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Accueil de la petite enfance

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Des modes de garde adaptés aux besoins

Un lieu d'accueil pour la petite enfanceRéussir à mener de front son travail, l’éducation de ses enfants et les tâches quotidiennes n’est pas chose facile. Familles Rurales tente, à sa manière, de trouver des solutions pour aider les parents à mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Notamment en développant différents modes de garde, dont certains sont très innovants.

Ainsi, des structures sont régulièrement créées par les associations locales et les fédérations départementales. Au total, il existe aujourd’hui plus de 900 lieux d’accueil de la petite enfance, un peu partout en France. Leur présence conditionne souvent l’installation de nouvelles familles sur un territoire. Elle évite aussi que d’autres soient contraintes de le quitter. Car cela correspond à un véritable besoin.

La crèche : cet accueil collectif est une structure de garde à la journée et de façon régulière pour les enfants jusqu’à 3 ans. En zones rurales, les crèches dépassent rarement les 20 places. Mais Familles Rurales travaille sur un nouveau concept, la micro-crèche. Celle-ci est prévue pour 9 enfants tout au plus, encadrés par des assistantes maternelles agréées qui se regroupent en un même lieu pour les accueillir. Une solution adaptée au milieu rural.

La halte-garderie : c’est un accueil occasionnel, une formule qui permet aux parents d’enfants de moins de 6 ans de les déposer une demi-journée ou une journée par semaine par exemple, afin de se libérer du temps. Un moyen également pour les enfants d’échanger, de faire de nouvelles rencontres et de contribuer à leur éveil et à leur socialisation. La halte-garderie peut être itinérante et s’arrêter chaque jour de la semaine dans un village différent.

Le multi-accueil : c’est une structure «2 en 1». Elle associe un accueil régulier et un occasionnel (une crèche et une halte-garderie en un même lieu). La combinaison des deux modes de garde permet à un maximum de familles d’un même territoire de trouver une réponse à leur besoin.

Exemples d’actions :

Multi-accueil dans les Deux-Sèvres

A Nueil-les-Aubiers, les familles avaient des difficultés à trouver un mode de garde. C’est aujourd’hui de l’histoire ancienne, depuis que «Méli-Mélo» a vu le jour. Cette structure regroupe, au même endroit, l’accueil périscolaire, l’accueil de loisirs, un Relais Assistantes Maternelles et un multi-accueil. Ce dernier dispose de 14 places en crèche (accueil régulier) et de 6 places en halte-garderie (occasionnel). Un véritable «espace enfants» en somme, conçu pour les 0-12 ans.

Halte-garderie itinérante dans l’Aisne

L’une des trois haltes-garderies ambulantes du département, «Les Câlinous», est née dans le Pays de la Serre, qui compte plus de 40 communes. Ce véhicule aménagé contient tout le matériel nécessaire à l’accueil d’enfants. Il circule dans le territoire et fait escale dans cinq sites différents au cours de la semaine. Les deux professionnelles proposent alors aux bambins diverses activités : peinture, dessin, chansons, marionnettes...

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L’assistant(e) maternel(le)

L'assistante maternelleL’assistant(e) maternel(le) est une personne agréée par le service de Protection Maternelle et Infantile du Conseil général pour accueillir un ou des enfants à son domicile. L’agrément est délivré pour une période de 5 ans et pour un nombre d’enfants défini (3 maximum). Il s’obtient à la suite d’une procédure qui garantit que la personne est en capacité d’accueillir dans de bonnes conditions (matérielle, éducative et affective) le ou les enfants qui lui sont confiés. Au cours de ces dernières années les conditions d’exercice de ce métier ont évolué pour aboutir à la reconnaissance d’un véritable statut professionnel :

  • Le1er juillet 2004 une convention collective nationale a été signée, règlementant le travail des assistant(e)s maternel(le) employé(e)s par des particuliers. Elle définit les règles en matière de: rémunération, contrat de travail, durée d’accueil, congés payés etc...
  • Le 27 juin 2005 une loi promulguait un statut professionnel aux assistant(e)s maternel(le)s
  • Depuis 1er janvier 2007, tout(e) assistant(e) maternel(le) doit obligatoirement suivre une formation professionnelle de 120 heures.

Au quotidien, les assistant(e)s maternel(le)s ont pour mission de prodiguer des soins adaptés à l’âge et à l’état de santé de l’enfant, de mettre en place des activités d’éveil propices à son développement, d’élaborer des repas équilibrés et d’intégrer les attentes des parents aux modalités de prise en charge.

Le salaire net moyen mensuel perçu en 2006 par un(e) assistant(e) maternel(le) pour l’accueil d’un enfant à temps plein était compris entre 700 et 815 euros. Montant sur lequel, les parents peuvent en fonction de leurs ressources et de l’âge de l’enfant prétendre à une aide versée par la CAF.

