enfants, adolescents et adultes. Le Mouvement a également réalisé, avec d’autres associations familiales, un CD Rom « Gérer son budget sans déraper » à destination des jeunes de 16 à 25 ans.

Familles Rurales salue la création de ce site Internet qui représente un outil complémentaire pour limiter le développement de situations de surendettement. Le Mouvement rappelle également son souhait de voir instaurer un fichier positif qui permettrait de prévenir efficacement le surendettement des familles. Familles Rurales suivra donc avec intérêt l’examen au Sénat du projet de loi portant réforme du crédit à la consommation qui débutera la 16 juin.
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Fichier positif : un pas en avant (04/06/09)
La commission spéciale du Sénat chargée de rédiger le texte de réforme du crédit à la consommation a validé, mardi 2 juin, le principe de création d'un fichier positif. Familles Rurales se réjouit de cette décision. En effet, depuis 2006, le Mouvement demande la création d’un tel fichier, qui recenserait l’ensemble des crédits en cours d’un même individu, et permettrait de lutter efficacement contre les situations de surendettement.

La commission spéciale a également annoncé l’instauration d’une commission temporaire, composée de représentants de l’Etat, du Parlement, des associations de consommateurs et des prêteurs, qui étudiera la faisabilité du dispositif. Familles Rurales participera activement aux travaux de cette commission et demande qu’elle rende ses conclusions plus rapidement que ce qui est actuellement prévu, à savoir fin 2012.

Familles Rurales accueille favorablement l’annonce de la création d’un fichier positif et souhaite que les travaux pour sa mise en place débutent rapidement afin de mettre fin à la multiplication des situations de surendettement.
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Installation du Haut conseil à la famille (04/06/09)
La première réunion du Haut conseil à la famille se tiendra vendredi matin 5 juin, à Matignon. Thierry Damien, président de Familles Rurales y participera. Familles Rurales se réjouit de la mise en place de cette instance (créée à l’automne dernier).

Familles Rurales attend beaucoup de cette instance où les questions de politique familiale et les sujets en relation avec la famille seront enfin abordés avec les associations familiales, les partenaires sociaux et les Pouvoirs publics.

Quatre thèmes apparaissent comme essentiels et prioritaires au Mouvement :
  • La revalorisation des allocations familiales
  • L’attribution des allocations familiales pour tous les enfants, du premier au dernier
  • Un congé parental plus attractif
  • Le développement du nombre de place d’accueil dans les structures petite enfance

Le récent arrêt de la cour de cassation concernant les droits familiaux en matière de retraite (égalité hommes/femmes) démontre toute la nécessité d’une instance de réflexion sur la politique familiale.

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Portabilité des numéros fixes : devra-t-on sanctionner les opérateurs ? (29/05/09)
A la demande de Familles Rurales, le 23 mars dernier, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) a mis en demeure les opérateurs de téléphonie fixe de se mettre en conformité, avant le 29 mai 2009, avec le décret portabilité, entré en vigueur depuis deux ans. En effet, bien que prévu par la loi, le consommateur ne pouvait pas jusqu’à maintenant changer d’opérateur tout en conservant son numéro de téléphone fixe.

Une partie des opérateurs concernés par cette mise en demeure s’est engagée à être opérationnelle dès aujourd’hui. En principe, les consommateurs pourront dans un délai de 10 jours, comme convenu dans le décret, obtenir la portabilité de leurs numéros de téléphone fixe.

Si Familles Rurales se satisfait du délai court requis par l’ARCEP, il n’en demeure pas moins que cet engagement des opérateurs aurait dû être effectif dès l’entrée en vigueur du décret. Pourquoi les opérateurs ont-ils attendu l’intervention de l’ARCEP avant de prendre les mesures assurant aux consommateurs la portabilité ?

Dorénavant, Familles Rurales veillera à ce qu’en matière de téléphonie la loi ne soit plus bafouée en toute impunité !

Familles Rurales va s’assurer, dans les prochains jours, que la portabilité des numéros fixes est effective.
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Radiofréquences : couverture et sécurité doivent être assurées (25/05/09)
Le président du groupe de travail radiofréquences, auquel Familles Rurales a participé, rendait ce matin sa copie, en présence de Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno.
 
Le groupe de travail aura eu le mérite de dresser un état des lieux des problématiques à résoudre. Familles Rurales se réjouit particulièrement de voir sa proposition de limiter les offres destinées aux adolescents (12/18 ans) aux seuls sms (et numéros d’urgence) reprise par Nathalie Kosciusko-Morizet et soutenue par un certain nombre de participants.

Familles Rurales regrette néanmoins que peu de mesures concrètes aient été annoncées. Les travaux devraient se poursuivre à l’automne. A cette occasion, Familles Rurales veillera particulièrement :
  • En tant qu’association familiale, à protéger les enfants. Le rayonnement subi par le jeune public devra faire l’objet d’une attention particulière. Aucune étude d’impact n’ayant été menée sur les enfants concernant une éventuelle incidence des antennes relais sur leur santé, aucune implantation ne devra être envisagée à moins de 100 mètres d’un lieu sensible (crèches, écoles, collèges). Il est par ailleurs avéré par l’OMS que le cerveau des enfants est beaucoup plus réceptif aux ondes émises par le mobile. Il est essentiel de prendre les mesures qui s’imposent en termes de commercialisation d’offres (interdire toutes offres pour les moins de 12 ans, ne permettre que des offres sms pour les plus âgés).
  • En tant qu’association représentant le milieu rural, à assurer une couverture suffisante quel que soit l’endroit. Aujourd’hui les familles résidant hors des grandes villes subissent, de manière plus intensive, les ondes émises par leur mobile du fait de l’éloignement de l’antenne. La priorité doit être de couvrir les zones blanches mais aussi de garantir un rayonnement identique quel que soit le lieu d’habitation.
  • En tant qu’association de défense des consommateurs, à mettre en garde contre les dispositifs anti-ondes. La mise sur le marché de tels produits n’est aujourd’hui soumise à aucune normalisation. Une homologation est nécessaire.
La question des seuils, problématique centrale de cette table ronde, n’a pu trouver de réponse immédiate. En effet, si le consensus semble possible sur un abaissement, reste à définir lequel.

Familles Rurales sera présent cet automne, pour la suite des travaux. Sécurité et progrès technologique resteront au coeur de nos préoccupations et propositions.
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Conclusions de la Commission Champsaur (21/04/09)

Le pouvoir d’achat des consommateurs d’électricité en danger ?

Les dix-sept associations nationales de défense des consommateurs l’Adéic, l’AFOC, l’ALLDC, l’ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l’INDECOSA-CGT, l’OR.GE.CO., l’UFC Que Choisir, l’UNAF - et une Fédération nationale de collectivités locales, la FNCCR, s’associent pour demander le maintien des tarifs réglementés d’électricité après 2010.

La Commission Champsaur chargée par le Gouvernement de réfléchir à l’évolution des prix de l’électricité et à leur encadrement a rendu ses conclusions début avril. A ce jour ces dernières n’ont toujours pas été rendues publiques. L’heure est aux arbitrages politiques sur cette question.

L’Adéic, l’AFOC, l’ALLDC, l’ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l’INDECOSA-CGT, l’OR.GE.CO., l’UFC-Que Choisir, l’UNAF et la FNCCR demandent :

  • le maintien des tarifs réglementés de vente d’électricité après 2010 pour les consommateurs particuliers et petits professionnels (artisans, commerçants, ...) ;
  • le maintien de la faculté pour les consommateurs particuliers de pouvoir bénéficier à nouveau des tarifs réglementés de vente d’électricité, 6 mois après les avoir quittés pour le marché (réversibilité totale) ;
  • le maintien pour un consommateur qui emménage sur un nouveau site de la possibilité de bénéficier des tarifs réglementés de vente d’électricité.
Il est acquis que la logique de marché n’est pas adaptée au secteur français de l’électricité et qu’elle ne pourrait qu’obérer un peu plus le pouvoir d’achat des français. En effet, ce marché présente les spécificités suivantes :
  • le coût de l’électricité sur le marché européen ouvert (production d’électricité majoritairement à partir de sources fossiles types charbon, gaz) est largement supérieur au coût moyen du kWh nucléaire, or le nucléaire constitue l’essentiel du parc de production français (près de 80%);
  • l’organisation d’un marché libre de l’électricité en France sans la préservation d’un tarif réglementé de vente d’électricité garanti par les pouvoirs publics conduirait à des rentes de situation au profit des producteurs électronucléaires en situation de monopole ou d’oligopole, au détriment du pouvoir d’achat des consommateurs. Le financement de la production électronucléaire doit donc être assis nécessairement sur un autre dispositif que celui d’un prix de marché.

A l’heure où le pouvoir d’achat est au coeur des préoccupations des français, l’Adéic, l’AFOC, l’ALLDC, l’ASSECO-CFDT, la CGL, la CLCV, le CNAFAL, la CNAFC, la CNL, la CSF, Familles de France, Familles Rurales, la FNAUT, l’INDECOSA-CGT, l’OR.GE.CO, l’UFC-Que Choisir, l’UNAF et la FNCCR en appellent à la responsabilité des pouvoirs publics afin que soient maintenus les tarifs réglementés de vente d’électricité au-delà de juillet 2010.

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Portabilité des numéros fixes : les opérateurs mis en demeure de respecter la loi
Depuis deux ans, le décret portabilité permet aux consommateurs de changer d’opérateur en gardant leur numéro fixe. Il n’est pas respecté.
 
Face à ce constat d’échec, Familles Rurales a saisi, en décembre 2008, l’autorité de régulation (ARCEP) afin qu’une procédure de sanction soit ouverte à l’encontre de l’ensemble des opérateurs pour non respect du décret portabilité.

Bouygues Telecom, Darty Telecom, France Telecom, Free SAS, Neuf Cegetel, Numéricable et SFR sont aujourd’hui mis en demeure par l’autorité qui leur laisse jusqu’au 29 mai prochain pour se mettre en conformité avec le décret

Familles Rurales se satisfait de cette première étape et félicite l’autorité pour la démarche entreprise.

La concurrence doit s’opérer, la législation doit être respectée. Dès le 29 mai prochain, Familles Rurales ne manquera pas de vérifier que les consommateurs qui le souhaitent pourront migrer d’un opérateur vers un autre, quel qu’il soit, sans perdre leur numéro.

A défaut, Familles Rurales encouragera l’autorité à sanctionner lourdement ce secteur dans lequel les textes sont parfois sciemment ignorés au détriment d’une libre concurrence et du libre choix des consommateurs.

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Fichier positif : encore une occasion manquée... (14/04/09)

A la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de réforme du crédit à la consommation, Familles Rurales regrette que la création d’un fichier positif n’apparaisse pas dans ce projet.

Si le Mouvement salue la réduction de la durée de l’inscription au fichier FICP (fichier recensant les incidents de remboursements des crédits aux particuliers) prévue par le projet de loi, il estime cependant que ce fichier « négatif » n’est pas suffisant pour protéger les familles du surendettement.

Depuis 2006, Familles Rurales défend la création d’un fichier « positif », géré par la Banque de France, qui recenserait l’ensemble des crédits en cours d’un même individu. Mis en oeuvre dans d’autres pays et notamment en Belgique depuis 2003, ce fichier permet de développer le crédit responsable. Depuis 5 ans, en permettant une meilleure diffusion du crédit au sein de la population belge (56% de la population adulte avait un crédit en 2008 contre à peine 52% en 2003) et par une réduction des défauts de paiement (4.3% de la population adulte en 2003 contre 4% en 2008 soit une baisse d’environ 90 000 personnes) et donc du nombre de surendettés, il a fait la preuve de son efficacité.

En France, les chiffres du surendettement ne baissent pas. La crise économique amplifiera probablement le phénomène. Qu’attendons-nous pour prévenir réellement le malendettement ?

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Convention d’Objectifs et de Gestion CNAF : un effort pour les familles (09/04/09)
Familles Rurales approuve l’augmentation de 7.5% des crédits du Fonds national d’action sociale prévue dans la Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) signée entre l’Etat et la CNAF le 9 avril 2009. De même, le Mouvement note avec satisfaction l’attention particulière apportée au milieu rural par l’abondement des fonds d’accompagnement des contrats enfance jeunesse dans les zones rurales notamment.
 
Familles Rurales salue la création entre 2009 et 2012 de 100 000 places en accueil collectif. Le Mouvement rappelle cependant que 350 000 places supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins de garde des familles en France (Rapport Tabarot).
 
La COG entérine définitivement le désengagement de l’Etat dans le financement des Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP). Familles Rurales sera vigilant à ce que l’ensemble des acteurs reste impliqué dans la gestion du dispositif.
 
Enfin, un point de la COG suscite interrogation : « l’aide à l’investissement de 400 euros prévue pour les assistants maternels acceptant un conventionnement avec la CAF » concerne-t-elle uniquement les assistants maternels prêts à exercer dans le cadre d’un regroupement ?
 
Suite à la mise en place du RSA, Familles Rurales attire l’attention sur le fait que les CAF doivent conserver leur mission première qui est de répondre aux besoins de toutes les familles.
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Nouvelle carte SNCF : un bon complément à la carte « Familles nombreuses » (25/03/09)
Familles Rurales salue la création de la nouvelle carte de voyage SNCF « Carte Enfant-Famille » qui sera annoncée demain, mercredi 25 mars, par Nadine Morano. S’adressant aux familles qui ont à charge un ou deux enfants de moins de 18 ans et qui disposent de revenus modestes (1 800 euros par mois pour une famille avec un enfant à charge et 2 200 euros par mois pour une famille avec deux enfants à charge), ce nouveau dispositif permet de compléter celui de la carte « Familles nombreuses ». Les familles modestes et monoparentales ayant moins de trois enfants pourront ainsi bénéficier de réductions sur l’achat de leurs billets de train.
 
Le Mouvement restera néanmoins vigilant quant à l’avenir de la carte « Familles nombreuses ». Pour Familles Rurales, cette dernière ne doit pas être soumise à des conditions de ressources. Toutes les familles de trois enfants et plus doivent continuer à bénéficier des tarifs actuellement en vigueur, indépendamment de leur niveau de revenu.
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Les assurés sociaux victimes de dépassements d'honoraires ! (23/03/09)
La Cour d’appel de Paris a annulé mercredi 18 mars 2009, la décision du Conseil de la concurrence datée du 2 avril 2008(*). Le Conseil avait donné raison à Familles Rurales en indiquant que la diffusion, par un syndicat médical, de consignes collectives recommandant de recourir au droit aux dépassements exceptionnels d’honoraires, dans le but d’augmenter artificiellement les honoraires, était constitutive d’une entente sur les prix. Les syndicats de médecins avaient alors été condamnés à une amende de 814 000 euros.
 
Familles Rurales déplore l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui estime que « l'activité professionnelle (des médecins conventionnés) échappe à toute concurrence » et que « les comportements reprochés aux syndicats ne peuvent être qualifiés d'anticoncurrentiels ». Face à cette décision, plusieurs questions se posent : Qui sanctionne les dépassements d’honoraires, qui n’ont plus rien d’exceptionnel, pratiqués par les médecins ? La santé est-elle une activité où les tarifs peuvent être fixés de façon prohibitive sans aucun contrôle ?
 
Familles Rurales regrette que les patients soient pris en otage et que les pratiques médicales - notamment tarifaires - se situent dans une zone de non droit. Les dépassements exceptionnels d’honoraires ne font l’objet d’aucun remboursement par la Caisse primaire d’assurance maladie. Les patients, qui sont peu ou pas couverts par une mutuelle, doivent payer ces suppléments. En revanche, les médecins de secteur I voient une partie importante de leurs cotisations sociales payées par les assurés sociaux.
 
Pour le Mouvement, il ne revient, en aucun cas, aux patients de compenser l’absence de revalorisation du tarif conventionnel. Pour Familles Rurales, l’accès aux soins doit rester universel : chaque patient doit pouvoir se faire soigner, quelles que soient ses ressources financières. L’arrêt de la Cour d’appel ne fait que confirmer qu’une médecine à deux vitesses existe déjà.
 
(*) Décision 08-D-06 du 2 avril 2008 relative à des consignes syndicales de dépassement des tarifs conventionnels par les médecins spécialistes de secteur 1
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Non aux appels surtaxés pour les services publics (19/03/09)
Familles Rurales se félicite de l’intérêt porté par le ministre du budget Eric Woerth et le secrétaire d’Etat à la consommation Luc Châtel à la facturation des numéros surtaxés. En effet, ces numéros sont automatiquement hors forfait pour les téléphones mobiles.

La proposition gouvernementale de les inclure dans les forfaits mobiles et internet est un progrès incontestable. Cependant, Familles Rurales s’interroge sur la pratique tarifaire des numéros d’appel des services publics. S’il est anormal de laisser les opérateurs « surfacturer » ces numéros, il l’est tout autant pour les pouvoirs publics d’appliquer un numéro d’appel surtaxé.

Aucune surtaxe ne doit être imposée aux consommateurs lorsqu’il est question d’accéder à un service public, qu’il s’agisse du pôle emploi, des caisses d’allocations familiales ou des caisses primaires d’assurance maladie.

Pour Familles Rurales, le service public doit être accessible à tous. Le fait de surtaxer les appels ne va pas dans ce sens.

Familles Rurales demande donc la fin des numéros surtaxés pour accéder aux services publics.
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Crédit à la consommation : de réelles avancées pour les consommateurs (16/03/09)
Familles Rurales accueille très favorablement l’avant projet de loi sur la réforme du crédit à la consommation, qui arrive en temps de crise, pour faire face au harcèlement publicitaire des établissements de crédit sans scrupule qui sur-endettent des millions de familles.

L’avant projet de loi présenté ce matin aux organisations de consommateurs apporte deux avancées significatives :
  • Il responsabilise le prêteur qui devra consulter le fichier des incidents de paiement avant d’accorder un crédit.
  • Il protège l’emprunteur par des dispositions nouvelles, notamment :
    • le passage de 7 à 14 jours du délai de rétractation,
    • l’information du consommateur sur le coût comparé du rachat de crédit,
    • la séparation de l’offre de crédit et de l’offre de d’assurance,
    • le remboursement d’un minimum de capital avec chaque mensualité.
Pour Familles Rurales, l’avant projet de loi doit chercher à renforcer encore la protection de l’emprunteur en :
  • dissociant totalement l’offre d’achat de l’offre de crédit car souvent le prix du produit est lié à la remise de la carte de crédit ;
  • s’assurant que le fichier des incidents de paiement soit mis à jour en temps réel pour empêcher que des établissements vendent du crédit à des familles surendettées ;
  • prévoyant un nouveau délai de rétractation dans le cas de renouvellement de crédit.

Enfin, Familles Rurales demande qu’une évaluation stricte de la mise en oeuvre de la loi se fasse pour mesurer l’efficacité des mesures et le cas échéant, envisager d’autres dispositions encore plus contraignantes pour réduire le nombre de victimes du surendettement.

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Publicité à destination des enfants (03/03/09)

23 sociétés savantes et 17 associations appellent les députés à réglementer la publicité télévisée pour les produits alimentaires à destination des enfants

Au moment où l’Assemblée nationale achève l’examen de la loi Bachelot, 23 sociétés savantes et 17 associations demandent aux députés de voter l’amendement n° 552 visant à réglementer les publicités télévisées sur les aliments destinés aux enfants.

La ministre de la Santé s’était engagée en février à mettre en place la mesure d’encadrement qui bénéficie du soutien de l’opinion publique et qui est réclamée par l’INSERM, l’AFSSA, ainsi que par un récent rapport parlementaire (1). Cette mesure consistait à n’autoriser lors des programmes pour enfants, que les produits alimentaires ayant des teneurs raisonnables en matières grasses, en sucre et en sel.

Depuis, les mesures promises ont été abandonnées sans explication et le Gouvernement a signé en lieu et place une charte cousue main pour les régies publicitaires et consacrée à la seule sensibilisation. Certes, la sensibilisation à une alimentation plus équilibrée peut contribuer à une prise de conscience, mais elle restera inefficace si on ne limite pas parallèlement le marketing à destination des enfants pour les aliments les plus riches. Quelle protection apporteront en effet de trop rares spots éducatifs, diffusés de loin en loin, contre le déferlement quotidien de publicités non régulées ?

En contrepartie de cette charte, les régies publicitaires osent exiger des pouvoirs publics un engagement à ne plus réglementer ou légiférer dans le domaine de la publicité pour les 5 années à venir ! Voilà donc le véritable objectif de cette charte : faire oublier définitivement toute idée de

réglementation, alors que le rapporteur de la Commission des affaires culturelles et huit députés ont déposé un amendement proposant de moraliser le marketing alimentaire à destination des enfants par la loi.

Devant les atermoiements ministériels, le Parlement constitue le meilleur recours pour mettre en oeuvre les demandes de la communauté scientifique et de la société civile. En conséquence, nous scientifiques, professionnels de santé, personnes souffrant d’obésité, de surpoids ou de diabète, parents d’élèves, familles, enseignants, responsables de restauration scolaire ou collective, maîtres cuisiniers, consommateurs ... demandons aux députés de voter l’amendement n° 552 (2), seul à même de protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire.
 
(1) Obésité, dépistage et prévention chez l’enfant - Une expertise collective de l’Inserm - 20 Juin 2000
Obésité de l'enfant : impact de la publicité télévisée - Afssa - 7 juillet 2004
Rapport d’information de la Commission des Affaires Culturelles, Familiales et Sociales de l’Assemblée Nationale en conclusion des travaux de la mission sur la prévention de l’obésité
78% des Français sont favorables à la suppression de la publicité à la télévision pour les aliments très sucrés pendant les programmes pour enfants - Enquête actualité Ipsos Sig réalisée les 11 et 12 Juillet 2008
(2) Amendement n°552 présenté par M. ROLLAND, rapporte ur au nom de la Commission des Affaires Culturelles, M. BUR, M. MEHAIGNERIE, Mme POLETTI, Mme GROMMERCH, M. CHOSSY, Mme LOUIS-CARABIN et M. VICTORIA.

Sociétés savantes signataires :

  • Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA)
  • Association de Langue Française pour l'Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques (ALFEDIAM)
  • Association des Epidémiologistes de Terrain (EPITER)
  • Association des Médecins Inspecteurs de Santé Publique (AMISP)
  • Association Française d’Etudes et de Recherches sur l’Obésité (AFERO)
  • Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
  • Association française des diététiciens nutritionnistes (AFDN)
  • Association Française des Epidémiologistes de Langue Française (ADELF)
  • Association Française pour le Développement des Approches Spécialisées des Troubles du
  • Comportement Alimentaire (AFDAS-TCA)
  • Association pour la Prévention de l’Obésité Pédiatrique (APOP)
  • Collège des Enseignants de Nutrition (CEN)
  • Comité Français de Lutte contre l'Hypertension Artérielle (CFLHTA)
  • Collège Universitaire des Enseignants en Santé Publique (CUESP)
  • Fédération Française de Cardiologie (FFC)
  • Fédération of European Nutrition Societies (FENS)
  • Fédération Nationale des comités d’Education pour la Santé (FNES) (155 comités régionaux et départementaux)
  • Société Française de Cardiologie (SFC)
  • Société Française de Nutrition (SFN)
  • Société Française de Pédiatrie (SFP)
  • Société Française d'Hypertension artérielle (SFHTA)
  • Société Francophone du Diabète (SFD)
  • Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme (SFNEP)
  • Société française de santé publique (SFSP) : Emmanuel RICARD : 06.07.01.81.42
Associations et Fédérations signataires : 
  • ACEHF (Association Culinaire des Etablissements Hospitaliers de France) : Gérard PRETEUX 05.46.48.54.60
  • AFD (Association Française des Diabétiques) : Jacques LE DISEZ : 01.40.09.68.03
  • AJD (Association des Jeunes Diabétiques) : Marthe VIAS : 06.63.72.18.62
  • AJI (Association des Journées de l’Intendance) : Marc SAUTEL : 06 70 05 47 62
  • ANDRM (Association Nationale des Directeurs de la Restauration Municipale) : Mireille RENARD : 06.73.16.74.58 / 01.49.58.43.56
  • CCC (Comité de Coordination des Collectivités de France) : Marie-Cécile ROLLIN : 06.81.54.02.47
  • CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie) : Lucien DE BROT : 01.56.54.32.36
  • Cofrade (Conseil Français des Associations pour les Droits de l'Enfant) - Barbara WALTER 04.78.24.03.11
  • Familles rurales : Amélie BACHELET 01.44.91.88.88
  • Familles de France : Michel BONNET 06.12.99.32.84
  • FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) : Laurence GUILLERMOU : 01.43.57.16.16
  • MAITRES CUISINIERS DE FRANCE : Michel BLANCHET : 01.39.62.11.67 / 01.45.26.99.39
  • PEEP : (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public) : Marthe TURQUIEH : 01.44.15.18.13
  • UDIHR : (Union des Ingénieurs Hospitaliers en Restauration) : Didier GIRARD : 02.43.43.25.99
  • UFAL (Union des Familles Laïques) : Bernard TEPER : 06.08.10.44.52
  • UFC-Que Choisir : Marie-Christine BRUMENT : 01.44.93.19.84
  • UPRT (Union des Personnels de la Restauration Territoriale) - Philippe LULIN : 06.20.85.80.23
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Sommet social : un plan équilibré (18/02/09)

Familles Rurales accueille favorablement le plan annoncé à l’issue du sommet social venant en aide aux familles modestes touchées par la crise. Par son ampleur significative, il touche tous ses membres: les parents, les jeunes, les personnes âgées...

Familles Rurales retient particulièrement:

- la meilleure indemnisation du chômage partiel et la prime accordée aux personnes ayant travaillé au moins deux mois,
- la prime de 150 euros aux familles bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire versée en juin
- les bons d’achats de services à la personne de 200 euros pour les bénéficiaires de l’APA, les familles touchant le complément de mode de garde concernées et celles ayant un enfant handicapé
- les conditions de contrepartie posées aux entreprises quand elles bénéficient d’aides publiques
- le lancement de la concertation sur la jeunesse et les efforts ciblés sur la formation

Le Mouvement attire l’attention sur la nécessité du caractère exceptionnel des suppressions ou réductions d’impôt sur le revenu dans la mesure où ce dernier reste l’impôt le plus juste (contrairement aux taxes indirectes).