Pour remédier à l’isolement des assistant(e)s maternel(le)s des Relais d’Assistant(e)s Maternel(le)s (RAM) ont été mis en place. Ils ont pour missions principales :

  • L’animation de temps de rencontre entre professionnels, parents et enfants
  • L’organisation de l’information, l’orientation et l’accès aux droits des parents, des professionnels et des candidat(e)s à l’agrément
  • La professionnalisation des assistant(e)s maternel(les)
  • L’observation des conditions locales d’accueils des jeunes enfants
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Lieu d’accueil enfants/parents

Un lieu d'accueil enfant/parentLe lieu d’accueil enfants/parents est un espace conçu pour recevoir les jeunes enfants (jusqu’à 6 ans) accompagnés de leurs parents. Il doit permettre aux adultes de se côtoyer, d’échanger, et aux enfants de se rencontrer pour jouer ensemble.

Ces lieux s’inscrivent dans la continuité des maisons vertes impulsées par Françoise Dolto dès 1979, dans l’objectif de conforter la relation parent/enfant. Le rôle de ces espaces s’est depuis élargi ils visent aujourd’hui à :

  • Valoriser les compétences éducatives des parents
  • Socialiser les enfants qui ne sont pas accueillis en structure collective, les ouvrir au lien social et favoriser leur autonomie
  • Rompre l’isolement social de certains parents
  • Prévenir les situations de négligence

L’accueil est essentiellement basé sur l’écoute, il n’a aucune visée thérapeutique et les parents doivent pouvoir bénéficier du service proposé en toute confidentialité et au gré de leurs besoins.

Quant aux enfants, ils doivent obligatoirement être accompagnés de l’adulte qui en a la responsabilité sur toute la durée du temps d’accueil.

Une participation financière symbolique peut être demandée aux parents.

Une reconnaissance institutionnelle

Depuis le 1er janvier 2002, les caisses d’Allocation Familiales reconnaissent la qualité du travail accomplis par les lieux d’accueil enfants/parents. Elles leur accordent une prestation, à la condition que chaque séance soit animée par des professionnels formés à l’écoute et régulièrement supervisés par un professionnel qualifié.

En résumé, ces lieux servent simultanément à l’acquisition d’autonomie des parents comme des enfants tout en renforçant les liens qui les unissent.

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Préparer l’accès à l’école maternelle

L'accès à l'école maternelleLes enfants et les parents ont besoin d’être accompagnés afin que l’entrée à l’école maternelle se passe dans de bonnes conditions. C’est tout l’objet des actions «passerelle», menées par Familles Rurales.

Elles sont destinées aux enfants de 2 à 3 ans non scolarisés (gardés par leurs parents ou en structure petite enfance). Le but : préparer la séparation et faciliter l’adaptation à l’école maternelle, pour une scolarisation tout en douceur.

Le plus souvent, cette phase de transition se déroule entre une structure petite enfance et une école située à proximité, dans un même village, dans un même canton.

Elle consiste, quelques mois avant la rentrée, à habituer l’enfant à se séparer des adultes et des camarades qu’il côtoie tous les jours, en l’invitant à participer à des activités partagées avec d’autres enfants et d’autres éducateurs, dans un autre cadre.

C’est le moyen pour eux de faire connaissance avec leur futur professeur qui les accueillera dans quelques temps, de visiter l’école et de prendre déjà quelques repères dans leur future classe. Cela permettra de limiter l’appréhension le jour de la rentrée et d’arriver plus serein dans cette nouvelle aventure.

Les parents sont ainsi soulagés car cet épisode demeure une épreuve sur le plan émotionnel. De leur côté, les enseignants reconnaissent les vertus de ces actions «passerelle» qui facilitent l’intégration et contribuent au bien-être des enfants.

Exemples d’actions :

Dans les Vosges

L’association locale de Liffol-le-Grand s’est lancée avec l’école primaire de la commune dans la mise en place de matinées «passerelles» destinées aux enfants non scolarisés. Le but étant d’amener progressivement l'enfant à être en capacité de mieux supporter les conditions de l’entrée à l’école maternelle. Une éducatrice de jeunes enfants a d’ailleurs été spécialement recrutée pour mener à bien ce projet.

Dans l’Eure-et-Loir

Une première visite à l’école maternelle est organisée pour les «grands» qui fréquentent les Points Rencontres Enfants, Parents, Assistantes Maternelles, et leur famille. Puis, un temps d’accueil à l’école d’une matinée est prévu uniquement pour les enfants, accompagnés d’une animatrice, mais sans les parents cette fois. Ces derniers se voient proposer en parallèle une rencontre sur le thème de la séparation à l’entrée à l’école.

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