Familles Rurales restera attentif aux différents chantiers ouverts et souhaite être associé aux travaux engagés.

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Face à la crise : Familles Rurales présente ses propositions pour les familles (17/02/09)
Familles Rurales a été reçu ce mardi 17 février par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille. Ce fut l’occasion pour le Mouvement de proposer des mesures d’urgence en faveur des familles les plus touchées par la crise. Pour Familles Rurales, la crise ne frappe pas toutes les familles et heureusement ! La majorité conserve un pouvoir d’achat acceptable. Il faut donc concentrer les efforts en direction de celles qui subissent les difficultés économiques. Le Mouvement est favorable à toutes les mesures qui visent à protéger les emplois et à relancer l’activité car la première source de revenu des familles, c’est le travail.
 
Dans la situation économique actuelle, Familles Rurales estime prioritaire de soutenir les familles fragiles et/ou les plus éprouvées. Le Mouvement propose d’accorder, à celles qui perdent en partie ou en totalité leur emploi, un complément de ressources afin que leur pouvoir d’achat soit maintenu et les effets de la crise atténués.
Ce complément exceptionnel et temporaire, en supplément des mesures pour perte d’emploi, pourrait prendre la forme d’une prime, d’un allégement fiscal ciblé ou bien l’octroi de Chèques Emploi Service Universel (CESU).
 
Familles Rurales a rappelé à la secrétaire d’Etat son attachement aux principes fondateurs de la politique familiale. Sa délégation a souhaité que le Haut Conseil de la Famille traite dès son installation des améliorations à apporter notamment aux allocations familiales, au congé parental et aux modes d’accueil.
 
 

 

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L’Etat se désengage de l’éducation à la sexualité, du soutien à la conjugalité et à la parentalité

Une diminution de 42 % du budget voté dans la loi de finances 2009 met en péril les missions, confiées par l’Etat, aux associations de conseil conjugal et familial pour le programme relatif aux familles vulnérables.

D’après la loi de 1973, les missions suivantes, d’utilité publique, ont été confiées aux associations :

  • Accueil et information sur toutes les composantes de la sexualité
  • Préparation des jeunes à la vie de couple et de parents
  • Entretiens autour de l’IVG
  • Accompagnement des couples et des personnes en difficultés ou situations de violences.

Depuis 35 ans, ces missions sont assurées par les conseillers conjugaux et familiaux qui agissent sur le terrain.

Les associations : AFCCC, ANCCEF, ANCIC, CLER Amour Famille, COUPLES ET FAMILLES, Familles Rurales, FNEPE, MFPF, réunis en Collectif, s’élèvent contre cette diminution de crédit qui fragilisent les actions auprès de tous, jeunes et adultes. Conséquences : moins de prévention, moins d’espaces de parole et d’échanges, moins d’accompagnement des couples et des personnes, moins de relais des campagnes de prévention.

Plusieurs DDASS (Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale) ont déjà averti des associations de la baisse ou de la suppression des subventions pour 2009.

Nous demandons :

  • Que les missions précitées relèvent toujours de la politique de l’Etat
  • Que la ligne budgétaire concernant le Conseil Conjugal et Familial soit maintenue et développée.
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Projet de loi « HSPT » : quelques améliorations restent nécessaires (10/02/09)

Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » est en première lecture, ce mardi 10 février à l’Assemblée nationale.

Familles Rurales accueille favorablement certains points de la loi notamment :

  • L’obligation de soins de la part des médecins, en particulier en milieu rural,
  • L’attribution des missions de premiers secours et du rôle de prévention de ces derniers
  • La création des agences régionales de santé.

Le Mouvement partage les propositions d’amendements du CISS pour un accès de tous à des soins de qualité et qui se résument en trois axes : renforcer les gouvernances hospitalières et de territoire, mieux répondre au défi de la qualité de soins et conforter les droits des patients et les rendre effectifs.

Familles Rurales regrette que :

  • le texte ne soit pas plus précis quant à la composition des ARS, au financement des associations par ces dernières, aux compétences du conseil de surveillance
  • le titre consacré à la prévention soit davantage consacré aux interdictions qu’à l’éducation et la promotion de la santé, et que la question du financement des actions de prévention reste posée.

Enfin, le Mouvement s’étonne de voir apparaître le principe d’obligation de soins alors qu’il figure déjà dans le Serment d’Hippocrate, texte qui fixe le cadre éthique aux médecins et qui apparait dans le code de déontologie de cette profession.

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Inquiétude des Français : associons les familles aux discussions (06/02/09)

Au lendemain de l’intervention du Président de la République, Familles Rurales relève sa volonté de rechercher des moyens pour atténuer les effets de la crise sur la vie quotidienne des familles. Parmi les mesures prochainement en discussion, Familles Rurales retient particulièrement :

  • L’amélioration de la couverture chômage des jeunes
  • L’allègement fiscal pour les familles concernées par la première tranche d’impôt sur le revenu
  • La revalorisation des allocations familiales sous certaines conditions pour améliorer le pouvoir d’achat des familles
  • L’instauration du partage des bénéfices des entreprises entre les actionnaires, les salariés et les investissements

Familles Rurales demande que les mouvements familiaux soient rapidement associés aux discussions afin que les mesures attendues par les familles se concrétisent.

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Trophées J.PASS 2008 : 10 groupes de jeunes reçoivent leur prix (23/01/09)
Les Trophées J.PASS sont nés d’un partenariat entre Familles Rurales et le Crédit Mutuel pour accompagner les jeunes, de 12 à 25 ans, dans le développement de leurs idées. Ils valorisent leurs capacités d’initiative et d’engagement. Pour la quatrième édition, 41 projets ont été déposés impliquant près de 200 jeunes de 21 départements autour de thèmes comme la solidarité, la culture, l’intergénération...
Vendredi 23 janvier, les dix groupes de jeunes primés reçoivent leurs récompenses, d’un montant de 1 000 à 2 500 euros.
 
1er prix
 
L’écofestival « Les’Arts Verts » qui s’est déroulé en octobre 2008 à Aix en Provence autour du thème de l’eau. Cinq étudiantes des Bouches-du-Rhône ont mis en place une programmation artistique diversifiée (spectacles vivants, expositions, projection de films) afin de sensibiliser les étudiants ainsi que le grand public à la protection de l’environnement et plus particulièrement à celle de l’eau.
 
2ème prix
 
La protection de l’environnement est également au coeur du second projet primé. Des jeunes du Gard ont ainsi organisé une semaine consacrée au développement durable dans leur lycée.
 
3ème prix
 
Le troisième groupe récompensé, originaire de l’Indre, a travaillé autour du thème de la différence. Les six adolescentes de ce groupe ont réalisé un livre pédagogique afin d’expliquer dans les accueils de loisirs et les écoles de leur département les différences de modes de vie entre la France et le Mali.

Jusqu’à présent réservés aux groupes de jeunes adhérents à Familles Rurales, les Trophées J.PASS s’ouvrent désormais à l’ensemble des groupes de jeunes (adhérents ou non). Les dossiers de candidature ainsi que le règlement seront disponibles à partir de fin janvier sur www.famillesrurales.org.

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Appels surtaxés : les sénateurs font payer les consommateurs (21/01/09)

Aujourd’hui débute, en urgence l’examen du projet de loi «Accélération des programmes de construction et d’investissement publics et privés», adopté à l’Assemblée nationale le 13 janvier dernier.

Les sénateurs profitent de l’examen de ce projet de loi pour rétablir la surtaxe sur les communications des consommateurs vers des centres d’appels traitant les réclamations clients.

Après des mois de négociations, professionnels et associations de consommateurs s’étaient entendus pour que ces surtaxes soient définitivement supprimées par la loi de modernisation de l’économie adoptée l’été dernier.

Pour Familles Rurales, cet acquis était le droit strict du consommateur qui n’a pas à payer une surtaxe sur une communication que lui impose un fournisseur pour un service défectueux.

Familles Rurales s’oppose fermement à cet amendement et demande à ce que la loi de modernisation de l’économie s’applique dès maintenant à tous les professionnels.

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Observatoire des prix 2008 : pas de répit pour les premiers prix (13/01/09)

Depuis janvier 2006, Familles Rurales a créé son propre Observatoire des prix. 47 « veilleurs consommation » issus de 23 départements relèvent, tous les deux mois, les prix de 34 produits de consommation courante. Quatre types de magasin sont visités (hypermarché, supermarché, commerce de proximité et hard-discount) et les veilleurs distinguent les prix des produits grandes marques, marques de distributeurs et premier prix.

Quelques résultats significatifs sont ressortis de cette étude :

  • Une augmentation limitée des prix en 2008 (+0.46%) avec des différences selon les produits : les grandes marques baissent alors que les marques de distributeurs et les 1er prix augmentent,
  • Depuis trois ans, l’Observatoire des prix a montré une hausse continue des produits premier prix (+ 12%) ainsi que ceux des marques de distributeurs (+7%) alors même que ces produits prennent une part de plus en plus importante dans la consommation des familles. Les plus modestes d’entre elles sont directement touchées quand elles font le choix d’acheter dans les hard-discounts, les produits premier prix y étant plus chers que dans les hypers et supermarchés (8% plus cher),
  • La baisse des prix des matières premières n’est pas répercutée sur les prix à la vente : le prix de la baguette poursuit son augmentation de même que celui des pâtes,
  • Des écarts au sein d’enseignes identiques expliqués par une concurrence hétérogène selon les départements.

Familles Rurales s’inquiète de la hausse continue des produits achetés par les familles les plus modestes (produits MDD et 1er prix) depuis 2006. Le Mouvement s’interroge sur l’efficacité de la réforme de la négociabilité des tarifs dans la mesure où elle ne concerne que les produits de grandes marques.

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Portabilité des numéros de téléphone fixe : Familles Rurales saisit l’ARCEP (13/01/09)

Deux ans après l’entrée en vigueur du décret portabilité, permettant de garder son numéro tout en changeant d’opérateur, Familles Rurales constate que ce procédé semble opérant pour les téléphones mobiles mais pas pour les fixes.

Le Mouvement estime que le marché des communications électroniques doit respecter la législation applicable. Or, le consommateur ne peut généralement pas conserver son numéro de téléphone fixe s’il change d’opérateur ou bien s’expose à des dysfonctionnements.

Face à cette situation, Familles Rurales a saisi l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) afin que le régulateur mette en oeuvre son pouvoir de sanction. Les opérateurs ne jouant pas le jeu de la libre concurrence et enfreignant sciemment la loi doivent être sanctionnés.

Dans l’appel à témoins lancé récemment, Familles Rurales a noté que certains opérateurs refusaient la portabilité.

Familles Rurales estime que cette situation n’est pas acceptable. Le Mouvement considère qu’un droit existant doit être techniquement réalisable.

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Vigilance sur la nouvelle carte SNCF pour les familles modestes (22/12/2008)

Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, a annoncé dimanche 21 décembre la création prochaine d’une nouvelle carte SNCF intitulée «Enfant-Famille». Elle serait destinée aux familles modestes ayant moins de trois enfants ainsi qu’aux familles monoparentales. Familles Rurales se réjouit que les familles modestes, qui n’ont pas la possibilité d’obtenir la carte «Familles nombreuses », puissent bénéficier elles aussi de tarifs préférentiels pour accéder aux trains.

Après cette annonce, faite sans consultation préalable*, Familles Rurales restera vigilant. En effet, si le principe d’étendre les réductions aux familles modestes est satisfaisant, quelques points restent à éclaircir:

- Quelles modalités pratiques de mise en œuvre de cette nouvelle carte? (prix d’acquisition et validité).
- Et surtout quel avenir pour la carte «Familles nombreuses» actuelle?
Pour le Mouvement, cette carte ne doit pas être soumise à des conditions de ressources. Elle doit continuer à être valable pour toutes les familles de trois enfants et plus quel que soit leur niveau de revenu et doit leur permettre de voyager en toute sérénité.

Suite aux tentatives de remise en cause de la carte «Familles nombreuses» en avril dernier, Familles Rurales suivra avec attention les propositions du gouvernement et de la SNCF qui seront dévoilées en janvier 2009.

*en tant qu’association de défense du consommateur, Familles Rurales participe aux réunions du comité consultatif des consommateurs, organisées par la SNCF. Ce comité n’a pas été saisi de cette question.

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Non à la suppression de la demi-part fiscale pour les personnes isolées (15/12/08)
Familles Rurales s’oppose à la suppression de la demi-part fiscale pour les personnes isolées ayant élevé des enfants. Elle concerne les veufs et veuves et les familles monoparentales (très souvent des femmes) qui ont assumé seuls la charge de l’éducation de leur(s) enfant(s). Supprimer cette part aurait pour conséquence de rendre imposable une partie d’entre eux !
 
Cette proposition, et surtout la méthode employée, révèlerait-elle la moindre importance accordée à la politique familiale par les Pouvoirs publics ? Après la suppression de la majoration des allocations familiales aux 11 ans de l’enfant, la tentative de remise en cause de la carte Familles nombreuses, un amendement vient reprendre un avantage fiscal aux personnes ayant élevé leur(s) enfant(s) seules. A quand la prochaine mesure portant atteinte au pouvoir d’achat des familles ?
 
Familles Rurales n’est pas opposé à une remise à plat de l’ensemble des avantages fiscaux, mais cela doit se faire dans la concertation et la plus grande transparence.
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Non au travail le dimanche ! (15/12/2008)
L’Assemblée Nationale examinera demain la proposition de loi de Richard Mallié sur le travail le dimanche. Familles Rurales rappelle sa ferme opposition à cette mesure qui aura des conséquences sur la vie familiale des salariés.
 
Les évolutions apportées à la proposition de loi ces dernières semaines ne modifient pas la position du Mouvement qui souhaite conserver la réglementation en vigueur. L’extension des dérogations aux grandes agglomérations et aux zones touristiques n’est pas acceptable et risque par la suite de se généraliser à l’ensemble du territoire français.
 
Par ailleurs, Familles Rurales estime que six jours sur sept suffisent pour satisfaire les besoins de consommation des ménages. Les familles ayant un budget quelquefois très serré, ce n’est pas l’ouverture dominicale des magasins qui augmentera leur pouvoir d’achat. Pour le Mouvement, le dimanche doit rester un jour privilégié pour la vie familiale, sociale et culturelle.
 
Aller travailler pour une double rémunération ou passer une journée en famille, les salariés auront-ils le choix ? Familles Rurales pose la question et estime que l’équilibre familial est menacé.
 
Enfin, en milieu rural, l’ouverture des grandes surfaces le dimanche fragilisera les commerces de proximité, traditionnellement ouverts le dimanche matin, qui sont nécessaires à la vie et l’animation des territoires.
 
Familles Rurales est fermement opposé à l’ouverture des magasins le dimanche et souhaite que la réglementation en vigueur soit conservée en l’état.
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Retraites agricoles : menace sur les bonifications pour enfants ? (02/12/08)
La Loi de Financement de la Sécurité Sociale prévoit la revalorisation des retraites des personnes non salariées agricoles, une mesure que Familles Rurales accueille positivement. Elle s’applique aux personnes dont les pensions, tous régimes confondus, ne dépassent pas le plafond de 750 euros par mois.
 
Le projet de décret fixant les modalités d’application des majorations de pension prévoit d’inclure les bonifications pour enfants dans le calcul du plafond. Egales à 10% du montant de la retraite, elles visent à atténuer les pertes de pouvoir d’achat subies par les parents ayant eu au moins trois enfants. Familles Rurales est fermement opposé à cette décision et a écrit à Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité, ainsi qu’à Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, afin de demander que les bonifications pour enfants ne soient pas intégrées dans le calcul du plafond de ressources. Le Mouvement demande un retour aux règles prévalant depuis 1994, à savoir que les avantages pour enfants soient calculés après application de la revalorisation.
 
Familles Rurales espère que sa demande sera entendue et réaffirme son attachement à une politique familiale ambitieuse.
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Concours de la Semaine bleue : 1er prix pour un projet Familles Rurales (14/11/08)
La Semaine Bleue, dédiée aux retraités et personnes âgées, avait pour thème cette année « Jeunes et vieux, connectez-vous ! ». Un concours récompensant les meilleurs projets en lien avec le thème était organisé. Dans ce cadre, l’Association Familles Rurales de Soutien à Domicile de la Sarthe a reçu, jeudi 13 novembre, le prix « Intergénérations » décerné par le Secrétariat d’Etat à la Solidarité. Choisi parmi 212 candidatures, le projet des « bénévoles voisineurs » est mené en Sarthe durant la Semaine Bleue mais aussi tout au long de l’année. Créé en 2006, son objectif est de lutter contre la solitude et/ou l’isolement des personnes âgées en les « reconnectant » avec la vie sociale. Des jeunes et des retraités, bénévoles, ont en charge sur un territoire déterminé une ou plusieurs personnes âgées. Ils les visitent et assurent auprès d’elles diverses activités : lecture, discussion, jeux, balades, accompagnement pour les courses... Ces bénévoles sont accompagnés dans leur mission par la fédération Familles Rurales de la Sarthe qui les forme sur les thèmes suivants: connaissance du vieillissement, écoute des personnes et communication, rôle du voisineur. Actuellement, ce sont 55 bénévoles voisineurs qui visitent plus de 120 personnes âgées. Un nombre qui évoluera en fonction des besoins recensés sur le département.
 
Au niveau national, Familles Rurales développe en direction des seniors : 
  • Des actions de prévention : chutes à domicile, préparation à la retraite, sécurité routière... 
  • Des activités de loisirs : activités culturelles, voyages... 
  • Des activités expérimentales d’aides aux aidants familiaux : transport des personnes âgées dépendantes, aide au répit des aidants familiaux... 
  • Les services à la personne
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Familles Rurales siègera au Haut Conseil de la Famille (30/10/08)
Familles Rurales se réjouit de la création du Haut Conseil de la Famille annoncée hier par décret lors du Conseil des ministres. Le Mouvement attendait avec impatience la création de cette instance où les questions de politique familiale et de sujets en relation avec la famille pourront enfin être abordés. Une création espérée et enfin réalisée ! Un représentant de Familles Rurales siègera dans ce Haut Conseil. Le Mouvement est d’ores et déjà prêt à s’investir dans les travaux de cette instance. Quatre thèmes lui apparaissent comme essentiels et prioritaires :
  • La revalorisation des allocations familiales
  • L’attribution des allocations familiales pour tous les enfants, du premier au dernier
  • Un congé parental plus attractif
  • Le développement du nombre de place d’accueil dans les structures petite enfance

Familles Rurales espère que les travaux du Haut Conseil de la Famille pourront débuter au plus vite.

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Malus réduit pour les familles nombreuses : Familles Rurales entendu ! (24/10/08)
Familles Rurales se réjouit de l’adoption par les députés d’un amendement au projet de loi de finances 2009, visant à réduire le malus automobile pour les familles de trois enfants et plus. En effet, lors de sa rencontre en avril dernier avec Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, Familles Rurales avait souligné que très peu de véhicules de sept places pouvaient prétendre au bonus écologique (véhicule émettant moins de 130g CO2/km). Cela constituait un désavantage pour les familles nombreuses.
 
Familles Rurales est satisfait que sa revendication ait été entendue. Le Mouvement souhaite que les constructeurs soient encouragés à produire des véhicules propres, notamment ceux comptant plus de cinq places, afin qu’ils soient éligibles au bonus écologique.
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Acheter des éthylotests en milieu rural : mission difficile selon Familles Rurales (16/10/08)
Dans le cadre de la semaine de la sécurité routière, Familles Rurales s’étonne de la faible accessibilité de l’éthylotest en milieu rural. Point fort de la campagne « Soufflez, vous saurez » lancée en novembre 2007, ce dernier devrait être disponible dans chaque point de vente. Or, dans les faits, ce n’est pas le cas.
 
27 veilleurs consommation ont relevé, dans plusieurs départements ruraux français, la présence ou non d’éthylotests dans les rayons des grandes surfaces et commerces de proximité. 10 seulement ont trouvé le produit dans le lieu de vente visité avec un écart de prix allant de 1 à 10 (de 50 centimes à 5 euros). A noter également la difficulté rencontrée par les veilleurs pour retrouver l’éthylotest dans la surface de vente, celui-ci étant situé tantôt au rayon automobile, tantôt à celui « hygiène », ou encore à la caisse....
 
Face à ces constats, Familles Rurales demande que l’éthylotest soit disponible sur l’ensemble du territoire français et à un prix raisonnable. Le Mouvement conseille également aux consommateurs de vérifier, avant l’achat, la présence de la norme française ou européenne sur le produit.
 
Par ailleurs, Familles Rurales déplore la surmortalité constatée sur les routes du milieu rural. Selon l’Observatoire de la sécurité routière, le département urbain des Hauts de Seine comptait 10 tués sur la route pour 100 000 habitants sur la période 2003-2007, contre 89 tués pour le département du Tarn-et-Garonne (pour 100 000 habitants). Les départements où le nombre de tués sur la route est le plus élevé se situent tous en milieu rural, en raison notamment de la forte fréquentation des routes départementales.
 
Familles Rurales demande aux Pouvoirs publics de poursuivre les efforts entrepris et notamment en direction des jeunes.
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Ouverture le dimanche : menace sur l’équilibre familial (14/10/08)
Luc Chatel a annoncé le week-end dernier qu’un assouplissement de la législation sur le travail du dimanche était envisagé. Il permettrait aux salariés volontaires de travailler ce jour-là pour un salaire double. Cette proposition de loi pourrait être débattue avant la fin de l’année. Familles Rurales réitère son opposition quant à l’ouverture des magasins le dimanche.
 
Les permanences du service existent déjà dans un certain nombre de secteurs d’activités (santé, transport, sécurité...), Familles Rurales estime qu’il n’est pas souhaitable d’en ajouter dans des domaines où six jours sur sept suffisent pour satisfaire les besoins de consommation des ménages. Les familles ont un budget, quelquefois très serré, ce n’est pas l’ouverture dominicale des magasins qui augmentera leur pouvoir d’achat.
 
Aller travailler pour une double rémunération ou passer une journée en famille, les salariés auront-ils le choix ? Familles Rurales pose la question et estime que l’équilibre familial est menacé.
 
Enfin, en milieu rural, l’ouverture des grandes surfaces le dimanche fragilisera les commerces de proximité, traditionnellement ouverts le dimanche matin, qui sont nécessaires à la vie et l’animation des territoires.
 
Familles Rurales est fermement opposé à l’ouverture des magasins le dimanche et souhaite que la réglementation en vigueur soit conservée en l’état.
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Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale 2009 : un moindre mal... (01/10/08)

Après la présentation du PLFSS, Familles Rurales salue les orientations prises dans certains domaines et notamment :

  • L’augmentation de 3.5% des prestations familiales prévue en janvier 2009, soit au même taux que celui de l’inflation. Le Mouvement est satisfait de ce retour à la normalité après plusieurs années de dévalorisation pour ces prestations.
  • La revalorisation de 6.9% du minimum vieillesse au 1er avril 2009, de 11% pour les pensions de réversion inférieures à 800 euros et la hausse des petites retraites agricoles.
  • Les mesures visant à augmenter l’offre de garde et notamment l’autorisation pour les assistantes maternelles de garder jusqu’à 4 enfants, au lieu de trois actuellement.
Le PLFSS 2009 prévoit également de taxer les mutuelles et les assurances à hauteur de 5.9% de leurs chiffres d’affaires afin d’augmenter les recettes de la branche maladie. Face à cette décision, Familles Rurales s’inquiète des répercussions sur les assurés et craint que cette mesure se traduise par une hausse des tarifs. Enfin, alors que la branche famille était excédentaire en 2008 de 400 millions d’euros, elle sera déficitaire de 200 millions d’euros en 2009. Cette situation s’explique par un transfert du financement des majorations de pension pour enfant de la branche vieillesse à la branche famille. En 2011, le transfert sera réalisé dans son intégralité et amputera ainsi la branche famille d’1.8 milliards d’euros.
Familles Rurales constate que le principe de gestion séparée des branches, prévu dans le Code de Sécurité Sociale, n’est pas respecté. Le Mouvement regrette également que les excédents de la branche famille ne soient pas utilisés pour répondre aux besoins des familles ayant charge d’enfants.
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Des avancées attendues pour la Famille (18/09/08)
Familles Rurales se réjouit de la tenue aujourd’hui d’une réunion informelle des ministres européens en charge de la famille à Paris. Bien que la politique familiale ne soit pas une compétence propre de l’Union Européenne, les échanges qui se dérouleront aujourd’hui ont une portée importante. La réunion permettra d’aborder notamment la question de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, un sujet cher au Mouvement.
 
Familles Rurales se réjouit de la directive proposée par la commissaire européen à l’Emploi et aux Affaires sociales visant à porter le congé maternité à 18 semaines. Actuellement, la directive de 1992 fixe un congé de 14 semaines réparties avant ou après l’accouchement. En France, ce congé est de 16 semaines.
 
Le Mouvement accueille favorablement cette nouvelle directive qui permettra une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et personnelle.
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La LME fera-t-elle progresser le pouvoir d’achat des familles ? (25/07/08)

La loi de modernisation de l’économie a été adoptée le 23 juillet dernier. La finalité annoncée par le gouvernement était l’augmentation du pouvoir d’achat.

Familles Rurales attend l’efficacité des mesures adoptées.

Si la réforme de la négociabilité des tarifs permet la suppression des marges arrières et donc l’application du «triple net», conduira-t-elle nécessairement à la baisse des prix? Familles Rurales rappelle que les résultats de son observatoire des prix a clairement montré que l’augmentation des prix la plus importante concerne les produits de marque de distributeurs qui eux ne sont pas concernés par la réforme !

En matière d’urbanisme commercial, des facilités sont ouvertes pour l’implantation de surface de moins de 1000 m² et les charges des petits commerces ont été revues à la baisse. Familles Rurales espère que ces modalités permettront de développer une réelle concurrence au profit d’une baisse des prix pour les consommateurs.

La libéralisation du Livret A, permettant à toutes les banques de le commercialiser, appelle à la prudence. Ce livret ne doit pas devenir un produit d’appel de captation bancaire, qui permettrait ensuite aux banques d’inciter ses détenteurs à verser leurs économies vers des produits «classiques», plus rémunérateur pour elles.

Le loi de modernisation de l’économie aura canalisé beaucoup d’énergie pour des avancées minimes. La grande absente demeure une fois encore, l’action de groupe. Espérons que la fâcheuse habitude consistant à la prévoir pour le «prochain projet de loi» ne s’installe pas définitivement...

Familles Rurales demande expressément que l’action de groupe figure dans le projet de loi sur la dépénalisation.

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Publicités télévisées et lutte contre l’obésité infantile (30/06/08)
Publicités télévisées et lutte contre l’obésité infantile : 22 associations et fédérations dénoncent les manoeuvres du Ministère de la Culture
 
Nous, personnes souffrant d’obésité, de surpoids ou de diabète, parents d’élèves, familles, enseignants, responsables de restauration scolaire ou collective, maîtres cuisiniers, mutualistes, consommateurs,... interpelons le Ministère de la Culture pour lui demander de cesser ses entraves à la mise en place des mesures de protection des enfants annoncées par Roselyne BACHELOT.
 
En février dernier la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative annonçait un ensemble de mesures(1) pour lutter contre la progression de l’obésité infantile (activité physique scolaire et périscolaire, restauration scolaire, formation des personnels en contact avec les jeunes ...) venant compléter les mesures précédentes en matière d’amélioration de qualité nutritionnelle des aliments.
 
Dans le domaine du marketing télévisé, la Ministre de la Santé demandait à l’industrie agroalimentaire et aux régies publicitaires des engagements pour cesser la diffusion des publicités pour les produits les plus gras, salés ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants. Bien qu’avec retard, les professionnels de l’agro-alimentaire ont défini une position de principe consistant à réserver les publicités aux seuls produits dont l’intérêt nutritionnel est démontré. Il ne restait donc plus qu'à faire définir les profils et les horaires sous la responsabilité des nutritionnistes et des pédiatres pour trouver un accord équilibré.
 
Contre toute attente, la Direction du Développement des Médias au sein du Ministère de la Culture a rédigé, avec les seules régies publicitaires, une charte pour faire barrage à ce projet d’encadrement de la publicité. Cette charte que Christine ALBANEL prévoit de faire avaliser prochainement en réunion interministérielle, sacrifie tout projet d’encadrement publicitaire au profit d’une liste à la Prévert de mesurettes sans intérêt.
 
Aujourd’hui, 23 sociétés savantes et plus de 1500 médecins, nutritionnistes, pédiatres et scientifiques lancent un cri d’alarme(2). Nous nous associons à leur appel et refusons qu’un dossier de santé publique soit entre les mains des publicitaires. En conséquence, nous demandons :
  • que le Gouvernement reconnaisse la gravité de l’épidémie d’obésité en France,
  • que soit confirmée au niveau interministériel la prééminence du Ministère de la Santé sur ce dossier,
  • que les professionnels de l’agro-alimentaire et des régies publicitaires présentent leurs propositions au Ministère de la santé, à l’exclusion de toute autre instance.
Mais dans le cas où les industries alimentaires, les régies publicitaires et le Ministère de la Culture décideraient de maintenir en l’état cette charte notoirement insuffisante, nous demanderons à ce que l’on tire la conclusion de l’échec des tentatives d’autorégulation, et que sans plus tarder les mesures annoncées par Roselyne BACHELOT soient mises en place par la Loi.
 
(1) « Nutrition et obésité : nouvelles mesures pour 2008 » - 4/02/2008 et le plan « Santé des jeunes » - 27/02/2008
(2) Au-delà de l’image corporelle, l’obésité a des conséquences graves sur la santé : élévation des graisses dans le sang entraînant de nombreux problèmes cardiovasculaires, insuffisances respiratoires, diabètes de type II, augmentation de la pression artérielle. Ainsi, la probabilité d’attaque cérébrale est multipliée par deux dans le cas d’un indice de masse corporel (IMC) supérieur à 30. On calcule également que pour une obésité importante (IMC supérieure à 40), l’espérance de vie peut être réduite de 10 ans.
 
Contacts des Associations et Fédérations signataires :
  • ACEHF (Association Culinaire des Etablissements Hospitaliers de France) : Gérard PRETEUX : 05.46.48.54.60
  • AFD (Association Française des Diabétiques) : Jacques LE DISEZ : 01.40.09.68.03
  • AJD (Association des Jeunes Diabétiques) : Marthe VIAS : 06.63.72.18.62
  • ALLEGRO FORTISSIMO (association de personnes obèses) : Sylvie BENKEMOUN : 06.13.23.43.74
  • ANDRM (Association Nationale des Directeurs de la Restauration Municipale) : Mireille RENARD : 06.73.16.74.58 / 01.49.58.43.56
  • CCC : (Comité de Coordination des Collectivités de France) : Marie-Cécile ROLLIN : 06.81.54.02.47
  • CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) : Lucien DE BROT : 01.56.54.32.36
  • COFRADE (Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant) : Barbara WALTER : 04.78.24.03.11
  • FAMILLES DE FRANCE : Michel BONNET : 06.12.99.32.84
  • FAMILLES RURALES : Amélie BACHELET : 01.44.91.88.88
  • FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) : Laurence GUILLERMOU : 01.43.57.16.16
  • FNMF (Fédération Nationale de la Mutualité Française) : Christelle CROS : 01.40.43.63.26
  • LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT : Christine MENZAGHI : 01.43.58.95.84
  • MAITRES CUISINIERS DE FRANCE : Michel BLANCHET : 01.39.62.11.67 / 01.45.26.99.39
  • PEEP : (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public ) : Marthe TURQUIEH : 01.44.15.18.13
  • PULPECLUB (association de personnes obèses) : Catherine LEMOINE : 06.81.19.87.96
  • UDIHR : (Union des Ingénieurs Hospitaliers en Restauration) : Didier GIRARD : 02.43.43.25.99
  • UFAL (Union des Familles Laïques) : Bernard TEPER : 06.08.10.44.52
  • UFC-QUE CHOISIR : Marie-Christine BRUMENT : 01.44.93.19.84
  • UFCS (Union Féminine Civique et Sociale) : Dominique SELLIER : 01.44.54.50.58
  • UNAAPE (Union Nationale d’Associations Autonomes de Parents d’Elèves) : Béatrice CHESNEL : 06.84.34.72.27
  • UPRT (Union des Personnels de la Restauration Territoriale) : Philippe LULIN : 06.20.85.80.23
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Observatoire des prix Familles Rurales : les prix des produits MDD s’envolent ! (13/06/08)

Depuis janvier 2006, Familles Rurales a mis en place son propre Observatoire des prix. 48 « veilleurs consommation » relèvent les prix de 13 catégories de produits dans 22 départements. Afin de suivre au plus près l’évolution des prix, Familles Rurales a analysé les résultats de ce début d’année. Quelques résultats significatifs sont ressortis de cette étude :

  • Entre janvier 2008 et mars 2008, le prix du panel « Marques De Distributeurs » (MDD) a augmenté de plus de 10% !
  • En 5 mois, (entre novembre 2007 et mars 2008), le prix du panel moyen a augmenté de 4% !
  • En l’espace d’une année, le prix des produits laitiers « 1er prix » a augmenté de 32.5% dans les hypermarchés ! Les produits « 1er prix » vendus dans les hard-discounts sont plus chers que ceux vendus dans les hypermarchés ou les supermarchés !
Familles Rurales confirme le ressenti des consommateurs à savoir que les prix augmentent (4% en 5 mois et 6.4% en un an). Face à cette tendance, les familles les plus modestes sont les plus touchées puisque le prix des panels MDD et 1er prix sont ceux qui augmentent le plus.
Familles Rurales s’interroge sur l’efficacité de la réforme de la négociabilité des tarifs en cours dans la mesure où elle ne porte pas sur les marques de distributeurs. Qui empêchera la grande distribution d’augmenter les tarifs de ses MDD ?
 
Le Mouvement relèvera également le prix des fruits et légumes cet été et communiquera sur ce sujet le 19 août prochain.
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Tarifs des hotlines : un opérateur dans le collimateur de Familles Rurales (06/06/08)
Les dispositions de la Loi Châtel du 3 janvier 2008 sont entrées en vigueur le 1er juin. Le texte prévoit notamment de mettre fin à la tarification excessive des hotlines. Familles Rurales regrette que l’esprit de cette loi soit oublié par un fournisseur d’accès.
 
Si certains opérateurs ont fait l’effort d’assurer la gratuité du temps d’attente tout en assurant un coût raisonnable de l’appel (une fois la mise en relation avec le téléconseiller effectuée), cette position n’a pas été adoptée par tous.
 
Pour rappel, la mise sur le marché de numéros surtaxés n’est autorisée, en théorie, que pour les services à valeur ajoutée. Seul un service supplémentaire peut ainsi être facturé à un consommateur appelant sa hotline. Le service après-vente est lié au contrat donc déjà compris dans le prix de la prestation.
 
Il est aberrant de voir, aujourd’hui encore, cet opérateur assurer une gratuité du temps d’attente vers la hotline en prenant soin de surtaxer copieusement l’appel dès la mise en relation avec un téléconseiller.
 
Familles Rurales dénoncera dès lundi devant le Comité consommateur plénier de l’ARCEP, les pratiques de cet opérateur. Le Mouvement proposera également un amendement afin d’introduire de nouvelles dispositions dans le projet de loi de modernisation de l’économie. Toute tarification supplémentaire d’un service découlant d’un contrat doit être prohibée.
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Familles Rurales poursuit son action contre les dégroupages sauvages (04/06/08)

Le dégroupage non sollicité ou dégroupage sauvage, est une opération technique réalisée par un opérateur téléphonique lui permettant de gérer l’intégralité de la ligne téléphonique du consommateur, sans que ce dernier ait souscrit la moindre offre auprès de lui. Cette pratique, bien qu’illégale, demeure courante en France.

Constatant un nombre croissant de plaintes, Familles Rurales a interpellé le médiateur lors d’une réunion organisée par l’Association Médiation Communications Electroniques (AMCE) en présence des associations de consommateurs. Ce dernier s’est engagé à traiter de façon prioritaire les litiges concernant les dégroupages sauvages. La démarche à suivre est disponible sur le site du Mouvement : www.famillesrurales.org. Par ailleurs, Familles Rurales poursuit son combat auprès des pouvoirs publics et des parlementaires pour obtenir :

  • Une plus grande transparence sur le prix du portable : le portable vendu à 1 euro dans les engagements contractuels ne coûte pas seulement un euro au consommateur ! Son prix est, en réalité, étalé sur la durée de l’engagement ;
  • Un droit de résiliation sans frais lorsque le service n’est pas rendu ou rendu dans des conditions n’assurant pas l’usage normal de la ligne ;
  • Le début des prélèvements uniquement lorsque le service fonctionne correctement ;
  • Une amélioration de l’information, notamment tarifaire, dans les publicités.

Familles Rurales s’attache à défendre les intérêts des consommateurs pour qu’ils ne soient pas lésés dans le cadre de leurs relations avec les opérateurs Internet et de téléphonie fixe et/ou mobile. Le Mouvement veille également à ce que l’engagement du médiateur des communications électroniques soit tenu.

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Loi de modernisation de l’économie : des améliorations enfin favorables aux consommateurs (26/05/08)
Familles Rurales accueille favorablement plusieurs amendements apportés par la commission des affaires économiques au projet de loi de modernisation de l’économie qui sera discuté mardi 27 mai à l’Assemblée nationale.
 
Tout d’abord, l’introduction de l’action de groupe dans le projet de loi était attendue par Familles Rurales. Elle permettra aux consommateurs d’obtenir collectivement réparation en cas de préjudice économique subi lors d’un achat, facilitera la défense des consommateurs et améliorera la protection de leurs intérêts. Cependant, l’instauration de ce dispositif ne doit pas s’assortir d’une dépénalisation du droit de la consommation.
 
Familles Rurales salue également l’amendement visant à introduire le téléphone mobile dans le contenu du service universel des communications téléphoniques. Cela permettra aux familles les plus modestes de bénéficier de tarifs sociaux pour ces services.
 
Plusieurs amendements préconisent un encadrement des prêts immobiliers à taux variables, et notamment la suppression des taux d’appels qui peuvent pénaliser, dans la durée, les consommateurs. Ces mesures ont une portée importante dans le contexte actuel.
 
Enfin, Familles Rurales soutient l’amendement favorisant la mobilité bancaire, dans la mesure où elle peut contribuer à une concurrence à l’avantage des consommateurs. Le Mouvement demande que celle-ci se réalise à un tarif raisonnable.
 
Familles Rurales se réjouit que les amendements énoncés ci-dessus aient été proposés. Le Mouvement espère qu’ils seront maintenus dans la future loi de modernisation de l’économie afin que celle-ci profite également aux consommateurs.
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Adoptons, en famille, un comportement responsable sur la route (07/05/08)

Familles Rurales se réjouit du lancement d’une nouvelle campagne grand public pour appeler les français à adopter un comportement responsable sur la route. Les familles, en particulier dans le milieu rural, sont en effet encore trop souvent frappées par les accidents de la route, accidents souvent liés à la consommation d’alcool et impliquant notamment les jeunes.

Familles Rurales est partenaire des pouvoirs publics sur cette campagne: «Sécurité routière, tous responsables». Le Mouvement mène de nombreuses actions de proximité en milieu rural afin de faire évoluer les comportements des conducteurs: vulgarisation de l’usage de l’éthylotest, révision du code de la route...

L’alcool, la vitesse et la consommation de stupéfiants sont les principaux facteurs d’accidents de la route. Pour combattre ces comportements à risque, Familles Rurales engage une campagne volontariste auprès des familles.

A la veille de ce week-end prolongé, Familles Rurales appelle les conducteurs à adopter un comportement responsable afin d’éviter les accidents sur la route et les conséquences dramatiques qu’ils engendrent pour les familles.
 

Plus d'infos : http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/vos-infos/presse/communiques/2-2008/CP_07-05-08.html

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Thierry Damien réélu Président de Familles Rurales (24/04/08)
Lors du Conseil d’administration du jeudi 24 avril 2008, Thierry Damien, Président de Familles Rurales depuis 2004, a été réélu à cette fonction pour deux ans.
 
Familles Rurales, premier mouvement familial, se donne pour missions de : 
  • répondre aux besoins des familles, 
  • défendre leurs intérêts en les représentant, 
  • accompagner les parents dans leur mission d’éducation, 
  • participer à l’animation des territoires ruraux.

Le Mouvement sera particulièrement vigilant à l’orientation donnée par le gouvernement à la politique familiale.

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Familles Rurales participe activement au Grenelle de l’insertion (22/04/08)
Familles Rurales participera, demain, à la rencontre territoriale organisée à Paris dans le cadre du Grenelle de l’insertion. Le thème de cette journée porte sur le « microcrédit personnel et inclusion financière ». Le Mouvement interviendra plus particulièrement sur « L’avenir du microcrédit personnel ».
 
Familles Rurales est un acteur du microcrédit social puisque le Mouvement a créé en 2006, en partenariat avec le Crédit Mutuel et le Crédit Coopératif, le crédit Elan. Il est destiné aux personnes solvables qui ne peuvent pas accéder seules au crédit bancaire traditionnel. Le montant maximum de ce crédit est fixé à 3000 euros pour une durée ne pouvant excéder 36 mois. Actuellement, neuf fédérations départementales Familles Rurales et une association participent à ce dispositif en qualité d’accompagnant. 290 familles ont déjà été accompagnées et 62 microcrédits accordés.
 
Le suivi des emprunteurs s’effectue en amont et en aval du crédit. Les fédérations départementales assurent les missions d’accueil et d’information des familles puis instruisent les dossiers qui sont ensuite présentés au partenaire bancaire. Après obtention du crédit, le Mouvement met en place un accompagnement budgétaire régulier des emprunteurs afin de s’assurer qu’aucun accident ne se produise pendant la durée du microcrédit.
 
Avec le crédit Elan, Familles Rurales propose aux familles un moyen de réaliser leurs projets.
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L’Allocation de rentrée scolaire : une revalorisation nécessaire (18/04/08)
La secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, a annoncé ce matin que l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) serait « modulée par le haut » à la rentrée 2008.
 
Pour l’année scolaire 2007-2008, l’ARS était fixée à 252.57 euros. Familles Rurales veillera à ce que ce montant ne soit pas réduit pour les enfants du primaire, et qu’il soit effectivement augmenté pour les élèves scolarisés au collège et au lycée. Le Mouvement s’assurera également que le plafond de ressources ne soit pas abaissé.
 
Depuis 25 ans, les allocations familiales ont perdu 1% de pouvoir d’achat par an. Cette revalorisation de l’ARS en septembre 2008 apparaît donc, pour le Mouvement, comme une juste compensation dans le contexte actuel de hausse des prix et de baisse du pouvoir d’achat des familles.
 
Familles Rurales prend acte du fait qu’une partie des économies réalisées grâce à la majoration unique des allocations familiales à 14 ans sera utilisée pour financer la hausse de l’ARS. Le gouvernement affirme ne pas vouloir mettre les allocations familiales sous conditions de ressources. Mais cette augmentation du montant de l’ARS (allocation soumise à conditions de ressources) n’est-elle pas un avant-gout de la nouvelle orientation de la politique familiale ?
 
Après la Carte Familles Nombreuses et la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, une clarification de la politique familiale du gouvernement est nécessaire. Familles Rurales sera vigilant pour que la promesse sur l’Allocation de rentrée scolaire soit réellement appliquée.
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Majoration unique des allocations familiales, nouvelle atteinte à la politique familiale (16/04/08)
Le gouvernement a décidé de modifier par décret les conditions d’attribution des majorations des allocations familiales. En effet, la majoration unique (60 €) des allocations familiales à 14 ans, évoquée lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, est mise en œuvre et entrera en vigueur au 1er mai. Elle est instaurée en remplacement des deux majorations qui intervenaient à 11 et 16 ans.
 
Familles Rurales rappelle son opposition à cette mesure. Le complément attribué, dès les 11 ans de l’enfant, est utile aux familles dans la mesure où cette période de préadolescence correspond à des besoins multiples.
 
Le Mouvement s’interroge sur les motivations de cette mesure qui repoussera nécessairement des dépenses vers les années futures. Selon la CNAF, qui s’y est opposée, cela correspond à une économie immédiate de 138 millions d’euros, soit autant de pouvoir d’achat en moins pour les familles.
 
Les prestations familiales sont-elles en danger ? Familles Rurales s’inquiète. Une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques a démontré qu’en vingt-cinq années, les allocations familiales ont perdu 24,5 % de leur valeur relative par rapport au revenu médian. Autrement dit, le revenu des ménages avec enfant baisse par rapport à ceux qui n’en ont pas ce qui risque de remettre en cause le taux de fécondité français.
 
Carte « Familles Nombreuses », majoration unique des allocations familiales à 14 ans... Familles Rurales s’interroge sur l’orientation que le gouvernement souhaite réellement donner à la politique familiale.
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Carte « familles nombreuses » : les familles une nouvelle fois sacrifiées ! (09/04/08)
Le gouvernement a annoncé vendredi 4 avril, lors du Conseil de modernisation des politiques publiques, qu’il cesserait de prendre en charge les tarifs dits sociaux de la SNCF incluant la carte « familles nombreuses ».
 
Familles Rurales s’inquiète de la suppression de la compensation versée à la SNCF. Pour le Mouvement, cette dernière doit reprendre cette carte à son compte et dans les mêmes conditions, soient :
  • un tarif identique : 18 euros par famille pour trois ans ;
  • aucune limitation par des quotas du nombre de places réservées pour les détenteurs de la carte ;
  • une carte donnant toujours le droit aux mêmes réductions tarifaires : 30% pour les familles de 3 enfants ; 40% pour 4 enfants ; 50% pour 5 enfants et 75% au-delà.
Familles Rurales est préoccupé par l’avenir même de la carte « familles nombreuses ». En 2005, lors de la Conférence de la famille, cette carte avait été revalorisée, permettant aux familles de bénéficier de réductions dans d’autres enseignes. Ces avantages vont-ils disparaître ?
 
La fin de cette compensation versée à la SNCF risque de porter directement atteinte au budget des familles du milieu rural qui utilisent ce mode de transport. A cela s’ajoute un préjudice possible pour l’environnement : les familles préféreront utiliser leur voiture pour se déplacer.
 
Familles Rurales ne manquera pas de rappeler son inquiétude et ses propositions lors de la prochaine réunion du comité consultatif des consommateurs, instance à laquelle le Mouvement participe. Plus globalement, Familles Rurales veillera à ce que d’autres mesures ne viennent pas toucher la politique familiale dont les effets sont reconnus par tous.
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Familles Rurales a rencontré la secrétaire d’Etat chargée de la famille (04/04/08)

Jeudi 3 avril, Familles Rurales a été reçu par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille. Cette rencontre a été l’occasion d’aborder les points d’actualité sur la famille.

Nadine Morano a accordé une attention particulière à la nécessité de développer les modes d’accueil pour la petite enfance, en particulier les modes de garde innovants tels que les micro-crèches ou «les accueils passerelles». Familles Rurales sera attentif à la mise en place du droit de garde opposable.

Par ailleurs, Familles Rurales propose d’améliorer le congé parental et le congé de solidarité en rendant leur fractionnement possible. Ces aménagements ont été accueillis favorablement par la secrétaire d’Etat.

Familles Rurales a également réaffirmé son opposition à la mise sous condition de ressources des allocations familiales, mesure figurant dans le rapport Attali. La secrétaire d’Etat a indiqué que cette mesure ne serait pas retenue.

Le Mouvement demande à ce que le Haut Conseil à la famille soit installé rapidement. Familles Rurales souhaite qu’il soit mis en place dans les termes du projet de décret, qui prévoit notamment une représentation paritaire des mouvements familiaux et des organisations syndicales et professionnelles.

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Dépassements d’honoraires des médecins spécialistes sanctionnés grâce à Familles Rurales (02/04/08)

Le Conseil de la concurrence a donné raison, mercredi 2 avril, à Familles Rurales concernant la plainte déposée à l’encontre de plusieurs syndicats de médecins spécialistes libéraux du secteur 1.

Après avoir constaté que certains syndicats incitaient les praticiens à généraliser l’utilisation des dépassements exceptionnels (DE) d’honoraires, Familles Rurales avait alerté le Conseil de la concurrence le 19 mai 2003.

Le Mouvement dénonce l’entente des praticiens sur les prix. La puissance des syndicats professionnels mais aussi la pénurie de médecins spécialistes dans certains secteurs de la médecine favorisent cette pratique. Souvent dans une situation de monopole local, notamment en milieu rural, les médecins imposent des tarifs prohibitifs à leurs patients qui n’ont souvent d’autre choix que de l’accepter s’ils veulent être soignés. Si le Code de déontologie des praticiens indique que «les honoraires du médecin doivent être déterminés avec tact et mesure en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés et de circonstances particulières...», la réalité est différente.

Le Conseil de la concurrence a estimé que les dépassements d’honoraires laissés à la charge des patients représentaient au total 180 millions d’euros.

Dans sa décision du 2 avril 2008 relative à des consignes syndicales de dépassement des tarifs conventionnels (*), le Conseil de la concurrence a estimé que la diffusion, par un syndicat médical, de consignes collectives recommandant de recourir au droit au DE, dans le but d’augmenter artificiellement les honoraires en utilisant une faculté devant faire l’objet d’une appréciation individuelle, est constitutive d’une entente sur les prix.

Ainsi, 7 syndicats ont été sanctionnés pour un montant de 814 000 euros.

Familles Rurales se félicite de la décision du Conseil de la concurrence qui reconnaît ainsi les abus pratiqués par certains médecins dans la fixation de leurs tarifs. Familles Rurales estime qu’en aucun cas il ne revient aux patients de compenser l’absence de revalorisation du tarif conventionnel. Pour le Mouvement, l’accès aux soins doit rester universel.

(*) Décision 08-D-06 du 2 avril 2008 relative à des consignes syndicales de dépassement des tarifs conventionnels par les médecins spécialistes de secteur 1
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La famille et l’aménagement du territoire, deux priorités désormais reconnues par l’Etat (20/3/08)
Familles Rurales accueille favorablement la création de deux nouveaux secrétariats d’Etat : celui de l’aménagement du territoire et celui de la famille. Familles Rurales avait souhaité avoir un interlocuteur pour toutes les questions concernant la famille, le Mouvement salue donc cette création. Cette reconnaissance de la place de la famille au sein des attributions ministérielles constitue une avancée. Familles Rurales abordera avec la secrétaire d’Etat à la famille plusieurs thèmes essentiels :
  • La conciliation de la vie familiale et professionnelle
  • La mise en place du droit de garde opposable, particulièrement important pour les familles vivant en milieu rural du fait de l’insuffisance de l’offre de garde existante ; 
  • La revalorisation des allocations familiales, indispensable pour permettre aux familles de maintenir leur pouvoir d’achat.
Dans le domaine de l’aménagement du territoire, Familles Rurales réaffirme son attachement au maintien des services publics en milieu rural, sujet qu’il défend depuis plusieurs années. L’accès à Internet et à la TNT est également une préoccupation qui sera au coeur des discussions futures avec le secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire.
 
Familles Rurales sollicite dès à présent des rendez-vous auprès des deux nouveaux secrétaires d’Etat pour leur exposer ses réflexions sur les politiques publiques en faveur des familles et des territoires.
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Familles Rurales réaffirme la nécessité d’une plus grande transparence sur les prix (27/02/08)

Familles Rurales salue la décision annoncée lundi dernier par le Premier ministre, à savoir la mise en place d’une enquête pour comprendre les raisons de la hausse des prix des produits alimentaires en France.

Familles Rurales suit l’évolution des prix des produits de consommation courante grâce à 48 veilleurs consommation répartis dans plusieurs départements et régions de France. Les résultats de cet observatoire des prix publiés en janvier, pointaient déjà, pour la fin de l’année 2007, une hausse du prix des pâtes et des produits laitiers. Cette augmentation était particulièrement importante pour les produits laitiers « 1er prix » et les pâtes «1er prix » (l’augmentation du prix des pâtes pouvant atteindre 27%). L’observatoire des prix 2007 soulignait que les familles aux revenus modestes étaient les premières victimes de ces hausses de prix.

Suite à ces résultats, Familles Rurales avait souligné la nécessité de connaître le mécanisme de formation des prix. Le Mouvement demande de nouveau qu’une plus grande transparence sur les prix soit mise en place.

Familles Rurales se réjouit de l’opération « coup de poing » souhaitée par le Premier ministre et espère qu’elle permette, enfin, de connaître la façon dont sont établis les prix.

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Quelle protection future pour les consommateurs ? (14/03/08)
Jean-Marie Coulon a remis son rapport sur la dépénalisation du droit des affaires à Rachida Dati. Parmi les trente propositions présentées à la garde des Sceaux, certaines ont un impact sur le droit de la consommation et de la concurrence avec des effets dommageables pour le consommateur.
 
Familles Rurales invite donc à la prudence. La dépénalisation de certaines infractions, requalifiées en fautes au sens du Code Civil, notamment toutes celles concernant les pratiques abusives en matière de consommation (publicités trompeuses, démarchages abusifs...), accorderait une impunité aux entreprises. En effet, au pénal, l’entreprise est sanctionnée, par des peines s’étalant de l’amende à l’emprisonnement, pour le préjudice qu’elle porte à l’intérêt collectif. C’est son comportement fautif qui est réprimé. En revanche, la peine civile ne fait que compenser les préjudices subis par le consommateur. Familles Rurales rappelle que tout comportement intentionnel créant un préjudice à autrui doit être condamné.
 
Réforme de la carte judiciaire, fermeture des tribunaux, action de groupe qui tarde à voir le jour, et aujourd’hui un rapport qui propose de dépénaliser certaines infractions en matière de consommation,... autant d’éléments qui préoccupent Familles Rurales.
 
Familles Rurales se demande quelles seront les protections futures pour les consommateurs. Le Mouvement veillera à ce que l’esprit du droit de la consommation, qui consiste à protéger la partie faible quitte à sanctionner le fort, soit préservé. Il s’opposera donc à la transposition, dans une loi, des propositions de ce rapport.
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Qui pense aux familles ? Familles Rurales repose la question (14/02/08)

Le gouvernement a décidé de modifier par décret les conditions d’attribution des majorations des allocations familiales. En effet, la majoration unique (60 €) des allocations familiales à 14 ans, évoquée lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, est mise en oeuvre et entrera en vigueur au 1er mai. Elle est instaurée en remplacement des deux majorations qui intervenaient à 11 et 16 ans.

Familles Rurales rappelle son opposition à cette mesure. Le complément attribué, dès les 11 ans de l’enfant, est utile aux familles dans la mesure où cette période de préadolescence correspond à des besoins multiples.

Le Mouvement s’interroge sur les motivations de cette mesure qui repoussera nécessairement des dépenses vers les années futures. Selon la CNAF, qui s’y est opposée, cela correspond à une économie immédiate de 138 millions d’euros, soit autant de pouvoir d’achat en moins pour les familles.

Les prestations familiales sont-elles en danger ? Familles Rurales s’inquiète. Une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques a démontré qu’en vingt-cinq années, les allocations familiales ont perdu 24,5 % de leur valeur relative par rapport au revenu médian. Autrement dit, le revenu des ménages avec enfant baisse par rapport à ceux qui n’en ont pas ce qui risque de remettre en cause le taux de fécondité français.

A cela s’ajoute la proposition du rapport d’Attali de mettre sous condition de ressources les prestations familiales.

Qu’est devenue la politique familiale dans notre pays ?

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La réversibilité des tarifs de l’électricité : deux ans de sursis pour les consommateurs (15/01/08)

Pour Familles Rurales, l’adoption par les parlementaires de la réversibilité totale des tarifs de l’électricité constitue une avancée pour les consommateurs. Depuis le 1er juillet 2007, toute personne qui décidait de quitter les tarifs réglementés ne pouvait revenir sur son choix. Familles Rurales s’est élevé contre cette mesure et a demandé que les consommateurs ayant choisi le secteur concurrentiel puissent retourner aux tarifs réglementés.

Le Mouvement se réjouit donc de cette adoption mais regrette que son application ne s’étende pas au delà du 1er juillet 2010. Que se passera-t-il ensuite ? Cette date limite pose la question de l’avenir des tarifs réglementés. Selon Familles Rurales, ils doivent être maintenus afin de protéger le consommateur d’une hausse incontrôlée des tarifs de l’électricité.

Enfin, Familles Rurales incite les consommateurs à la plus grande vigilance dans leur choix de contrat. Avant de changer d’opérateur, le Mouvement leur recommande d’examiner les tarifs et la durée de l’engagement pour prendre leur décision de manière éclairée.

La possibilité donnée aux consommateurs de revenir sur leurs décisions concernant leur fournisseur d’énergie représente pour Familles Rurales une réelle avancée. Une attention toute particulière doit, malgré tout, être maintenue sur les contrats proposés par les opérateurs. Enfin, Familles Rurales s’interroge sur l’avenir des tarifs réglementés après 2010.

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Les produits « 1er prix » : première cible pour les distributeurs (14/01/08)

Les résultats 2007 de l’observatoire des prix réalisé par Familles Rurales mettent en évidence un ralentissement dans la hausse des prix par rapport à l’année 2006. Si cette augmentation est mesurée, elle reste contrastée.

Les prix évoluent différemment selon :

  • Le type d’enseigne: les hausses sont plus élevées dans les hypermarchés (jusqu’à 8 % d’augmentation pour les produits «1er prix») que dans les supermarchés.
  • Le département: le Finistère est le département où les prix des panels sont les plus élevés. Le Nord se distingue sur le panel «1er prix» avec un prix moyen largement supérieur aux autres départements. Les écarts entre départements se creusent depuis 2006. Sur le panel «marques de distributeurs», une différence de plus de 40 euros est constatée entre les départements.

Les produits MDD (entre 2 et 4 % d’augmentation en 2007) et «1er prix» ( jusqu’à 8 % d’augmentation en 2007) vendus dans les hypermarchés tirent l’évolution des prix vers le haut. Les familles modestes, nombreuses, fragiles sont les premières touchées. Ce constat est renforcé par deux observations:

  • la hausse annoncée des produits laitiers s’est répercutée, en premier lieu, sur les produits laitiers «1er prix» (jusqu’à + 6%).
  • L’augmentation des cours du blé s’est traduit en 2007 par des hausses du prix des pâtes, surtout sur les pâtes «1er prix» ( entre 6 et 27 %).

L’Observatoire montre que les consommateursles plus pauvres, qui achètent des produits «1er prix» ou MDD, connaissent en priorité une dégradation de leur pouvoir d’achat. Un encadrement des prix pour ces deux catégories de produits est à envisager afin de les protéger.

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Loi Châtel : un pas en avant mais trop limité (11/01/08)

Les associations membres de la coordination avaient accueilli très favorablement la réflexion entreprise par Luc Châtel, secrétaire d’Etat à la consommation, et nourrissaient les plus grands espoirs en termes de développement de la concurrence au service des consommateurs.

La loi « Châtel » tant attendue est aujourd’hui promulguée. Les associations membres de la coordination se réjouissent des avancées réalisées en matière de commerce électronique et de démarchage à domicile pour le secteur des assurances. La directive européenne relative aux pratiques commerciales déloyales est enfin transposée. Mais, en matière de communications électroniques notamment, cette législation ne fait que réaffirmer la captivité des consommateurs.

Les associations membres de la coordination regrettent que nos parlementaires n’aient pas retenu leur proposition de consacrer le principe « légitime » de transparence des prix.

Ainsi, concernant la téléphonie mobile, de nombreux consommateurs ne se doutent pas que le prix du terminal est échelonné sur la durée minimale de leur engagement. Pour beaucoup, le terminal ne coûte que le symbolique euro exigé lors de la souscription du contrat. Les conditions de sorties bien qu’assouplies par la loi, ne répondent pas à nos aspirations, elles ne font qu’entretenir la confusion : pourquoi exiger un quart des sommes restant dues, après un an d’abonnement, pour libérer les clients ?

Par ailleurs, renoncer au plafonnement à un an des durées d’engagement ne permettra vraisemblablement pas une libéralisation pleine et efficace de ce marché.

Quant à l’autorisation pour « les établissements de commerce et de détail d’ameublement » d’ouvrir le dimanche, elle englobe un large secteur. Aujourd’hui la grande distribution mais également les magasins de jouets commercialisent des meubles : chaises pour enfant, canapés, bureaux...Les associations membres de la coordination déplorent que les consommateurs ne puissent plus disposer d’un jour de répit, ni leur porte-monnaie...

Notre combat continue et nous ne manquerons pas de réaffirmer nos propositions lors de l’élaboration de la loi de modernisation de l’économie. A cette occasion, la nécessité d’introduire une action de groupe efficace dans notre droit sera érigée en priorité absolue.

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Quel accès à la justice pour les ruraux ? (20/12/07)

Améliorer la qualité de la justice et adapter son organisation à la réalité des territoires sont deux principes directeurs annoncés pour la réforme de la carte judiciaire. Familles Rurales a pris acte de la nécessité d’une réforme visant à mieux répartir les tribunaux en fonction de l’évolution démographique. Cette réforme aboutit à la suppression de 176 tribunaux d’instance sur 473, de 23 des 181 tribunaux de grande instance et de 63 conseils de prud’hommes sur 271. Cependant, Familles Rurales craint que l’accès à la justice pour tous les citoyens ne soit pas garanti, en particulier en milieu rural.

En accompagnement de la réforme, Rachida Dati propose de renforcer les maisons de la justice et du droit. Mais ces maisons n’ont pas vocation à rendre la justice. Leur action de médiation est complémentaire à celle des tribunaux.

Par ailleurs, cette réforme de la carte judiciaire met de nouveau en évidence l’intérêt qu’il y a à introduire d’urgence dans le droit de la Consommation la possibilité d’intenter une action de groupe contre les pratiques abusives. Ce regroupement des litiges individuels en action collective ne pourrait que réduire les coûts de traitement des affaires isolées et les déplacements qui leur sont inhérents.

Familles Rurales constate que les utilisateurs des services de la justice n’ont pas été consultés sur cette réforme qui modifie significativement son organisation, notamment dans le milieu rural. Le Mouvement aurait préféré que des discussions préalables soient organisées afin d’examiner les problèmes occasionnés par ces changements et d’envisager les meilleures solutions à mettre en place pour garantir une proximité, même en milieu rural.

Familles Rurales souhaite que chaque justiciable, quel que soit l’endroit où il vit, puisse disposer des mêmes moyens pour faire valoir ses droits.

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Projet de loi Châtel : des améliorations encore possibles (20/12/07)

Après avoir été successivement examiné et amendé par les parlementaires, le projet de loi en faveur de la concurrence pour les consommateurs fait l’objet d’un ultime examen auprès de la commission paritaire (composée de sept députés et sept sénateurs).

Familles Rurales s’inquiète de voir anéanties des avancées significatives introduites par les députés notamment la fin des numéros surtaxés ou l’introduction de dispositions sanctionnant les pratiques commerciales agressives.

En matière de téléphonie mobile, Familles Rurales souhaite que les durées d’engagement soient limitées à 12 mois afin de laisser s’opérer le libre jeu de la concurrence. Concernant la résiliation anticipée d’un contrat de 24 mois, le projet de loi ouvre une faculté de résiliation au bout d’un an, à condition de régler un quart des sommes dues jusqu’à la fin de la période minimale. Le Mouvement estime cette proposition insatisfaisante. Il invite la commission paritaire à contraindre les opérateurs à afficher, sur les factures mensuelles, la part du mobile non payée. Les coûts de sortie correspondraient exactement au «restant dû» du prix du mobile.

Par ailleurs, l’autorisation pour «les établissements de commerce et de détail d’ameublement» d’ouvrir le dimanche englobe un large secteur. Aujourd’hui la grande distribution mais également les magasins de jouets commercialisent des meubles : chaises pour enfant, canapés, bureaux... Familles Rurales déplore que les consommateurs puissent désormais être « harcelés» 7 jours sur 7.

Enfin, le Mouvement regrette que l’action de groupe ne brille que par son absence...

Familles Rurales attend de ce projet de loi des avancées en faveur de la concurrence pour les consommateurs, et pour cela souhaite que ses propositions soient prises en compte.

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Recours sur succession pour l’APA : une nouvelle attaque contre les personnes âgées ! (13/12/07)

Le 10 décembre, le Sénat a adopté, discrètement, un amendement au projet de Loi de Finances 2008 instaurant une récupération sur succession pour les bénéficiaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). L’article 39.C du PLF stipule que le recouvrement sur la succession s’appliquera lorsque la valeur de l’actif net successoral sera supérieur à 100 000 euros et ceci, à compter du 1er janvier 2009.

Familles Rurales s’oppose fermement à cet article qui représente un retour en arrière considérable pour les personnes âgées. L’APA se distingue du dispositif qu’elle a remplacé, la Prestation Spécifique Dépendance (PSD), notamment par la non récupération sur succession. Cette spécificité explique le succès rencontré par cette allocation : les bénéficiaires n’ayant pas le sentiment de déposséder leurs héritiers. En introduisant de nouveau le recours sur succession, quel est le but recherché ?

Familles Rurales estime que la dépendance ne doit pas reposer uniquement sur les familles mais qu’elle doit être financée par la solidarité nationale. Les familles prennent majoritairement en charge leurs aînés et ont besoin, pour cela, d’être soutenues. Le recours sur succession est un pas en arrière alors même que le cinquième risque n’est toujours pas défini. C’est pourquoi l’adoption de cet amendement pose, plus largement, le problème d’une société inapte à assumer la perte d’autonomie de certains de ces membres.

Familles Rurales s’oppose à une autre mesure adoptée récemment qui constitue aussi un recul social pour les personnes âgées. Il s’agit de la fin de l’exonération totale de redevance audiovisuelle (exonération de 50% en 2008 et fin de l’exonération en 2009) pour les personnes de plus de 65 ans non imposables sur le revenu. En définitive, il ne fait pas bon vieillir en France !

Familles Rurales demande la suppression du recours sur succession pour l’APA et participera aux réflexions menées pour la création du risque « dépendance ».

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Les dangers des télévisions pour bébés (14/12/07)

Familles Rurales souhaite mettre en évidence les dangers que présentent les télévisions pour les « tout petits » : Baby TV et Baby First. Comme le démontre une étude du CIEM (Collectif Interassociatif Enfance Média, dont Familles Rurales est membre), ces chaînes insistent sur le bienfait qu’auraient leurs programmes pour les enfants dont l’environnement n’est pas apte à favoriser leur développement intellectuel. Pour Familles Rurales, cela revient à leurrer les parents, et tout particulièrement, les plus fragiles d’entre eux.

Cette étude, conduite par le CIEM en collaboration avec des experts de la petite enfance, expose les nombreux enjeux que ces chaînes de télévision soulèvent autour des jeunes enfants.

  • Enjeux psychos-affectifs
    • Accoutumance, risques de troubles du langage, développement du cerveau d’un point de vue cognitif et biologique, développement de l’autonomie
    • Enjeux éducatifs
      • Activités inadaptées au développement de l’enfant, contradiction par rapport à une politique de prise en charge de qualité de la petite enfance (crèches, micro-crèches, assistantes maternelles...)...
      • Enjeux économiques
        • Fidélisation des bébés pour lutter contre l’arrivée de nouveaux modes de communication (internet, téléphone portable...)

      • Enjeux juridiques

      Deux contradictions :

        • Tout Etat signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant s’est engagé à faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3). Les articles 6 et 29 rappellent le rôle protecteur de l’Etat quant au développement de l’enfant.
        • L’article 22 de la directive Télévision Sans Frontières interdit la diffusion de programmes susceptibles de nuire gravement aux mineurs. L’article 2 permet aux Etats, à titre exceptionnel, d’engager une procédure pour le cas où une chaîne reçue dans un pays membre et disposant d’une autorisation dans un autre pays membre porterait atteinte de façon répétée à la protection des mineurs. Tout Etat signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant s’est engagé à faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3). Les articles 6 et 29 rappellent le rôle protecteur de l’Etat quant au développement de l’enfant. Familles Rurales s’oppose fermement à la diffusion de programmes destinés aux enfants de moins de deux ans, et réaffirme qu’à cet âge, l’enfant se construit dans sa relation à autrui. Aucun programme, aussi performant soit-il, ne parviendra à se substituer aux contacts, interpersonnels, du bébé à ses parents et à son entourage.

      Familles Rurales s’engage donc aux cotés du CIEM, des pédopsychiatres et des éducateurs à mobiliser l’opinion publique et à saisir les autorités compétentes afin de stopper la commercialisation de ces chaînes, nuisibles pour nos enfants.

      Lien étude CIEM : http://www.collectifciem.org/spip.php?article64

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      Frais bancaires : une victoire des consommateurs ! (21/11/07)
      Familles Rurales se félicite de l’adoption du décret relatif au plafonnement des frais bancaires en cas d’incidents de paiement. Le Mouvement dénonce depuis fort longtemps ces frais qui, en se cumulant, aggravent les problèmes financiers des familles déjà en difficulté.
       
      Si le principe de ce décret avait été fixé par la loi sur le droit opposable au logement du 5 mars 2007, il n’a été publié au Journal Officiel que le 16 novembre dernier. Son contenu a fait l’objet de nombreuses discussions, notamment de la part des banques très réticentes sur ce sujet. Il entrera en vigueur dans six mois.
       
      Les frais pour incidents de paiement correspondent à l’ensemble des sommes perçues par les banques pour les rejets des chèques, des prélèvements ou des ordres de virement, lorsque les comptes de ses clients ne sont pas suffisamment approvisionnés.
       
      Jusqu’à aujourd’hui, les banques faisaient subir à des millions de clients une cascade de frais d’incidents (lettre d’information préalable, forfait de rejet de chèque, lettre de notification, frais d’intervention sur compte..) auxquels s’ajoutaient ceux résultant du découvert (agios, commission sur découvert autorisé par opération...). Dorénavant, les frais pour incidents de paiement incluront l’ensemble de ces frais.
       
      De même, alors que l’ancien système prévoyait une limitation de ces frais à 30 euros uniquement pour les chèques d’un montant inférieur ou égal à 50 euros, ce décret encadre les frais bancaires en fonction du montant du chèque ou du prélèvement. Enfin, un chèque impayé présenté au paiement à plusieurs reprises ne sera facturé qu’une seule fois. En revanche, pour les prélèvements, les frais pourront être perçus à plusieurs reprises par la banque, il reviendra au payeur de demander leur remboursement.
       
      Si ce décret constitue une avancée considérable contre les abus des banques vis-à-vis de leurs clients, beaucoup reste à faire. Familles Rurales demande notamment que soit mis fin au droit d’exception dont bénéficient les banques pour ponctionner les comptes de leurs clients sans facturation préalable.
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      Hausse du baril de pétrole : qui pense aux familles rurales ? (9/11/07)

      La hausse du prix du baril de pétrole est inexorable. Il franchira bientôt le seuil des 100 dollars. L’augmentation du prix du pétrole (carburant et fioul domestique) pèse de plus en plus lourd dans le budget des familles, déjà grevé par la hausse générale des prix des produits de première nécessité (logement, alimentation...). Les familles du milieu rural sont sévèrement touchées :

      • elles possèdent souvent deux véhicules, et peuvent difficilement s’en passer pour les trajets fréquents (aller au travail, faire les courses, conduire les enfants à l’école, au sport...),
      • les maisons, sont dans de très nombreux cas, chauffées au fioul domestique dont le prix grimpe aussi. A l’entrée de l’hiver, période propice pour remplir sa citerne, les familles découvrent des factures sans précédent. Or, qui peut se passer de chauffage pendant l’hiver?

      Familles Rurales s’interroge sur la prise en compte de ces situations par le gouvernement. Conseiller aux familles de prendre leur vélo plutôt que leur voiture est méconnaître la réalité de vie des habitants du milieu rural, notamment quand il faut parcourir 20 ou 30 kilomètres pour aller au travail en déposant ses enfants à l’école. Le milieu rural manque cruellement de transport public et les ruraux n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture!

      Se chauffer au fioul n’est sans doute pas le moyen le plus écologique et économique pour l’avenir, mais les familles modestes peuvent-elles pour autant, dans un court terme, changer leur installation de chauffage?

      Le Président a récemment proposé aux marins pêcheurs de répercuter la hausse du pétrole dans le prix du poisson. De fait, le consommateur est encore mis à contribution. Que dire de cette mesure face à la baisse de la fiscalité adoptée en août dernier visant les contribuables les plus aisés?

      Familles Rurales demande :

      • la suppression de la TVA sur la TIPP
      • le développement des transports publics en milieu rural
      • la mise en place d’une politique nationale d’accompagnement de la transition vers des nouvelles énergies

      Par ailleurs, Familles Rurales souhaite participer aux réflexions menées actuellement sur le pouvoir d’achat afin que les familles du milieu rural ne soient pas oubliées.

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      Non aux franchises médicales et à la modification des allocations familiales (10/10/07)

      Le projet de loi de financement de Sécurité sociale sera présenté demain en Conseil des ministres. Familles Rurales accueille favorablement certaines mesures comme notamment l’augmentation du montant du complément de libre choix du mode garde de la Paje et les actions nouvelles visant à lutter contre la fraude et les abus.

      Le Mouvement est aussi favorable à la proposition visant à moduler en fonction de l’âge l’allocation de rentrée scolaire sous réserve que le montant de l’allocation de base reste le même.

      En revanche, Familles Rurales est opposé à :

      • La mise en place des franchises médicales car elles sont une atteinte aux principes fondamentaux du système de protection sociale comme la solidarité des bien-portants vers les malades. Avec les franchises, c’est le malade qui paie. Certaines familles feront donc le choix de ne pas se soigner, ce qui constituerait un recul de l’accès aux soins dans notre pays.
      • L’instauration d’une majoration unique (60 €) des allocations familiales à 14 ans, à la place des deux majorations à 11 et 16 ans. Le complément apporté entre 11 et 14 ans est utile aux familles car pendant cette période de préadolescence, les besoins de l’enfant sont multiples.

      Le Mouvement s’interroge sur les motivations de cette mesure qui repoussera pendant trois années des dépenses de la branche famille.

      L’ensemble du réseau Familles Rurales se mobilise afin que les principes fondamentaux de notre protection sociale ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la rigueur économique. Conscient de l’état des finances publiques et des comptes sociaux, le Mouvement participera activement aux réflexions menées autour de nouvelles sources de financement, étendues à toutes les ressources, y compris celles de l’entreprise.

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      Sécurité routière : Familles Rurales s’engage au niveau européen (21/09/07)

      C’est en présence de Cécile Petit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, que Familles Rurales, réuni en Conseil d’administration, a signé la charte européenne de la sécurité routière. Le Mouvement s’engage ainsi, avec d’autres partenaires européens, à poursuivre de façon volontariste, la mise en place d’actions de prévention permettant de réduire le nombre des accidents de la route en Europe.

      Familles Rurales s’attachera particulièrement à développer des actions auprès des jeunes et des parents.

      Pour rappel, en 2006, les actions de prévention «sécurité routière» Familles Rurales ont sensibilisé environ 20000 personnes dont :

      • 1200 enfants
      • 2 500 jeunes
      • 4 900 aînés
      • 1200 salariés Familles Rurales
      • 4900 animateurs

      A cette occasion, la déléguée a présenté les grands chantiers engagés par la délégation à la Sécurité routière, notamment la formation des jeunes à la conduite, la lutte contre l’alcool au volant (première cause d’accidents) et la vitesse.

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      Opérateurs Internet et téléphonie : des mesures en faveur des consommateurs à l’étude (26/09/07)

      Familles Rurales a participé, mardi 25 septembre, à la rencontre avec les opérateurs et les consommateurs de services téléphoniques et Internet, organisée par les secrétaires d’Etat Luc Chatel et Hervé Novelli.

      Cette rencontre fait suite à deux tables rondes entre Pouvoirs publics, professionnels et associations de consommateurs ayant permis de recenser les difficultés rencontrées par les clients avec leur fournisseur d’accès Internet et leur opérateur de téléphonie fixe ou mobile (temps d’attente, paiement d’un service non rendu...). A ces occasions, les opérateurs avaient pris une série d’engagements qui devaient être mis en oeuvre rapidement.

      A ce jour, quelques progrès ont été apportés, mais il reste de nombreuses difficultés. Le secrétaire d’Etat chargé de la Consommation et du Tourisme Luc Chatel a souhaité, lors de cette réunion, mettre en avant quatre mesures en faveur des consommateurs, sur lesquelles la réflexion est ouverte :

      1. La gratuité du temps d’attente des hotlines des services téléphoniques et Internet : si Familles Rurales accueille favorablement cette proposition, le Mouvement s’interroge sur le coût de la conversation téléphonique. Etant un service rendu au consommateur client, le coût doit être celui d’un appel local, et non celui d’un appel surtaxé (permettant aux opérateurs de « financer la gratuité »)
      2. La possibilité de réduire la durée des contrats avec les opérateurs de 24 à 12 mois : donner la possibilité aux consommateurs de réduire la durée du contrat répond sans doute aux souhaits de pouvoir changer d’opérateur plus souvent. Cependant, Familles Rurales redoute les effets inflationnistes de cette proposition : les abonnements de 12 mois seront sans doute plus chers que ceux de 24 mois. Pour le Mouvement, plus que la durée, ce sont les conditions de sortie des contrats qui doivent être assouplies
      3. La résiliation des contrats en 10 jours : la rapidité est une avancée mais se pose surtout la question des frais appliqués lors de la résiliation.
      4. Restitution sous 10 jours des dépôts de garantie et avances sur consommation : il en va de même, Familles Rurales est favorable à une accélération de la restitution mais ce qui interroge, c’est la pratique des avances en elles-mêmes. Elles ne sont pas toujours justifiées et pourtant pratiquées de manière automatique auprès de certains publics (étudiant...).

      Si ces mesures vont dans le sens d’une amélioration en faveur des consommateurs, force est de constater que des questions subsistent. Le secrétaire d’Etat Luc Chatel a annoncé la préparation d’un projet de loi consommation dans lequel figureraient ces propositions. Familles Rurales mettra à profit le temps de la concertation pour défendre les intérêts des consommateurs et en particulier, des familles vivant en milieu rural.

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